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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 22 octobre 2014

L'Eglise, corps du Christ


Cité du Vatican, 22 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a développé sa catéchèse autour du concept d'Eglise, corps du Christ. Elle est, a-t-il dit, "le chef d'oeuvre de l'Esprit, qui infuse en chacun la vie nouvelle du Ressuscité et nous met l'un au service de l'autre au point de constituer un corps unique dans la communion et l'amour. Mais l'Eglise, qui n'est pas seulement un corps édifié par l'Esprit, est aussi le corps du Christ! Et il ne s'agit pas seulement d'un formule. C'est le grand don reçu au baptême". Rappelant que le Christ aime son Eglise, le Saint-Père a suggérer de nous interroger plus souvent sur ce que nous sommes et de réfléchir à ce que le Seigneur a fait pour nous. "Tant son corps, personne ne peut nous détacher de lui, de son amour, tel un époux envers son épouse". Certes, "nous connaissons souvent la division, l'envie, l'incompréhension et la marginalisation". Face à ces risques de fracture de l'Eglise, il convient de suivre les conseils que Paul donnait aux corinthiens: "Ne pas être jaloux mais apprécier dans la communauté les qualités d'autrui, être proches de nos frères souffrants, des petits et des plus besogneux, avoir de la gratitude envers tous et tout particulièrement envers les personnes les plus humbles, celles qui oeuvrent en silence, ne reconnaître personne comme étant supérieur à tous, reconnaître par contre que chacun est membre au côté des autres et oeuvre au bien commun".


Après la catéchèse, saluant les divers groupes, le Pape François a tenu à encourager les employés de la compagnie aérienne sarde Meridiana, soutenus par leur diocèse de Tempio - Ampurias, qui se retrouvent sans emploi: "J'espère de tout coeur qu'on trouve une solution juste à la question, c'est à dire qui prenne avant tout en compte la dignité des personnes et les besoins incontournables de toutes ces familles. Je lance un appel aux responsables. S'il vous plaît, pas de famille sans travail !". 

mardi 21 octobre 2014

Le Pape se rendra en Turquie


Ci du Vatican,21 octobre 2014 (VIS). A l'invitation du gouvernement, du Patriarche Barthélémy et des Evêques catholiques, le Pape effectuera un voyage en Turquie du 28 au 30 novembre. Après son arrivée à l'aéroport d'Ankara, il se rendra au mausolée d’Atatürk puis au palais présidentiel, où il rencontrera le chef de l'état. Il prononcera un discours devant les corps constitués, après quoi il s'entretiendra avec le chef du gouvernement turc. Puis il rendra visite au chef du département des affaires religieuses.

Le lendemain, samedi 29, il gagnera par avion Istanbul, où il visitera Ste.Sophie et la Mosquée bleue avant de célébrer la messe en la cathédrale catholique de la ville. Il participera l'après-midi au Phanar à une prière oecuménique, à la suite de quoi il s'entretiendra en privé avec le Patriarche oecuménique de Constantinople. Le dimanche, après sa messe privée à la Délégation apostolique, il retournera au patriarcat pour signer une déclaration commune avec SS Barthélémy. Après le déjeuner en compagnie de son hôte, le Pape François se rendra à l'aéroport pour regagner Rome en fin d'après-midi.


Défendre l'état de droit


Ci du Vatican, 21 octobre 2014 (VIS). Le 13 octobre dernier à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège s'est exprimé devant le VI Comité de l'Assemblée des Nations-Unies, pour défendre un état de droit fondé sur le principe de la justice. Malgré les apparences, a dit Mgr.Bernardito Aúza, "l'état de droit n'a rien d'universel. Des désaccords subsistent même sur son interprétation, et le Saint-Siège a soutenu une définition qui englobe au plan moral la dignité inaliénable de la personne, supérieure à toute loi ou consensus social, qui s'exprime dans les expressions de la justice fondamentale que sont le principe de légalité, la présomption d'innocence et le droit au juste procès. De même, pour ce qui est du rapport entre les états et l'état de droit, il implique un total respect des droits de l'homme, l'équivalence des droits nationaux, l'application du droit et des traités internationaux, et de leurs sources... Pour ces raisons, ma délégation voudrait qu'on manifeste une plus grande attention à la personne et à la société correspondante car, au-delà de l'appareil légal, des structures policières et judiciaires, l'état de droit ne peut exister sans la confiance du corps social, sans solidarité et responsabilité, sans les règles du bon gouvernement et de la morale. La famille, les communautés religieuses et la société civile jouent un rôle indispensable dans la construction d'un consensus autour de l'état de droit". La Charte des Nations-Unies est fondamentale pour l'application de l'état de droit, ainsi que les mandats qu'elle implique. Or, "dans leur exercice, il faut insister sur l'engagement des états à remplir leurs obligations dans le respect universel des droits de l'homme, des libertés élémentaires de la personne et de sa protection. Si l'état de droit international veut refléter la justice, les moyens de défense de la personne doivent être exactement appliqués par les états en cohérence avec la Charte. En matière de recours à la protection, je pense tout particulièrement aux minorités ethniques et religieuses qui, au proche et moyen Orient comme ailleurs, attendent des mesures urgentes... Le devoir de protection est un droit à l'égalité de tous devant la loi, sur la base de la dignité de la personne. Le Saint-Siège rappelle que tout état a le devoir de protéger sa population des violations des droits et des conséquences des crises humanitaires. S'ils font défaut, la communauté internationale doit utiliser tous moyens qu'offrent la Charte et les différents instruments internationaux. Dans le respect des principes de l'ordre international, les institutions internationales doivent agir, sans que l'on puisse interpréter leur action comme une imposition injustifiée ou une limitation de la souveraineté nationale". La nouvelle phase du terrorisme international "doit être l'occasion d'un approfondissement du cadre juridique international dans lequel la responsabilité communautaire doit protéger multilatéralement les personnes de toute forme d'agression".      

