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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 6 juillet 2015

Le Pape François arrive en Equateur


Cité du Vatican, 6 juillet 2015 (VIS). Parti de Rome hier à 9 h locales, l'avion papal a atterri à Quito (Equateur) à 15 h locales (22 h de Rome). Ainsi a débuté le neuvième voyage apostolique du Saint-Père. Dans les messages adressés aux chefs d'Etat des pays survolés, en dernier lieu sur le continent sud-américain le Venezuela et la Colombie, le Pape a tenu à faire ajouter ses voeux de réconciliation. Lors de la cérémonie d'accueil, le Président équatorien M.Rafael Correa, évoquant l'encyclique Laudato Si', a notamment rappelé que 20% du son pays est constitué de réserves et parcs naturels, mais aussi que sa population est composée de quatorze identités indigènes. Citant également la Doctrine sociale de l'Eglise il a conclu en disant que si les argentins sont fiers d'avoir un Pape argentin, et Dieu probablement brésilien, le paradis est sans nul doute équatorien!


Voici le discours du Pape François: "J'ai visité l'Equateur à diverses occasions pour des raisons pastorales. De même aujourd'hui, je viens comme témoin de la miséricorde de Dieu et de la foi en Jésus-Christ. La même foi qui durant des siècles a modelé l'identité de ce peuple et donné tant de bons fruits, parmi lesquels se démarquent des figures illustres comme sainte Marie-Anne de Jésus, le frère saint Miguel Febres, sainte Narcisse de Jésus ou la bienheureuse Mercedes de Jésus Molina, béatifiée à Guayaquil il y a trente ans par Jean-Paul II. Ils ont vécu la foi avec intensité et enthousiasme, et en pratiquant la miséricorde, ils ont contribué, dans divers domaines, à améliorer la société équatorienne de leur temps. Aujourd’hui, nous aussi nous pouvons trouver dans l'Evangile les clés qui nous permettent d'affronter les défis actuels, en mettant en valeur les différences, en promouvant le dialogue et la participation sans exclusions, pour que les réussites dans le progrès et dans le développement qu’on est en train d’obtenir se consolident et garantissent un meilleur avenir pour tous, en accordant une attention spéciale à nos frères les plus fragiles et aux minorités les plus vulnérables, qui sont la dette que toute l’Amérique latine a encore". Pour cela le peuple équatorien, qui s’est mis debout avec dignité, pourra toujours compter sur l'engagement et la collaboration de l'Eglise... En Equateur se trouve le point le plus haut "du continent, le Chimborazo, appelé l’endroit le plus proche du soleil, de la lune et des étoiles. Nous, les chrétiens, nous identifions Jésus-Christ au soleil, et la lune à l'Eglise, et la lune n’a pas sa propre lumière, et si la lune se cache du soleil, elle s’obscurcit. Le soleil, c’est Jésus-Christ et si l’Eglise s’en éloigne ou se cache de Jésus-Christ, elle s’obscurcit et ne rend pas témoignage. Que tous les jours nous devienne plus évidente à tous la proximité du soleil qui vient d’en haut, et que nous soyons le reflet de sa lumière, de son amour. D’ici je veux embrasser l'Equateur tout entier. Que du sommet du Chimborazo aux côtes du Pacifique, de la forêt amazonienne aux Galápagos, vous ne perdiez jamais la capacité de rendre grâce à Dieu pour ce qu'il a fait et fait pour vous, la capacité de protéger ce qui est petit et ce qui est simple, de prendre soin de vos enfants et de vos personnes âgées, qui constituent la mémoire de votre peuple, de faire confiance à la jeunesse, et de vous émerveiller de la noblesse de votre peuple et de la beauté singulière de votre pays... Que le Sacré Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, à qui l’Equateur a été consacré, répandent sur vous leur grâce et bénédiction!".

Le Pape s'adresse a u Renouveau dans l'Esprit


Cité du Vatican, 4 juillet 2015 (VIS). L'unité dans la diversité et l'œcuménisme de la prière, de la parole et du sang, étaient au cœur du discours improvisé du Pape François, hier après-midi, aux dizaines de milliers de membres du Renouveau dans l'Esprit venus à Rome à l'occasion de leur 38 rassemblement national (3 - 4 juillet: Chemins d'unité et de paix, voix en prière pour les martyrs d'aujourd'hui et pour un œcuménisme spirituel). La rencontre a commencé à 16 h Place St.Pierre en présence des Cardinaux Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens et Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne, ainsi que des patriarches orientaux orthodoxes et catholiques, des évêques anglicans et luthériens et des pasteurs pentecôtistes.

Dans son discours, le Pape a souligné qu'unité ne signifie pas uniformité. Il ne s'agit pas d'une unité sphérique où chaque point est “équidistant du centre et où il n'y a pas de différence entre un point et un autre. Le modèle est le polyèdre qui reflète la confluence de toutes les parties qui en lui gardent leur originalité et qui sont les charismes dans l'unité comme dans la diversité... La distinction est importante parce que nous parlons de l'œuvre de l'Esprit Saint, non de la nôtre. Unité dans la diversité d'expressions de la réalité, autant que l'Esprit Saint veut en susciter''. Le Saint-Père a souhaité évoquer un autre point important: ''ceux qui guident''. ''Il existe une grande tentation pour les leaders... -a-t-il souligné- qui est de se croire indispensables... qui glissent dans l'autoritarisme, le personnalisme et ne laissent pas vivre les communautés renouvelées dans l'Esprit. Cette tentation fait que la position de ceux qui se croient indispensables devient éternelle... Nous devons bien comprendre que le seul qui est irremplaçable dans l'Eglise c'est l'Esprit Saint, et que Jésus est le seul Seigneur. Il n'y en a pas d'autres... On doit déterminer un temps limité aux charges qui sont, en réalité, des services. Un service important des leaders laïques...est de faire grandir et mûrir spirituellement et pastoralement ceux qui prendront leur place à la fin de leur service. Il conviendrait que tous les services dans l'Eglise aient une échéance, il n'y a pas de leaders à vie dans l'Eglise''. Le Saint-Père leur a également demandé de s'engager à partager avec tous dans l'Eglise le baptême reçu. ''C'est le service le plus important que nous puissions rendre à chacun dans l'Eglise. Aider le peuple de Dieu dans sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ, qui nous transforme en hommes et femmes nouveaux, en petits groupes, humbles mais efficaces, parce que c'est l'Esprit qui travaille. Ne cherchez pas tant à faire de grands rassemblements qui souvent s'arrêtent là, qu'à créer des relations artisanales résultant du témoignage, en famille, au travail, dans la vie sociale, dans les paroisses, les groupes de prière, avec tout le monde!''.


Un autre signal fort de l'Esprit dans le Renouveau charismatique est la recherche de l'unité du Corps du Christ: Vous, les charismatiques, a affirmé le Saint-Père. "vous avez une grâce spéciale pour prier et travailler pour l'unité des chrétiens, pour que le courant de la grâce traverse toutes les Eglises chrétiennes. L'unité des chrétiens est l'œuvre de l'Esprit Saint et nous devons prier ensemble... Nous avons tous reçu le même baptême, nous suivons tous le chemin de Jésus... nous avons tous fait ces divisions dans l'histoire, pour beaucoup de raisons, mais ce n'est pas bon. Maintenant, il est temps que l'Esprit nous fasse prendre conscience que ces divisions...sont un contre-témoignage, et nous devons faire tout notre possible pour marcher ensemble, l'œcuménisme spirituel, l'œcuménisme de la prière, l'œcuménisme du travail, mais avec la charité, l'œcuménisme de la lecture de la Bible ensemble. Aller ensemble vers l'unité''. Il y a aussi une autre unité, l'unité du sang des martyrs qui aujourd'hui nous unissent, l'œcuménisme du sang. ''Nous savons que lorsque ceux qui haïssent Jésus Christ avant de tuer un chrétien ne lui demandent pas s'il est luthérien, orthodoxe, évangélique, baptiste ou méthodiste. Tu es chrétien! Et ils le décapitent... Il y a cinquante ans, le bienheureux Paul VI, lors de la canonisation des jeunes martyrs d'Ouganda, rappelait que ses compagnons catéchistes anglicans avaient versé leur sang pour la même raison. Ils étaient chrétiens, ils ont été martyrs. Excusez-moi et ne vous scandalisez pas, ce sont nos martyrs, parce qu'ils ont donné leur vie pour le Christ, et cela est l'œcuménisme du sang. Il faut prier en nous souvenant de nos martyrs communs''. Enfin, ''l'unité dans le travail pour les pauvres et les nécessiteux qui ont aussi besoin du baptême dans l'Esprit. Il serait beau d'organiser des séminaires de vie dans l'Esprit, avec d'autres réalités charismatiques chrétiennes, pour nos frères et sœurs qui vivent dans la rue. Eux aussi ont l'Esprit qui pousse au dedans d'eux, pour que quelqu'un leur ouvre grand la porte de l'extérieur''. Avant la bénédiction finale, le Pape a invité les personnes présentes à aller prêcher la bonne nouvelle de Jésus ''aux pauvres, aux marginaux, aux aveugles, aux malades, aux prisonniers, à tous les hommes et femmes. En chacun se trouve l'Esprit qui demande à être aidé pour ouvrir grand la porte pour le faire revivre. Que le Seigneur vous accompagne dans cette mission, toujours avec la Bible à la main, toujours avec l'Evangile dans la poche, avec la Parole du Christ''.