lundi 20 octobre 2014

Les chrétiens Orient, au cœur du consistoire


Ci du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape a présidé le consistoire ordinaire public pour la canonisation du bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des Sœurs expiatrices de Jésus Sacrement. L'ouverture du Consistoire a été consacrée au proche et moyen Orient et, en particulier, à la situation des chrétiens. Le Pape a remercié de leur présence les frères venus de cette région avant de leur adresser quelques mots: "Nous partageons le désir de paix et de stabilité régionale et la volonté de favoriser la résolution des conflits à travers le dialogue, la réconciliation et l'engagement politique. En même temps, nous voudrions apporter la plus grande aide possible à la communauté chrétienne pour soutenir leur présence dans la région... Nous ne pouvons nous résigner à penser à l'Orient sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y confessent le nom de Jésus". Puis il a souligné combien les évènements récents, surtout en Irak et en Syrie, sont préoccupants. "Nous assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions inimaginables. Nombre de nos frères sont persécutés et ont dû quitter leur maison de manière brutale. Il semble que l'on ait perdu la conscience de la valeur de la vie humaine, que la personne ne compte pas et que l'on puisse la sacrifier pour d'autres intérêts. Tout cela, malheureusement, dans l'indifférence de beaucoup. Cette situation injuste exige, en plus de notre prière constante, une réponse adéquate, également de la part de la communauté internationale. Je suis certain qu'avec l'aide du Seigneur, des réflexions et suggestions valables sortiront de la rencontre d'aujourd'hui pour aider nos frères qui souffrent et pour trouver une issue au drame de la réduction de la présence chrétienne sur la terre où est né et de laquelle s'est diffusé le christianisme".


Synthèse du Consistoire


Ci du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Après le discours du Saint-Père et le rapport du Secrétaire d'Etat sur la rencontre des nonces et des représentants diplomatiques au proche et moyen Orient (Vatican, 2-4 octobre), les Cardinaux et les Patriarches ont pris la parole: Les Patriarches ont notamment décrit les situations et les problèmes des Eglises particulières en Irak, Syrie, Egypte, Jordanie, Liban, Israël et Palestine. Les interventions ont insisté sur l'exigence de la paix et de la réconciliation, la défense de la liberté religieuse, le soutien aux communautés locales, l'importance de l'éducation pour de nouvelles générations capables de dialoguer, le rôle de la communauté internationale.

On a souligné que la région a un besoin urgent de redéfinir son avenir. Il est important que Jérusalem soit reconnue comme capitale de la foi pour les trois grandes religions monothéistes, comme nécessaire de trouver une solution aux conflits israélo-palestiniens et syrien. Face aux violences perpétrées par l'EI, il a été rappelé que l'on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Il a été dit que la liberté de conscience, qui inclut la liberté de religion, est un droit fondamental, inné et universel, une valeur pour toute l'humanité. La reconnaissance pour les chrétiens des droits civils accordés aux autres citoyens a été réclamée, surtout dans les pays où la religion n'est pas séparée de l'Etat.

A propos du soutien aux communautés locales, on a rappelé qu'un Orient sans chrétiens serait une perte grave pour le monde, car elles ont un rôle fondamental dans l'équilibre de la région et dans l'éducation. Il convient donc d'encourager les chrétiens à ne pas quitter leurs pays et à persévérer dans leur contribution au bien-être de leurs sociétés. Une réflexion a été développée sur la migration des chrétiens, qui doivent pouvoir être accueillis dans les pays d'émigration et par les Eglises locales. Celles-ci doivent donc se doter de structures pastorales adéquates en fonction des divers rites. On doit poursuivre en parallèle la fourniture de l'aide humanitaire dans cette partie du monde afin d'aider les chrétiens restants à ne pas émigrer. Les autres Eglises doivent également organiser en leur faveur des manifestations de solidarité, comme des pèlerinages.