Doctorat honoris causa décerné à Benoît XVI


Cité du Vatican, 4 juillet 2015 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, Benoît XVI a reçu des mains du Cardinal Dziwisz un doctorat honoris causa décerné par l'Université pontificale Jean-Paul II de Cracovie et l'Académie musicale de la même ville. Répondant à l'Archevêque de Cracovie, qui est le Chancelier de cette université qu'il a créée en 2009, le Pape émérite s'est adressé à ses hôtes pour évoquer Jean-Paul II, "sans qui mon parcours spirituel et théologique ne serait même pas imaginable". Il nous a aussi montré "comment peuvent aller de concert la grande musique sacrée et la participation à la liturgie avec la joie solennelle et la simplicité d'une célébration de la foi qui soit humble... Dans la constitution conciliaire dur la liturgie il est clairement indiqué qu'il faut conserver et accroître avec grand soin le patrimoine que représente la musique sacrée. Et le texte de préciser le caractère fondamental de la participation active des fidèles à l'action liturgique. Malheureusement ce qui est clairement uni dans la constitution sur la liturgie s'est souvent traduit en tensions dramatiques. Certains secteurs influents du mouvement liturgique estimaient qu'à l'avenir les messes pour choeur et orchestre ne seraient plus exécutées qu'en concert, et non plus au sein de la liturgie où n'aurait pris place que le chant et la prière commune des fidèles. D'autre part, on enregistre un effarement devant l'appauvrissement culturel de l'Eglise que cela a naturellement entraîné. Alors, comment concilier les deux nécessités, comment mettre en application le Concile dans son intégralité?". Nombreux sont les simples fidèles à se poser la question, partagée par ceux qui disposent d'une formation théologique.


Et puis, s'est demandé Benoît XVI, qu'est donc la musique? D'où vient-elle, à quoi sert-elle? La première source de la musique est l'amour. "Lorsque les hommes furent touchés par l'amour s'ouvrit une nouvelle dimension de leur être, une nouvelle largeur de leur réalité de vie qui leur permit les nouvelles expressions que sont la poésie, le chant et le monde de la musique... La seconde origine de l'expression musicale est née de la tristesse, lorsque l'être est touché par la mort, la souffrance ou les angoisses de l'existence, ouvrant de nouvelles dimensions à une réalité qui ne peut plus trouver de réponse dans la seule parole. Enfin, il y a la rencontre avec le divin qui, dès le début, fait partie de ce qui définit l'humain... Ainsi prend place le totalement autre, d’absolument grand, qui suscitent en l'homme de nouveaux modes de s'exprimer... Comme pour l'amour et la mort, le mystère divin nous touche, et c'est cela, être touchés par Dieu, qui constitue globalement l'origine de la musique. Je trouve émouvant, dans les psaumes par exemple, que le chant ne suffit plus aux hommes, qui font appel à des instruments pour réveiller la musique cachée dans la création, pour libérer son mystérieux langage... Par ailleurs, on peut dire que la qualité de la musique dépend de la pureté et de la dimension de la rencontre avec le divin dans l'amour ou la peine. Plus pure et authentique est l'expérience, plus le sera aussi la musique qui en naîtra... Certes la musique occidentale dépasse de beaucoup le cadre religieux et ecclésial, même si sa source première réside dans la liturgie, dans la rencontre avec Dieu. Dans Bach , pour qui la gloire de Dieu représente la finalité de son art, ceci est l'évidence. Le message de la musique occidentale s'est développé dans cette rencontre avec Dieu, qui dans la liturgie se rend présent à nous en Jésus-Christ. Pour moi, cette musique est une démonstration de la vérité du christianisme. Là où se développe une telle réponse, la rencontre avec la vérité, avec le créateur du monde est advenue. La grande musique sacrée est pour cela une réalité de dimension théologique et de sens pour la foi chrétienne toute entière, même s¡il n'est pas nécessaire qu'elle soit partout et toujours exécutée. Ceci dit, elle ne saurait disparaître de la liturgie" où elle assure de manière très particulière "la participation à la célébration sacrée, au mystère de la foi. Si on pense aux liturgies célébrées par Jean-Paul II de par le monde, on constate combien il est possible d'exprimer la foi...et combien la grande tradition musicale de l'Occident n'est pas étrangère à la liturgie, mais qu'elle est née et a grandi en elle afin de l'exprimer" toujours mieux. "Si nous ignorons l'avenir de notre culture et de la musique sacrée, il est clair que là où se produit la rencontre réelle avec le Dieu vivant dans le Christ, là naît et grandit à nouveau cette réponse, une beauté qui vient de la vérité même".

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 4 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Joaquín Hermes Robledo Romero, Evêque de San Lorenzo (superficie 1.944, population 823.239, catholiques 813.000, prêtres 41, diacres 29, religieux 106), au Paraguay. Il était jusqu'ici Evêque de Carapeguá (Paraguay).


Mgr.Jean Laffitte, Prélat de l'Ordre souverain et militaire de Malte. Il demeure Secrétaire du Conseil pontifical pour la famille.

vendredi 3 juillet 2015

Le Cardinal Parolin parle des grands rendez-vous 2015


Cité du Vatican, 3 juillet 2015 (VIS). Hier après-midi à Rome, le Cardinal Secrétaire d'Etat est intervenu dans le cadre de la conférence organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et le réseau international d'ONG catholique pour le développement CIDSE. Le Cardinal Pietro Parolin a exposé l'importance de l'encyclique Laudato Si' pour l'Eglise et le monde, dans la perspective des grands rendez-vous internationaux de 2015: Comme on le sait, a-t-il dit, "la seconde moitié de l'année sera marquée par trois grandes conférences des Nations-Unies, la troisième Conférence internationale sur le financement du développement (Addis-Abeba, Ethiopie, du 13 au 16 juillet), le Sommet ONU pour l'adoption de l'Agenda Développement (New York, du 25 au 27 septembre) et de la vingt-et-unième session de la Conférence des participants à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (Paris, France, du 30 novembre au 11 décembre)... C'est pourquoi l'encyclique aura un certain impact sur ces événements, même si son contenu va bien au-delà de ces échéances immédiates.'' Puis le Secrétaire d'Etat a axé son intervention sur trois points pouvant aider à comprendre la Laudatio Si' au plan international, national et local, en rapport avec l'Eglise catholique, comme un appel à réorienter notre démarche et à promouvoir une culture de l'attention.

''Au niveau international on est de plus en plus conscients du fait que tout est intimement lié, et que l'environnement, le sol et le climat sont un patrimoine commun, dont les fruits devraient profiter à tous. Ils constituent une richesse commune et collective, au service du bien de tous et pour tous, un patrimoine de toute l'humanité dont chacun de nous a la responsabilité. Reconnaître cela conduit à conclure que nous avons besoin de développer une véritable éthique des relations internationales, capable de répondre aux diverses questions, y compris aux déséquilibres commerciaux comme à la dette extérieure ou écologique, dénoncées dans l'encyclique... Malheureusement, ce qui a empêché la communauté internationale d'assumer cette perspective peut être résumée dans les observations suivantes du Pape: Le manque d'honnêteté et de responsabilité, la faible conscience des propres limites. Nous vivons dans un contexte qui permet de renoncer au mythe d'un progrès matériel illimité et de trouver des formules pour guider et mesurer notre pouvoir sur l'environnement... Plus d'une fois le Saint-Père a souligné à quel point la base technologique et opérationnelle pour la promotion de progrès sont déjà disponibles ou à portée de main. Nous devons saisir cette grande opportunité, compte tenu de la capacité humaine de se corriger par l'innovation économique et technologique. L'humanité doit cultiver trois objectifs interdépendants: Contribuer à l'épanouissement de la dignité humaine, oeuvrer à éradiquer la pauvreté et contrer la dégradation de l'environnement''.


''Cependant, les forces agissant au niveau international ne suffisent pas. Elles ont besoin d'une approche nationale claire en conformité avec le principe de subsidiarité... Laudato Si' montre que nous pouvons faire beaucoup à cet égard". Le Cardinal a fourni quelques exemples, tels que les changements dans la consommation, le développement d'une économie des déchets et le recyclage, l'amélioration agricole des régions les plus pauvres par l'investissant dans les infrastructures rurales, une meilleure organisation du marché local ou national, les systèmes d'irrigation, le développement de techniques agricoles durables, la promotion d'une production en circuit court, le recyclage des déchets alimentaires et l'accélération de la transition énergétique. Malheureusement, a-t-il dit, "il y a trop d'intérêts, et trop facilement l'intérêt économique peut l'emporter sur le bien commun...y compris en manipulant l'information.'' Le dernier domaine abordé par le Secrétaire d'Etat concerne l'Eglise catholique qui entend suivre l'exemple de saint François. On lit dans les premières pages de l'encyclique, qu'il vivait avec simplicité en merveilleuse harmonie avec Dieu, les autres, la nature et lui-même. La préoccupation pour la nature va de pair avec le soucis de la justice envers les pauvres, l'engagement en faveur de la société et de la paix intérieure... Le Pape François a redit que l'Eglise n'a pas l'intention de définir le scientifique ou de remplacer les responsables politiques, même si elle soutient la nécessité de remettre en question le sens et le but de toute l'activité humaine. Nous savons maintenant très bien, et c'est l'appel lancé par l'encyclique, que nous devons réfléchir à quel monde laisser à qui viendra après nous... La réponse que le Pape donne à cette question est révélatrice: Lorsque nous nous interrogeons sur le monde que nous voulons, il s'agit de son avenir, de son sens et de ses valeurs... C'est pourquoi il ne suffit de dire s'inquiéter pour l'avenir des nouvelles générations. Il faut absolument prévenir car est en jeu notre propre dignité''.

Audiences


Cité du Vatican, 3 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier après-midi le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 3 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Dennis C.Villarojo, Auxiliaire de l'Archevêque de Cebu (Philippines). L'Evêque élu, né en 1967 à Cebu City (Philippines) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Directeur du personnel pastoral de la paroisse du Sacré Coeur de Cebu City et Secrétaire général du prochain Congrès eucharistique international. Docteur en philosophie, il a été secrétaire particulier du Cardinal Archevêque et Coordinateur diocésain de la pastorale.

L'Abbé Oscar L.Florencio, Auxiliaire de l'Archevêque de Cebu (Philippines). L'Evêque élu, né en 1966 à Capoocan (Philippines) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Recteur de l'école de théologie de Palau. Docteur en théologie, il a été directeur spirituel, enseignant puis recteur de séminaire, curé de paroisses et Vice Chancelier du diocèse de Palau.

M.Philippe Morard, Vice Commandant de la Garde Suisse Pontificale, avec le grade de lieutenant-colonel.


jeudi 2 juillet 2015

Un milliard de touristes, un milliard d'opportunités


Cité du Vatican, 2 juillet 2015 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations publie le Message pour la Journée mondiale du Tourisme (27 septembre), intitulé Un milliard de touristes, un milliard d’opportunités. Le seuil symbolique d’un milliard de touristiques ayant été atteint en 2012, la Journée mondiale du tourisme 2015 permet de "se pencher sur les opportunités et sur les défis soulevés par ces statistiques. C’est pourquoi nous faisons nôtre le thème proposé par l’Organisation mondiale du tourisme... Cette croissance lance un défi à tous les secteurs concernés par ce phénomène global, touristes, entreprises, gouvernements et communautés locales. Et, bien sûr, à l’Eglise aussi. Le milliard de touristes doit nécessairement être considéré surtout dans son milliard d’opportunités. Ce message est rendu public quelques jours après la présentation de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François, consacrée à la sauvegarde de la maison commune. C’est un texte que nous devons tenir en forte considération car elle offre d’importantes lignes directrices à suivre quant à l’attention accordée au monde du tourisme. Nous vivons une phase de mutation, où la façon de se déplacer change et, en conséquence, l’expérience du voyage aussi. Ceux qui partent vers des pays différents du leur le font avec le désir, plus ou moins conscient, de réveiller la partie plus intime d’eux-mêmes à travers la rencontre, le partage et la comparaison. Le touriste est toujours davantage à la recherche d’un contact direct avec ce qui est différent sous son aspect extraordinaire. Le concept classique de touriste s’est désormais affaibli au profit de celui de voyageur qui s’est renforcé, c’est à dire celui qui ne se limite pas à visiter un lieu mais qui, en quelque sorte, en devient partie intégrante. Le citoyen du monde est né. Non plus voir mais appartenir, non plus jouer aux curieux mais vivre, non plus analyser mais adhérer. Non sans le respect de tout cela et de ceux que l’on rencontre".

"Dans sa dernière encyclique, le Pape François nous invite à nous approcher de la nature avec le sens de l’ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, en parlant le langage de la fraternité et de la beauté de notre relation avec le monde. Telle est la juste approche à adopter à l’égard des lieux et des pays visités. Telle est la voie à suivre pour saisir un milliard d’opportunités et de les faire fructifier davantage encore. Les entreprises du secteur sont les premières à devoir s’engager dans la réalisation du bien commun. La responsabilité des entreprises est grande, dans le domaine touristique aussi, et, pour réussir à exploiter le milliard d’opportunités il est nécessaire qu’elles en soient conscientes. L’objectif final ne doit pas être tant le gain que l’offre proposée aux voyageurs de voies à parcourir pour atteindre le vécu dont il est en quête. Ceci, les entreprises doivent le faire dans le respect des personnes et de l’environnement. Il est important de ne pas perdre la conscience des visages. On ne peut pas réduire les touristes à une statistique ou à une source de revenus. Il faut mettre en œuvre des formes de business touristique étudiées avec et pour les individus, en investissant sur les personnes et sur la durabilité, afin d’obtenir aussi des opportunités d’emploi dans le respect de la maison commune. En même temps, les gouvernants doivent garantir le respect des lois et en créer de nouvelles capables de protéger la dignité des individus, des communautés et du territoire. Une attitude résolue est indispensable. Dans le domaine touristique aussi, les autorités civiles des différents pays doivent penser à des stratégies communes pour créer des réseaux socio-économiques globalisés en faveur des communautés locales et des voyageurs, afin d’exploiter positivement le milliard d’opportunités offertes par l’interaction. Dans cette optique, les communautés locales sont, elles aussi, appelées à ouvrir leurs frontières à l’accueil de ceux qui arrivent d’autres pays, poussés par la soif de connaissance. Une occasion unique pour l’enrichissement réciproque et la croissance commune. Accorder l’hospitalité permet de faire exploiter les potentialités environnementales, sociales et culturelles, de créer de nouveaux emplois, de développer son identité et de mettre en valeur le territoire. Un milliard d’opportunités pour le progrès, surtout pour les pays encore en voie de développement. Développer le tourisme, en particulier, sous ses formes les plus responsables, permet de s’orienter vers l’avenir en étant fort de sa propre spécificité, de son histoire et de sa culture. Engendrer des revenus et promouvoir son patrimoine spécifique permet de réveiller ce sens de la fierté et de l’estime de soi utile pour renforcer la dignité des communautés d’accueil, tout en demeurant attentif à ne pas trahir le territoire, les traditions et l’identité en faveur des touristes. C’est dans les communautés locales que l’on peut susciter une plus grande responsabilité, un fort sentiment communautaire, une capacité spéciale de protection et une créativité plus généreuse, un amour profond pour sa terre. Là aussi, on pense à ce qu’on laisse aux enfants et aux petits-enfants. Un milliard de touristes, s’il est bien accueilli, peut se transformer en une importante source de bien-être et de développement durable pour la planète tout entière. La mondialisation du tourisme conduit, en outre, à la naissance d’un sens civique individuel et collectif. Chaque voyageur, en adoptant un critère plus correct pour visiter le monde, devient partie active dans la protection de la Terre. L’effort de l’individu multiplié par un milliard devient une grande révolution".

"Le voyage renferme également un désir qui se concrétise dans l’immédiateté des rapports, dans le fait de s’ouvrir et de participer à la vie des communautés visitées. Il naît un besoin de s’éloigner du monde virtuel, tellement capable de créer des distances et des connaissances impersonnelles et de redécouvrir l’authenticité de la rencontre avec l’autre. Et l’économie du partage est en mesure de tisser un réseau à travers lequel se développent l’humanité et la fraternité, capables d’engendrer un échange équitable de biens et de services. Le tourisme représente aussi un milliard d’opportunités pour la mission évangélisatrice de l’Eglise. Il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur, déclarait le concile Vatican II. En premier lieu, il est important qu’elle accompagne les catholiques par des propositions de liturgie et de formation. Elle doit également éclairer ceux qui, dans l’expérience du voyage, ouvrent leur cœur et s’interrogent, en réalisant ainsi une véritable première annonce de l’Evangile. Il est indispensable que l’Eglise sorte et se fasse proche des voyageurs pour offrir une réponse adéquate et individuelle à leur recherche intérieure ; en ouvrant son cœur à l’autre, l’Eglise rend possible une rencontre plus authentique avec Dieu. A cette fin, il faudrait approfondir l’accueil de la part des communautés paroissiales et la formation religieuse du personnel touristique. La tâche de l’Eglise est également d’éduquer à vivre le temps libre. Le Saint-Père nous rappelle que la spiritualité chrétienne intègre la valeur du loisir et de la fête. L’être humain tend à réduire le repos contemplatif au domaine de l’improductif ou de l’inutile, en oubliant qu’ainsi il retire à l’œuvre qu’il réalise le plus important, c'est à dire son sens. Nous sommes appelés à inclure dans notre agir une dimension réceptive et gratuite, qui est différente d’une simple inactivité. En outre, nous ne devons pas oublier l'invitation du Pape à célébrer l’Année Sainte de la miséricorde. Nous devons nous interroger sur la façon dont la pastorale du tourisme et des pèlerinages peut être un milieu pour faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, qui pardonne et qui donne l’espérance. Le pèlerinage sera sans aucun doute le signe particulier de ce temps jubilaire".