Dans nombre de pays de la région, les manuels scolaires présentent sous un jour négatif les religions différentes de celle de l'Etat. Les institutions publiques locales sont invitées à se pencher sur la question, et à recourir plutôt au dialogue inter-religieux sur leur base commune qu'est la raison, mais aussi à une forte coopération œcuménique qui permette à toutes les confessions chrétiennes de parler d'une même voix. Il est demandé à la communauté internationale de garantir aux réfugiés chrétiens la possibilité de regagner dès que possible leurs foyers et d'instituer des zones de sécurité, notamment dans la plaine de Ninive. Il faut tout faire pour que toutes les personnes séquestrées soient libérées, et un appel est lancé pour qu'on ne les oublie pas.

Béatification de Paul VI


Cité du Vatican,19 octobre 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père a présidé la messe de clôture du Synode des évêques, au cours de laquelle il a procédé à la béatification de Paul VI. Voici l'homélie prononcée par le Pape François:

"Nous venons d’entendre une des phrases les plus célèbres de tout l’Evangile: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. A la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond par cette phrase ironique et géniale. C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours. Jésus insiste sûrement sur la seconde partie de la phrase: Et rendez à Dieu ce qui est à Dieu, ce qui signifie reconnaître et professer face à tout pouvoir que seul Dieu est le Seigneur de l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu. Lui n’a pas peur de la nouveauté. C’est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous rend nouveaux, continuellement. Un chrétien qui vit l’Evangile est la nouveauté de Dieu dans l’Eglise et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette nouveauté. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, signifie s’ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix. Là réside notre force, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi. C’est rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis".

Nous avons constaté ces jours-ci que synode signifie marcher ensemble. "En effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Eglises particulières pour aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de l’Evangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit qui guide et renouvelle sans cesse l’Eglise appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour beaucoup de gens sans espérance. Pour le don de ce synode et pour l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul: A tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Et que l’Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Eglises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode ordinaire d’octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé.

En ce jour de sa béatification me reviennent à l’esprit les paroles de Paul VI lors de l'institution du Synode des évêques: En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d’adapter les orientations et les méthodes aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société. A l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante, merci! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul, merci pour son témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Eglise! Dans son journal intime, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des assises conciliaires, a noté: Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Eglise de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Eglise, et qu’il soit clair que c’est le Seigneur, et non un autre, qui la guide et qui la sauve. Dans cette humilité resplendit la grandeur du bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante, parfois dans la solitude, le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur. Paul VI a vraiment su rendre à Dieu ce qui est à Dieu en consacrant sa vie entière à l’engagement sacré de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ, en aimant l’Eglise et en la guidant pour qu’elle soit en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut".

Paul VI, infatigable soutien de la Missio ad Gentes


Ci du Vatican, 19 octobre 2014 (VIS). Au terme de la messe de clôture du Synode et avant la prière de l'angélus, le Pape a salué les groupes de pèlerins et, en particulier, les fidèles des diocèses italiens de Brescia, Milan et Rome, liés à la vie et au ministère de Paul VI: "Paul VI a été un infatigable soutien de la Missio ad Gentes. En témoigne surtout son exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi par laquelle il a voulu réveiller l'élan et l'engagement pour la mission de l'Eglise. Cette exhortation est encore actuelle... Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul VI, aujourd'hui où l'on célèbre la Journée missionnaire mondiale. Avant d'invoquer tous ensemble la Vierge, j'aimerais souligner la profonde dévotion mariale du bienheureux Paul VI que le peuple chrétien ne cesse de remercier pour son exhortation apostolique Marialis Cultus, et pour avoir proclamé Marie Mère de l'Eglise à l'occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican II. Que Marie Reine des saints et Mère de l'Eglise, nous aide à réaliser fidèlement dans notre vie la volonté du Seigneur, comme l'a fait le nouveau bienheureux".