"Fidèle à sa mission et partant de la conviction que nous évangélisons aussi quand nous cherchons à affronter les différents défis qui se présentent, l’Eglise collabore à faire du tourisme un moyen pour le développement des peuples, particulièrement de ceux qui sont les plus défavorisés, en mettant en œuvre des projets simples mais efficaces. L’Eglise et les institutions doivent cependant être toujours vigilants afin d’éviter qu’un milliard d’opportunité ne devienne un milliard de risques, en collaborant à la sauvegarde de la dignité personnelle, des droits des travailleurs, de l’identité culturelle, du respect de l’environnement, etc. Un milliard d’opportunités aussi pour l’environnement. Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu. Il existe entre le tourisme et l’environnement une étroite interdépendance. Le secteur touristique, profitant des richesses naturelles et culturelles, peut promouvoir leur conservation ou, paradoxalement, leur destruction. Dans ce rapport, l’encyclique Laudato Si’ se présente comme une bonne compagne de voyage. Tant de fois, nous faisons semblant de ne pas voir le problème. Ce comportement évasif nous permet de continuer à maintenir nos styles de vie, de production et de consommation. En agissant non pas en maître mais en administrateur responsable, chacun a ses propres obligations qui doivent se concrétiser en actions précises, qui vont d’une législation spécifique et coordonnée à de simples gestes quotidiens, en passant par des programmes éducatifs appropriés et par des projets touristiques durables et respectueux. Tout a son importance. Mais un changement au niveau des styles de vie et des comportements est nécessaire et, même certainement plus important. La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu. Le secteur touristique peut être une opportunité, et même constituer aussi un milliard d’opportunités pour construire des routes de paix. La rencontre, l’échange et le partage favorisent l’harmonie et la concorde. Un milliard d’occasions pour transformer le voyage en expérience existentielle. Un milliard de possibilités pour devenir les artisans d’un monde meilleur, conscients de la richesse que renferme la valise de chaque voyageur. Un milliard de touristes, un milliard d’opportunités pour devenir les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude".


Prier pour le peuple grec


Cité du Vatican, 2 juillet 2015 (VIS). Hier après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a déclaré que face à la préoccupante situation socio-économique de la Grèce, le Saint-Père entend exprimer sa solidarité envers le peuple grec. Il pense tout particulièrement aux si nombreuses familles éprouvées par les effets d'une crise lourde et complexe. La dignité de la personne doit rester au coeur de tout débat politique et technique, au premier plan de décisions responsables. Le Pape François, a conclu le P.Lombardi, invite donc tous les catholique prier pour le peuple grec. 

mercredi 1 juillet 2015

Pour les funérailles du Patriarche arménien de Cilicie


Cité du Vatican, 1 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à l'Administrateur de l’Eglise patriarcale de Cilicie des Arméniens: "C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la nouvelle du retour dans la maison du Père de notre bien-aimé frère dans le Christ, SB Nersès Bédros XIX Tarmouni. Je garde le souvenir de ma rencontre avec lui, accompagné des évêques du Synode et des fidèles de votre Eglise, à l’occasion de la commémoration des victimes du Metz Yegern et de la proclamation de saint Grégoire de Narek, Docteur de l’Eglise Universelle. Ces événements vécus près de la tombe de l’Apôtre Pierre ont comme accompli le long et fidèle parcours de votre chef et père qui permet de relever quelques aspects caractéristiques de sa personne. Le défunt était, avant tout, profondément enraciné sur le roc qu’est le Christ. Il retenait que le trésor le plus précieux que l’évêque est appelé à administrer est la foi provenant de la prédication apostolique. Votre Patriarche s’est dépensée sans compter pour sa diffusion, en particulier en favorisant la formation permanente du clergé pour que, même dans des contextes difficiles, les ministres de Dieu renouvellent leur adhésion au Christ, unique espérance et consolation de l’humanité. Il s’est également employé à ce que la juste commémoration des souffrances subies par le peuple arménien au cours de son histoire devienne une action de grâce à Dieu en considérant l’exemple des martyrs et des témoins et obtienne, en même temps de lui, le baume de la consolation et de la réconciliation, qui seul peut guérir les blessures les plus profondes des âmes et des peuples. Le Patriarche Nersès a pu se réjouir enfin, avec tout le peuple arménien, de l’élévation de saint Grégoire de Narek au titre lumineux de Docteur de l’Eglise, lui qui a souvent souhaité que le rayonnement spirituel de ce grand saint devienne un exemple pour les pasteurs et les fidèles, certain qu’en saint Grégoire de Narek chacun puisse connaître les merveilles que le Seigneur est capable d’accomplir dans le cœur qui s’ouvre à lui, dans la simplicité et l’abaissement du quotidien, devenant ainsi solidaire du drame de l’humanité par une intercession sans trêve. Invités à recueillir ce triple héritage que nous a laissé le Patriarche Nersès, nous implorons l’Esprit Saint de continuer à rénover le visage de l’Église Arménienne Catholique, grâce à l’engagement des pasteurs et des fidèles, et nous confions aussi au Père de toute miséricorde les fatigues liées aux limites et aux fragilités de la condition de pèlerin en chemin vers l’éternelle patrie".

Priorité aux personnes et à la planète


Cité du Vatican, 1 juillet 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège a eu lieu la présentation de la Conférence de haut niveau intitulée Priorité aux personnes et à la planète. Changer de route est impératif (Rome, 2 - 3 juillet), organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et le CIDSE (réseau international catholiques d'ONG pour le développement). Avec le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil, sont intervenus l'écrivain Naomi Klein, M.Ottmar Edenhofer, co-Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), et M.Bernd Nilles, Secrétaire Général de l'Alliance internationale des agences de développement catholiques (CIDSE).

Le Cardinal Turkson a d'abord souligné que le titre de la conférence met l'accent sur le changement climatique, ce qui indique clairement l'objectif poursuivi par la conférence: Les personnes et la planète, pas l'une au détriment des autres ou le contraire. "Dans l'encyclique Laudato Si' le Pape propose une écologie globale qui respecte la dimension humaine et sociale et la preuve que le changement climatique est l'un des principaux défis de l'humanité, notant en outre que le climat est un bien commun qui appartient à tous et est capital pour le monde entier. Mais les effets négatifs de l'impact du changement climatique frappe surtout les pauvres, ceux qui sont moins responsables et moins capables de s'y adapter. En général, le changement climatique est un problème mondial aux conséquences graves environnementales, sociales, économiques et politiques. Dans Laudato Si' , le Saint-Père regrette l'échec de la dernière sommets mondiaux sur l'environnement et lance un appel pour un accord international contraignant, c'est à dire n mesure d'arrêter le changement climatique. A cet égard, a noté le Cardinal, la Conférence de Paris en novembre et décembre sera cruciale pour l'identification de solutions fortes au problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable (2015 - 2030) sont également pertinents dans ce contexte d'accord sur divers aspects de l'encyclique. Par exemple, a souligné le Cardinal Turkson, le point 13 est consacré à l'impératif d'une action urgente afin de lutter contre le changement climatique. Les propositions comprennent la construction de villes et d'établissements humains sûrs et durables, la mise en place de modes durables de consommation et de production, la défense de la mer et l'utilisation durable des ressources marines..., la protection, la restauration et la promotion d'une utilisation durable des écosystèmes terrestres, la gestion durable des forêts, la lutte contre la désertification, la prévention de la dégradation des sols et de la perte de la biodiversité.''

''Ces objectifs coïncideront aux points importants de Laudato Si' à condition d'un engagement et d'une volonté de la communauté internationale tout entière lors de la 70 Assemblée générale de l'ONU de la mi septembre. Cependant le plus grand obstacle à l'impératif de changer de cap n'est pas économique, scientifique ou technologique. Il réside dans nos esprits et dans nos cœurs. Dans la même logique, il est difficile de prendre des décisions fortes pour renverser la tendance au réchauffement de la planète et...atteindre l'objectif d'éradication de la pauvreté... La dimension politique doit reprendre le contrôle de l'économie et de la finance. Il s'agit de décisions fondamentales pour les sociétés humaines. Tel est le chemin à suivre pour toute la famille humaine, de New York à Paris et au-delà.''

Puis Mme.Klein a dit que Laudato Si' n'est pas seulement un enseignement pour le monde catholique, mais que le texte s'adresse à toute personne vivant sur cette planète. Et je peux dire qu'en tant que féministe juive non pratiquante je suis surprise d'avoir été invité au Vatican... Dans un monde où le profit est constamment mis devant les gens et contre la planète, l'économie du climat a beaucoup à voir avec l'éthique et de la morale... Si nous sommes d'accord que la vie est mise en danger sur terre, nous avons à faire avec une crise morale, fac à laquelle il nous incombe d'agir moralement. Cela ne signifie pas mettre en jeu l'avenir grâce aux cycles expansion et de ralentissement du marché. Cela signifie que les politiques doivent réguler directement la quantité de charbon qui peut être extraite. Cela signifie des politiques qui nous conduisent à réaliser des énergies renouvelables à cent pour cent dans les deux ou trois décennies, et non la fin du siècle. Et cela signifie que l'allocation des ressources communes et partagées telles que l'atmosphère, sur la base de la justice et de l'équité". Donc, "un nouveau type de mouvement climatique doit émerger rapidement, fondé sur les vérités exprimées dans l'encyclique. Notre système économique actuel tout en alimentant la crise climatique nous empêche de prendre les actions nécessaires pour éviter. Est nécessaire un processus basé sur la connaissance si nous voulons éviter que le changement climatique échappe à notre contrôle. Il est besoin d'un changement de système. Et parce que notre système actuel est aussi le moteur de l'accroissement des inégalités, nous avons l'occasion en relevant le défi climatique de résoudre les multiples effets négatifs de la crise. En bref, nous pouvons inverser la route pour parvenir à un climat plus stable et en même temps à une économie plus juste... Cette perception croissante conduit à des alliances surprenantes et même improbables...Les peuples autochtones, les fidèles de divers confessions et les écologistes sont amenés à travailler ensemble plus que jamais. Certes, nous ne sommes pas d'accord sur tout....mais nous savons que les enjeux sont si élevés, le temps si court et si grande la tâche que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser ces différences nous diviser. Lorsque quatre cent mille personnes ont défilé pour la justice climatique à New York, le mot d'ordre était Pour tout changer, nous avons besoin de tout le monde... A la Conférence de Paris, ce sera tolérance zéro à l'échec des travaux, surtout si les responsables le transformaient en succès médiatique. Si l'accord sur des réductions immédiates d'émissions de gaz n'allait pas de pair avec un soutien réel et substantiel aux pays pauvres, ce serait un échec cuisant.''


''Ce que nous devons toujours nous rappeler, a conclu Mme.Naomi Klein, c'est qu'il n'est pas trop tard pour inverser le processus dangereux qui nous porterait à un réchauffement de quatre degrès. En fait, nous pourrions encore maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 degrés si nous considérons la priorité collective. Ce sera sans aucun doute aussi difficile que les rationnements...en temps de guerre. Il faut relancer des programmes ambitieux de réduction de la pauvreté et des infrastructures comme à la suite de la grande dépression... Cest difficile mais pas impossible. Pas question donc de renoncer à une tâche qui pourrait sauver d'innombrables vies et prévenir beaucoup de souffrances, simplement parce que c'est difficile et trop coûteux.''

Message pour le Dimanche de la mer


Cité du Vatican, 1 juillet 2015 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations publie ce jour le Message pour le Dimanche de la mer (12 juillet). En voici le texte: "Pour transporter les marchandises et les produits dans le monde entier, l'économie mondiale s'appuie en large mesure sur l'industrie maritime, soutenue par une force de travail de 1,2 millions de marins environ qui, sur les mers et les océans, pilotent des bateaux de tous genres et toutes dimensions et, souvent, affrontent les forces puissantes de la nature. Du fait que les ports sont construits loin des villes, et en raison de la rapidité du chargement et déchargement des marchandises, les équipages de ces bateaux sont souvent des personnes "invisibles". En tant qu'individus, et bien que ne reconnaissant pas l'importance et les avantages que la profession de marin apporte à notre vie, nous avons conscience de leur travail et de leurs sacrifices uniquement lorsque se produit quelque tragédie. Malgré le développement technologique qui rend la vie à bord plus confortable et facilite la communication avec les personnes qu'ils aiment, les marins sont contraints à passer de longs mois dans un espace restreint, loin de leurs familles. Des normes restrictives et injustes les empêchent souvent de descendre à terre lorsque le bateau est au port, et la menace permanente de la piraterie sur de nombreuses routes maritimes ajoute encore du stress pendant la navigation. Nous sommes toujours convaincus que la ratification et l'entrée en vigueur de la Convention du travail maritime (2006) dans un nombre croissant de pays, accompagnées de contrôles efficaces de la part des gouvernements individuellement, se traduiront par une amélioration concrète des conditions de travail à bord de tous les bateaux".

"La situation actuelle de guerre, violence et instabilité politique dans différents pays, a créé un phénomène nouveau qui conditionne le secteur des transports maritimes. Depuis l'année dernière, avec la Garde-côte et les forces navales d'Italie, de Malte et de l'Union européenne, les navires marchands qui transitent en Méditerranée sont activement engagés dans ce qui est devenu le sauvetage quotidien de milliers et milliers de migrants qui tentent d'atteindre les côtes italiennes principalement sur tous les types possibles d'embarcations surchargées et inappropriées à la navigation. Depuis des temps immémoriaux, les marins honorent le devoir de prêter assistance aux personnes se trouvant en difficulté en mer, dans m'importe quelles conditions. Cependant, comme d'autres organisations maritimes l'ont souligné, pour les navires marchands sauver les migrants en mer demeure un risque pour la santé, le bien-être et la sécurité des équipages eux-mêmes. Les bateaux de commerce sont projetés pour transporter des marchandises (containers, pétrole, gaz, etc...), tandis que les services de bord (logement, cuisine, toilettes, etc...) sont construits en fonction du nombre limité des membres de l'équipage. Aussi, ces navires ne sont pas équipés pour fournir une assistance à un nombre important de migrants. Les marins sont professionnellement qualifiés dans leur travail et formés pour gérer certaines situations d'urgence, mais le sauvetage de centaines d'hommes, femmes et enfants qui cherchent frénétiquement à monter à bord pour se mettre en sécurité est quelque chose pour laquelle aucun cours de formation dispensé dans les écoles maritimes les a préparés. De plus, l'effort mis en acte pour sauver le plus grand nombre possible de personnes, et parfois la vision de corps sans vie flottant dans la mer, représentent une expérience traumatisante qui laisse les membres des équipages épuisés et stressés au plan psychologique, au point d'avoir besoin d'un soutien psychologique et spirituel spécifique".


"En ce Dimanche de la mer, en tant qu'Eglise catholique nous voulons exprimer toute notre gratitude aux marins en général, pour leur contribution fondamentale au commerce international. Cette année plus particulièrement, nous avons à cœur de reconnaître l'immense effort humanitaire accompli par les équipages des navires marchands qui, sans aucune hésitation et parfois au risque de leur propre vie, ont fait tout ce qu'ils ont pu dans de nombreuses opérations de sauvetage, en sauvant la vie de milliers de migrants. Notre reconnaissance va aussi à tous les aumôniers et aux volontaires de l'apostolat de la mer, pour leur engagement au service des gens de la mer, pour une présence dans les ports qui est le signe de l'Eglise parmi eux...du visage compatissant et miséricordieux du Christ. Pour conclure, en appelant aux gouvernants européens et des pays d’origine des flux migratoires, ainsi qu’aux organisations internationales pour qu'ils collaborent dans la recherche d'une solution politique durable et définitive, qui mette fin à l'instabilité que connaissent ces pays, nous demandons aussi que davantage de ressources puissent être employées non seulement pour des missions de recherche et de secours, mais aussi pour prévenir la traite et l'exploitation de personnes fuyant des conditions de conflit et de pauvreté". 

Le terrorisme est l'antithèse des valeurs et de la paix


Cité du Vatican, 1 juillet 2015 (VIS). Hier à Genève l'Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies est intervenu devant la XXIX session des Droits de l'Homme, dans le cadre d'une table ronde sur les effets du terrorisme et le droit des gens au respect des libertés fondamentales: 'La délégation du Saint-Siège, a déclaré Mgr.Silvano M.Tomasi, "tient surtout dénoncer les actes terroristes commis au nom de la religion... Le terrorisme est un moyen politique pour influencer le comportement des pays et des sociétés, et atteindre des objectifs par la peur. Les actes de terrorisme entraînant la destruction des droits de l'homme, des libertés politiques et de la primauté du droit. Le terrorisme est l'antithèse des valeurs et des engagements communs qui sont la base de la coexistence pacifique nationale comme internationale. En fait, avec la prolifération du terrorisme et de l'impunité dont jouissent ses responsables...on assiste à une mondialisation de la terreur... Cette situation nécessite une volonté cohérente des principaux acteurs politiques pour traiter et résoudre le problème du terrorisme mondial et éliminer ses effets désastreux... Le Saint-Siège est profondément convaincu de ce que le terrorisme, en particulier les formes qui sont dérivés de l'extrémisme religieux, doivent être abordé de manière concertée entre toutes les parties intéressées, locales et régionales, ainsi qu'avec les grands acteurs internationaux, dont le rôle est essentiel dans la négociation et la recherche des solutions diplomatiques destinées à protéger les vies humaines et la stabilité des régions touchées. La réponse au terrorisme ne peut être seulement militaire. La participation politique de tous, des systèmes juridiques équitables et l'élimination de toutes les formes de soutien public et privé aux organisations terroristes sont les réponses mais aussi la prévention du terrorisme. Il est également important de se rappeler l'obligation que les états doivent adopter afin de protéger leurs ressortissants. Et, lorsque c'est impossible, leur devoir de collaborer avec d'autres autorités régionales afin de lutter contre les menaces posées par les groupes terroristes."

mardi 30 juin 2015

Juifs et chrétiens croient que Dieu s'est révélé dans sa Parole


Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS) . Le Pape François a reçu les participants au Congrès international organisé par le International Council of Christians and Jews, en cours à Rome autours du cinquantième anniversaire de Nostra Aetate. Il s'est félicité que cette année on ait choisi la ville dans laquelle sont enterrés les Apôtres Pierre et Paul, "qui sont pour les chrétiens les piliers de l'Eglise et où vit la plus ancienne communauté juive d'Europe occidentale: "Chrétiens et juifs vivent ensemble à Rome depuis près de deux mille ans, bien que leurs relations à travers l'histoire ont pas été privées de tensions... Le véritable dialogue fraternel s'est développé depuis Vatican II, après la promulgation de la Déclaration Nostra Aetate, qui représente le oui définitif aux racines juives du christianisme et un non irrévocable antisémitisme... Alors que nous célébrons le cinquantième anniversaire de Nostra Aetate, nous pouvont vérifier le fruit riche qui a été fait avec gratitude et un équilibre du dialogue entre catholiques et juifs. Nous pouvons donc exprimer notre gratitude à Dieu pour tout le bien qui a été réalisé en termes d'amitié et de compréhension mutuelle dans les cinquante dernières années, parce que l'Esprit Saint a accompagné nos efforts de dialogue... Les chrétiens, tous les chrétiens je le souligne ont des racines juives. Par conséquent, depuis sa création, le Conseil international des chrétiens et des juifs'' a salué les diverses confessions chrétiennes. Chacun d'eux, dans la forme de sa propre, vient au judaïsme, qui, à son tour, se caractérise par différents courants et sensibilités. Les diverses confessions chrétiennes trouvent leur unité dans le Christ, tandis que le judaïsme trouve son unité dans la Torah. Les chrétiens croient que Jésus-Christ est la Parole de Dieu faite chair dans le monde, tandis que la Parole de Dieu est pour les juifs est principalement présent dans la Torah. Les deux traditions religieuses sont basées en un seul Dieu, le Dieu de l'alliance, qui est révélé aux hommes par sa Parole. Dans la recherche d'une attitude juste envers Dieu, les chrétiens voient dans le Christ la source de la vie nouvelle,qui réside dans l'enseignement de la Torah pour les juifs. Ce type de réflexion théologique sur la relation entre le judaïsme et le christianisme commence avec Nostra Aetate et c'est sur cette base solide qui doit être développé le dialogue.''

Avis de la Préfecture de la Maison pontificale


Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS). Comme chaque année en juillet, les audiences générales et les autres audiences officielles sont supprimées, à l'exception de la rencontre avec le mouvement Renouveau dans l'Esprit du 3 juillet. De même pour la messe du matin à la Maison Ste.Marthe, qui sera de nouveau accessible aux groupes de fidèles début septembre. Bien entendu, l'angélus des dimanches et solennités est maintenu.


Vers 10 h, le Pape François s'est rendu auprès de Benoît XVI qui quitte le Vatican pour effectuer un séjour d'environ deux semaines à Castelgandolfo. Ils se sont entretenus une petite demi-heure.  

Intentions de prière pour juillet


Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour juillet est: "Pour que la responsabilité politique soit vécue à tous les niveaux comme une haute fonction de la charité".

Son intention missionnaire est: "Pour que, face aux inégalités sociales, les chrétiens d'Amérique latine puissent offrir un témoignage d'amour aux pauvres et contribuer à l'édification d'une société plus fraternelle".


Programme du voyage à Cuba et aux Etats-Unis


Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publié le programme du voyage apostolique que le Pape François effectuera à Cuba et aux Etats-Unis, ainsi que de sa visite à l'ONU, à l'occasion de sa participation à la VIII Rencontre mondiale des familles à Philadelphie du 19 au 28 septembre 2015.

Le Pape partira samedi 19 septembre à 10 h de Rome pour arriver à La Havane vers 16 h (heure locale) où aura lieu la cérémonie de bienvenue. Dimanche 20, il célèbrera la messe Plaza de la Revolución à La Havane, et l'après-midi il rencontrera le président cubain. Le soir il célèbrera les vêpres avec les prêtres, les religieux et religieuses, et les séminaristes, avant de saluer les jeunes au centre culturel.

Lundi 21 au matin, il se rendra à Holguín où il célébrera la messe Plaza de la Revolución, et bénira la ville. Il rejoindra ensuite Santiago en avion où il rencontrera les évêques au séminaire local. La journée se conclura avec une prière à la Vierge de la Charité en la basilique mineure du sanctuaire de la Vierge de la Charité du Cuivre.

La journée de mardi 22 commencera par une messe à la basilique mineure du sanctuaire, puis le Pape rencontrera les familles dans la cathédrale de Santiago. Après la bénédiction de la ville, il gagnera par avion les Etats-Unis arrivant à Washington.

Mercredi 23, aura lieu la cérémonie de bienvenue dans les jardins de la Maison Blanche où le Pape prononcera un discours avant de rencontrer le président des Etats-Unis. A 11 h, le Pape rencontrera les évêques américains en la cathédrale. L'après-midi, il célébrera une messe au sanctuaire national de l'Immaculée Conception pour la canonisation du bienheureux Frère Junípero Serra.

Jeudi 24, il se rendra au Congrès des Etats-Unis où il prononcera un discours, au terme duquel il rejoindra le centre caritatif de la paroisse St.Patrick pour rencontrer des sans-abri. En fin de journée, il reprendra l'avion pour se rendre à New-York où, à 18h45, il célèbrera les vêpres avec les prêtres, les religieux et religieuses en la cathédrale.

Vendredi 25, au matin, il prononcera un discours au siège des Nations Unies à New York, et à 11 h 30', participera à une rencontre interreligieuse au mémorial Ground Zero. Il visitera ensuite l'école ND Reine des Anges avant de rencontrer les familles d'immigrés à Harlem. La journée se terminera par une messe au Madison Square Garden.

Samedi 26, il se rendra en avion à Philadelphie où à 10h30, il célèbrera la messe avec les évêques, le clergé, les religieux et les religieuses de Pennsylvanie en la cathédrale des Sts.Pierre et Paul. L'après-midi, il participera à une rencontre pour la liberté religieuse avec la communauté hispanique et d'autres immigrés au centre commercial Indépendance de Philadelphie. Il assistera ensuite à la fête des familles et à la veillée de prière au B. Franklin Parkway.


Le dimanche 27 commencera par une rencontre avec les évêques invités à la Rencontre mondiale des familles au Séminaire St.Charles Borromée de Philadelphie, après quoi le Pape visitera les détenus du centre de détention Curran-Fromhold. Il célébrera ensuite la messe de clôture de la VIII Rencontre mondiale des familles au B.Franklin Parkway. Le soir, avant la cérémonie de départ, il saluera le comité organisateur, les bénévoles et les sponsors à l'aéroport international de Philadelphie d'où il décollera à 20 h à destination de Rome. L'avion devrait atterrir le lundi 28 vers 10 h heure de Rome.

Apprendre à prier priant, à annoncer la foi croyant, à témoigner témoignant


Cité du Vatican, 29 juin 2015 (VIS). Ce matin, en la Basilique vaticane, en la solennité des apôtres Pierre et Paul, le Pape François a célébré la messe au cours de laquelle il a béni les Pallium, qui désormais sont remis aux nouveaux archevêques métropolitains dans leurs diocèses par le Nonce apostolique. Ont concélébré 42 des 46 métropolitains nommés au cours de cette année. Comme de coutume, une délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople était également présente, conduite par le Métropolite de Pergame Ioannis. Dans son homélie, le Saint-Père a évoqué la première communauté chrétienne assiégée par la persécution:
Elle était durement persécutée par Hérode qui avait incarcéré certains membres de l’Eglise dont Pierre. Mais, le Saint-Père a déclaré d'emblée ne pas vouloir s’arrêter sur "les persécutions atroces, inhumaines et inexplicables, malheureusement encore aujourd’hui présentes dans de nombreuses parties du monde, souvent sous les yeux et le silence de tous. Je voudrais aujourd’hui saluer le courage des apôtres et de la première communauté chrétienne, le courage de continuer l’œuvre d’évangélisation, sans crainte de la mort et du martyre, dans le contexte social d’un empire païen. Leur vie chrétienne...est un fort rappel à la prière, à la foi et au témoignage, un rappel à la prière: Leur communauté était une Eglise en prière. Tandis que Pierre était en prison, l’Eglise priait Dieu pour lui avec insistance. Et si nous pensons à Rome, les catacombes n’étaient pas des lieux pour échapper aux persécutions mais elles étaient, avant tout, des lieux de prière, pour sanctifier le dimanche et pour élever, du sein de la terre, une adoration à Dieu qui n’oublie jamais ses enfants. La communauté de Pierre et de Paul nous enseigne qu’une Eglise en prière est une Eglise debout, solide, en chemin! En effet, un chrétien qui prie est un chrétien protégé, gardé et soutenu, mais surtout, il n’est pas seul".

"Pensons-nous aux nombreuses fois où le Seigneur a exaucé notre prière en nous envoyant un ange? Cet ange qui, à l’improviste, vient à notre rencontre pour nous tirer de situations difficiles? Pour nous arracher aux mains de la mort et du Malin, pour nous indiquer le mauvais chemin, pour rallumer en nous la flamme de l’espérance, pour nous donner une caresse, pour consoler notre cœur accablé, pour nous réveiller du sommeil existentiel, ou simplement pour nous dire: Tu n’es pas seul. Combien d’anges met-il sur notre chemin, mais nous, pris par la peur ou par l’incrédulité ou bien par l’euphorie nous les laissons à la porte... Aucune communauté chrétienne ne peut aller de l’avant sans le soutien d'une prière persévérante. La prière qui est la rencontre avec Dieu, avec Dieu qui ne déçoit jamais... Jésus se demandait si Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit. Dans la prière, le croyant exprime sa foi, sa confiance et Dieu exprime sa proximité, aussi à travers le don des anges, ses messagers. Un rappel à la foi figure dans la seconde lecture, où Paul écrit à Timothée: Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Evangile s’accomplisse jusqu’au bout… et j’ai été arraché à la gueule du lion. Le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. Dieu n’enlève pas ses enfants du monde ou du mal mais il leur donne la force pour les vaincre. Seul celui qui croit peut vraiment dire que le Seigneur est son berger, qu'il ne manque de rien".
"Combien de forces, au long de l’histoire, ont cherché et cherchent à anéantir l’Eglise, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais elles sont toutes anéanties et l’Eglise reste vivante et féconde. Elle reste inexplicablement solide pour que, comme dit Paul, elle puisse clamer la gloire de Dieu pour les siècles des siècles. Tout passe, seul Dieu reste. En effet, ils ont passé des royaumes, des peuples, des cultures, des nations, des idéologies, des puissances, mais l’Eglise, fondée sur le Christ, malgré beaucoup de tempêtes et nos nombreux péchés, reste fidèle au dépôt de la foi dans le service, parce que l’Eglise n’est pas l’Eglise des papes, des évêques, des prêtres et non plus des fidèles, elle est seule et seulement du Christ. Seul celui qui vit dans le Christ promeut et défend l’Eglise avec la sainteté de sa vie, à l’exemple de Pierre et de Paul. Les croyants dans le nom du Christ ont ressuscité les morts, ont guéri les infirmes, ont aimé leurs persécuteurs, démontré qu’il n’existe pas de force capable de vaincre celui qui détient la force de la foi!... Comme tous les apôtres du Christ qui durant leur vie terrestre ont fécondé l’Eglise de leur sang, Pierre et Paul ont bu au calice du Seigneur, et ils sont devenus les amis de Dieu". Evoquant ensuite une célèbre lettre à Timothée, dans laquelle il se dit déjà offert en sacrifice, prêt à la mort, le Saint-Père a cité Paul: J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de justice. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Une Eglise ou un chrétien sans témoignage est stérile, un mort qui pense être vivant, un arbre sec qui ne donne pas de fruit, un puits asséché qui ne donne pas d’eau. L’Eglise a vaincu le mal grâce au témoignage courageux, concret et humble de ses enfants. Elle a vaincu le mal grâce à la proclamation convaincue de Pierre: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, et à la promesse éternelle de Jésus".



Marie, Pierre et Paul, des compagnons de voyage dans notre recherche de Dieu


Cité du Vatican, 29 juin 2015 (VIS). A midi, après la messe avec les nouveaux archevêques métropolitains en la basilique vaticane, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre. "La solennité des saints Pierre et Paul est célébrée, comme vous le savez, par l'Eglise universelle, mais elle est vécue avec une joie toute particulière par l'Eglise de Rome, parce que c'est dans leur témoignage scellé par le sang que celle-ci a posé ses bases. Rome nourrit une affection et une reconnaissance particulière pour ces hommes de Dieu, venus d'une terre lointaine pour annoncer, au prix de leur vie, cet Evangile du Christ auquel ils s'étaient totalement consacrés. Le glorieux héritage de ces deux apôtres est un motif de fierté spirituelle pour Rome et, en même temps, un rappel à vivre les vertus chrétiennes, en particulier la foi et la charité: la foi en Jésus comme Messie et File de Dieu que Pierre a professé le premier et que Paul a annoncé aux gentils; et la charité que cette Eglise est appelée à servir dans un objectif universel. Dans la prière de l'angélus nous associons au souvenir des saints Pierre et Paul celui de Marie, image vivante de l'Eglise, épouse du Christ, que les deux apôtres ont fécondé par leur sang. Pierre connut personnellement Marie et par cette rencontre avec elle, en particulier au cours des jours qui précédèrent la Pentecôte, il put approfondir la connaissance du mystère du Christ. Paul, en annonçant l'accomplissement du destin salvifique dans la plénitude des temps, ne manqua pas de rappeler la femme dont le fils de Dieu était né en son temps. Dans l'évangélisation des deux apôtres ici à Rome, se trouvent aussi les racines de la dévotion profonde et séculaire des Romains à la Vierge Marie, invoquée spécialement comme Salus Populi Romani. Marie, Pierre et Paul sont nos compagnons de voyage dans notre recherche de Dieu. Ils sont nos guides sur le chemin de la foi et de la sainteté. Ils nous poussent vers Jésus pour faire tout ce que lui nous demande. Invoquons leur aide afin que notre cœur reste toujours ouvert aux suggestions de l'Esprit Saint et à la rencontre avec les frères". Le Pape a demandé à tous de prier spécialement pour Rome, pour son bien-être spirituel et matériel et pour que la grâce divine soutienne les Romains afin qu'ils vivent en plénitude la foi chrétienne. Après la prière mariale, il a rappelé que du 5 au 13 juillet, il effectuerait un voyage apostolique en Equateur, en Bolivie et au Paraguay et a de nouveau demandé aux fidèles de l'accompagner par leurs prières à la Vierge durant ce voyage.

La foi c'est toucher Jésus et recevoir de lui la grâce qui sauve


Cité du Vatican, 28 juin 2015 (VIS). La résurrection du Christ qui agit dans l'histoire comme principe de renouveau et d'espérance était au cœur de la réflexion du Pape au cours de l'angélus de ce dimanche, où il a commenté les deux récits évangéliques de la liturgie du jour, le retour à la vie de la fille d'un des chefs de la synagogue et la guérison de la femme hémorroïsse. Dans le premier récit, Jésus, appelé par le père de la fille morte lui dit: Ne crains pas; aie la foi" et lorsqu'il arrive à la maison du soldat, il ordonne à la jeune fille de se lever. Celle-ci se réveille et commence à marcher. "On voit ici le pouvoir absolu de Dieu sur la mort qui n'est pour lui qu'un somme dont on peut se réveiller". Dans le second récit, Jésus soigne une femme qui perd du sang depuis douze ans, une maladie qui, selon la culture de l'époque, la rendait impure et lui empêchait tout contact humain. "Elle était condamnée à une mort civile", a ajouté le Saint-Père. Mais cette femme anonyme, parmi la multitude qui suivait Jésus, se dit: Si je réussis à toucher ses vêtements, je serai sauvée. Et c'est ce qui se passe. Le besoin d'être libérée la pousse à oser et par sa foi elle arrache, pour ainsi dire, sa guérison au Seigneur. Qui croit, touche Jésus et reçoit de lui la grâce qui sauve. C'est cela la foi: toucher Jésus et recevoir de lui la grâce qui sauve. La vie spirituelle nous sauve, elle nous sauve de tant de problèmes. Ces deux épisodes, une guérison et une résurrection, ont un unique centre, la foi. Le message est clair et peut se résumer en une seule question: croyons-nous que Jésus peut nous guérir et nous réveiller de la mort? Tout l'Evangile est écrit à la lumière de cette foi: Jésus est ressuscité, il a vaincu la mort, et par cette victoire, nous aussi nous ressusciterons... La Résurrection agit dans l'histoire comme principe de renouveau et d'espérance. Qui est désespéré et épuisé, peut recommencer à vivre s'il se confie à Jésus et à son amour. Recommencer une nouvelle vie, changer de vie est une façon de renaître, de ressusciter. La foi est une force de vie, elle donne sa plénitude à notre humanité. Qui croit dans le Christ doit être reconnu, parce qu'il promeut la vie en toutes situations, pour faire expérimenter à tous, en particulier aux plus faibles, l'amour de Dieu qui libère et sauve". Demandons au Seigneur, par l'intercession de la Vierge Marie, le don d'une foi forte et courageuse, qui nous pousse à être des semeurs d'espérance et de vie parmi nos frères".


Télégrammes du Pape pour les attentats en France, en Tunisie et au Koweït


Cité du Vatican, 28 juin 2015 (VIS). Le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, a envoyé, au nom du Saint-Père trois télégrammes, pour manifester sa proximité aux aux personnes intéressées, suite aux attentats terroristes qui ont eu lieu le 26 juin à St.Quentin-Fallavier (France), à Sousse (Tunisie) et à Kuwait City (Koweït). Le Pape a écrit au nonce apostolique en France qu'il s'unissait par la prière à la douleur des proches des victimes de l'attentat à St.Quentin Fallavier ainsi qu'aux personnes blessées et à leurs familles, et une nouvelle fois "condamne la violence qui génère tant de souffrances". Le Pape demande à Dieu de faire don de la paix et bénit les familles éprouvées et tous les Français. Par le Nonce apostolique en Tunisie, le Pape s'associe par la prière aux familles endeuillées et à la tristesse des Tunisiens après l'attentat survenu à Sousse. Condamnant de nouveau la violence, il demande à Dieu, plein de miséricorde, de les accueillir dans sa lumière. Il bénit les familles éprouvées et les Tunisiens. Dans le troisième télégramme, le Pape fait part de sa tristesse pour les morts et les dommages causés dans l'attentat d'une mosquée à Kuwait City et offre ses prières pour les victimes et tous ceux qui les pleurent. Il déplore ces actes de barbarie et réaffirme sa proximité spirituelle aux familles, encourageant le peuple koweïtien à ne pas se résigner face au mal, et invoquant pour la nation tout entière la consolation et l'amour guérissant du Tout-puissant.



Institution d'un Secrétariat pour la communication


Cité du Vatican, 27 juin 2015 (VIS). Voici le Motu Proprio par lequel le Pape François a institué le Secrétariat pour la communication:

Le contexte actuel de la communication, caractérisé par la présence et le développement des médias numériques, des facteurs de convergence et d'interactivité, exige de modifier le système d'information du Saint-Siège et implique une réorganisation qui, valorisant ce qui dans l'histoire s'est développé à l'intérieur de la structure de la communication du siège apostolique, aille vers une intégration et une gestion unitaire.

Pour ces raisons, j'ai souhaité que toutes les réalités qui de diverses façons jusqu'à aujourd'hui se sont occupées de la communication, soient regroupées dans un nouveau dicastère de la Curie Romaine, qui sera appelé Secrétariat pour la communication. Ainsi, le système de communication du Saint-Siège répondra mieux aux exigences de la mission de l'Eglise.

C'est pourquoi, après avoir examiné des rapports et des études, et reçu récemment l'étude de faisabilité, entendu l'avis unanime du Conseil des cardinaux, j'institue le Secrétariat pour la Communication et établis ce qui suit:

Art. 1
Dans le dicastère, selon ce qui a été présenté par la Commission des médias du Vatican instituée le 30 avril 2015, seront intégrés dans les temps indiqués, les Organismes suivants: le Conseil pontifical pour les communications sociales, la Salle de Presse du Saint-Siège, le Service Internet du Vatican, Radio Vatican, le Centre de télévision du Vatican, L'Osservatore Romano, la Typographie vaticane, le Service photographique et la Librairie éditrice du Vatican.

Art. 2
Ces organismes, à compter de la date de publication du présent Motu Proprio, devront poursuivre leurs activités propres, s'en tenant toutefois aux indications données par le Secrétariat pour la Communication.

Art. 3
Le nouveau Dicastère, en accord avec la Secrétairerie d'Etat, gérera le site internet institutionnel du Saint-Siège: www.vatican.va et le service Twitter du Souverain Pontife: @pontifex

Art. 4
Le Secrétariat pour la communication entrera en fonction le 29 juin 2015, ayant comme siège provisoire le Palazzo Pio, Piazza Pia, 3, 00120 Città del Vaticano.

Je prescris que tout ce que j'ai décidé par cette Lettre apostolique en forme de Motu Proprio, soit observé dans toutes ses parties, nonobstant toute chose contraire, même digne d'être mentionnée, et j'établis qu'elle soit promulguée par une publication sur le quotidien L'Osservatore Romano et successivement dans les Acta Apostolicae Sedis.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 27 juin de l'année 2015, troisième de mon pontificat.

En vertu du Motu Proprio L'attuale contesto comunicativo (Le contexte actuel de la communication), instituant le Secrétariat pour la communication, le Saint-Père a nommé:

Préfet, Mgr.Dario Edoardo Viganò, Directeur du Centre de Télévision du Vatican.

Secrétaire, Mgr.Lucio Adrian Ruiz, Chef du Service Internet du Vatican.

Directeur Général: M.Paolo Nusiner, Directeur Général de Avvenire - Nuova Editoriale Italiana.


Vice Directeur Général: M.Giacomo Ghisani, Responsable des relations internationales et affaires légales de Radio Vatican, Membre du Conseil d'administration du CTV.

Visite de la délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople


Cité du Vatican, 27 juin 2015 (VIS). En la solennité des saints Pierre et Paul, patrons de l'Eglise de Rome, une délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople est venue au Vatican pour témoigner de la relation profonde qui unit ces deux Eglises, préfigurée par le lien unissant à ces saints patrons, les apôtres Pierre et André, "frères de sang dans la foi, unis dans le ministère apostolique et dans le martyre". Pour sa part, une délégation du Vatican se rend tous les ans à Istanbul (Turquie), le 30 novembre, jour de la saint André, comme l'a rappelé le Saint-Père, évoquant l'accueil chaleureux qu'il avait reçu à cette occasion l'année passée par le Patriarche Barthélémy, le clergé et les fidèles du Patriarcat œcuménique. "La prière œcuménique à la veille de la fête, et la Divine Liturgie dans l'Eglise patriarcale St.Georges nous ont offert la possibilité de louer ensemble le Seigneur et de lui demander que vienne le jour où la pleine communion visible entre orthodoxes et catholiques sera rétablie".


"La réalisation d'un tel objectif, vers lequel nous cheminons avec confiance, fait partie d'une de mes plus grandes préoccupations pour laquelle je ne cesse jamais de prier Dieu. Je souhaite donc qui puissent se multiplier les occasions de rencontre, d'échange et de collaboration entre fidèles catholiques et orthodoxes, de sorte qu'en approfondissant la connaissance et l'estime réciproque, on réussisse à dépasser tout préjugé et toute incompréhension, héritage de notre longue séparation, et à affronter dans la vérité mais avec un esprit fraternel, les difficultés qui subsistent encore". Le Pape François a ainsi réaffirmé son soutien au travail de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe, soulignant que les problèmes qui peuvent surgir au cours du dialogue théologique ne doivent pas conduire au découragement ou à la résignation. "L'examen attentif de l'articulation dans la vie de l'Eglise du principe de synodalité avec le service de celui qui préside offrira une contribution importante au progrès des relations entre nos Eglises". Le Pape a enfin assuré de ses prières et de celles de nombreux catholiques le prochain Synode pan-orthodoxe et a demandé à son tour de prier pour l'Assemblée ordinaire du Synode des évêques de l'Eglise catholique, consacré à la famille, qui aura lieu au Vatican en octobre, et pour lequel il espère pouvoir compter sur la participation d'un délégué fraternel du Patriarcat œcuménique.

Message vidéo à la veille du voyage pastoral en Amérique latine


Cité du Vatican, 27 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait diffuser hier en Equateur, Bolivie et Paraguay un message vidéo en prélude à sa visite apostolique du 5 au 12 juillet: "A la veille de ma venue je veux dire à tous ma proximité et ma sympathie, ma joie de pouvoir partager vos préoccupations et de vous exprimer mon affection. J'entends être un témoin de la joie évangélique et de la tendresse du Père envers ses enfants les plus besogneux et les plus âgés, malades et détenus, pauvres et victimes de la culture du rebut... Son amour miséricordieux doit nous permettre de reconnaître Jésus dans chacun de nos prochains...d'être le bon Samaritain qui ne passe pas à côté de l'autre... La foi que partagent vos trois pays est source d'une fraternité et d'une solidarité qui construit les peuples, en fait une famille de famille, favorise la concorde et l'engagement pour la paix... Dans l'attente de vous rencontrer, je vous encourage à persévérer dans la foi, l'amour et la charité, à rester attachés à l'espérance qui ne déçoit jamais. Unissez vous à ma prière afin que l'annonce évangélique atteigne les périphéries les plus éloignées et y apporte les valeurs du Royaume qui sont le levain de la terre... Puisse Marie, Reine de l'Amérique vous guider et le Seigneur vous bénir. Et, s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi".

Envoyé spécial à Prague


Cité du Vatican, 27 juin 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 9 avril dernier par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Miroslav Vlk son Envoyé spécial au 600 anniversaire de la mort de Jan Hus (Prague, République tchèque, 5 - 6 juillet). Il sera accompagné de l'Abbé Michael Nimeèek, Viciaire du diocèse, et l'Abbé Miroslaw Simaèek, chanoine de la cathédrale de Litomerice.

L'Eglise catholique en Equateur, Bolivie et Paraguay


Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS). Comme annoncé, le Pape effectuera du 5 au 13 juillet un voyage apostolique en Equateur, Bolivie et Paraguay. Voici les statistiques relatives à la présence de l'Eglise catholique dans ces pays:

L'Equateur a une superficie de 283.561 km2 pour 15.775.000 habitants dont 13.780.000 catholiques (87,4%). L'Eglise dispose de 25 circonscriptions ecclésiastiques, 1.250 paroisses et 4.369 centres pastoraux, avec 52 évêques, 2.198 prêtres, 973 séminaristes, 5.261 religieux et religieuses et 49.489 catéchistes. L'Eglise anime 1.469 structures d'enseignement de tous niveaux et 173 hôpitaux et dispensaires, 56 maisons de retraite et 167 orphelinats ou garderies, 32 centres de consultation familiale et 626 autres structures sociales.

La Bolivie a une superficie de 1.098.581 km2 pour 11.280.000 habitants dont 9.301.000 catholiques (82,5%). L'Eglise dispose de 18 circonscriptions ecclésiastiques, 600 paroisses et 210 centres pastoraux, avec 38 évêques, 1.208 prêtres, 599 séminaristes, 2.869 religieux et religieuses et 17.768 catéchistes. L'Eglise anime 1.791 structures d'enseignement de tous niveaux et 183 hôpitaux et dispensaires, 48 maisons de retraite et 186 orphelinats ou garderies, 49 centres de consultation familiale et 293 autres structures sociales.

Le Paraguay a une superficie de 406.752 km2 pour 6.783.000 habitants dont 6.318.000 catholiques (93,2%). L'Eglise dispose de 15 circonscriptions ecclésiastiques, 372 paroisses et 1.451 centres pastoraux, avec 23 évêques, 804 prêtres, 684 séminaristes, 1.680 religieux et religieuses et 53.738 catéchistes. L'Eglise anime 684 structures d'enseignement de tous niveaux et 38 hôpitaux et dispensaires, 14 maisons de retraite et 26 orphelinats ou garderies,56 centres de consultation familiale et 46 autres structures sociales.



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