Relatio Synodi et votes conclusifs


Ci du Vatican, 19 octobre 2014 (VIS). La III Assemblée extraordinaire du Synode des évêques s'est achevée par la Relatio Synodi, dont les soixante deux points ont été votés par les pères. Le Pape a autorisé la publication immédiate de ce texte, qui servira de document de travail pour les conférences épiscopales en vue de l'assemblée 2015. Dans le bulletin de la Salle de Presse est proposé la version officielle en italien, avec les résultats des votes. Accès au


http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/10/18/0770/03044.html 

Discours conclusif du Pape François


Ci du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). En conclusion du Synode extraordinaire consacré à la famille, sans rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de débats, le Saint-Père a tiré un bilan de cette expérience synodale, vécue dans une liberté de parole qualifiée d'inédite. Voici un résumé de ce qu'il a dit à l'assemblée: C'est dans un esprit de collégialité que nous avons vécu cette expérience solidaire. Comme dans chaque cheminement, il y a eu des moments de course, quasiment à vouloir arriver au but le plus vite possible, et des moments de fatigue, d'autres d’enthousiasme et d’ardeur. Il y a eu des moments de réconfort à l'écoute de pasteurs qui portent les joies et les peines de leurs fidèles. Il y a eu aussi des moments de grâce en écoutant les témoignages de couples qui ont participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté de leur vie conjugale. Les moments de tensions et de tentations n'ont pas manqué. Le Pape a alors énoncé le tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux. Il y a d'abord la tentation du raidissement hostile, c’est à dire de vouloir s’enfermer dans la lettre et dans la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre. Du temps de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, et aujourd'hui de ceux qu’on appelle traditionalistes ou intellectualistes. La deuxième tentation est celle d’un angélisme destructeur qui, au nom d’une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux. La troisième est de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux, de transformer le pain en pierre et la jeter contre les pécheurs, les faibles et les malades. Puis il y a la tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu. La cinquième tentation est de négliger le Depositum Fidei en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, d’autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Il s'agit de byzantinismes. Le Pape François a cependant noté que ces tentations et ces contradictions étaient naturelles. Elles ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu’aucun disciple n’est plus grand que son maître. Si Jésus a été tenté, ses disciples ne doivent pas s’attendre à un traitement meilleur. Personnellement j’aurai été préoccupé s’il n’y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ces mouvements de l’esprit, comme les appelait Ignace de Loyola. Au lieu de cela, j’ai vu et j’ai écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage, et de Parresia, sans jamais mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement matrimonial, son indissolubilité, son unité, la fidélité et la procréation, l’ouverture à la vie. Ainsi le Pape a-t-il considéré que cette expérience synodale représentait une véritable expérience d'Eglise. Une, sainte, catholique et apostolique, l'Eglise et composée des pécheurs, qui ont besoin de la miséricorde divine. Ceci est l’Eglise, l'épouse du Christ qui cherche à être fidèle à son époux et à sa doctrine. C’est l’Eglise qui n’a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains, l’Eglise aux portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits. Puis il a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales. Tant de commentateurs ont imaginé voir une Eglise en conflit, doutant même de l’action de l'Esprit, vrai promoteur et garant de l’unité et de l’harmonie. Tout au long de l’histoire, il a mené l'Eglise dans les tempêtes. Il était donc nécessaire de vivre tout cela avec sérénité, dans la paix intérieure, car le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est une garantie pour tous. Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les évêques, a-t-il lancé, suscitant des rires. Le devoir du Pape est de garantir l’unité de l'Eglise, et de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre l’Evangile, de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde les brebis égarées. Nous avons encore un an pour faire mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de questions. Nous devons donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles. C'est pourquoi la Relatio Synodi votée ce samedi après-midi servira de Lineamenta pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode 2015.


Visite du Premier Ministre vietnamien


Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le Premier Ministre vietnamien, M.Nguyễn Tân Dung, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Les parties se sont félicitées d'une rencontre qui marque une étape importante dans le renforcement de leurs relations. Après celle de 2007, il s'agit en effet de la deuxième visite du chef du gouvernement vietnamien au Vatican. Après avoir souligné le rôle constructif de l'Eglise catholique dans le développement du pays, grâce à sa présence dans divers secteurs de la société, on s'est félicité du soutien que les autorités civiles accordent à la communauté catholique dans le cadre de la politique religieuse prévue par la constitution de 2013, notamment de l'assistance fournie au représentant pontifical. Bien que ne résidant pas au Vietnam, il œuvre au développement des rapports Eglise Etat, dans la perspective commune d'établir des relations diplomatiques. Les parties se sont penchées sur certaines questions qui, on l'espère, seront approfondies et résolues par le canal de dialogue actuellement ouvert. Des questions d'actualité régionale comme internationale ont enfin été abordées, notamment les initiatives favorisant la paix et la stabilité de l'Asie.


Chrétiens et hindous, pour la culture de l'intégration


Ci du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Chrétiens et hindous ensemble pour promouvoir une culture de l'intégration, est le thème du message adressé aux hindous par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette année le 23 octobre: "Il est vrai que la globalisation a ouvert de nombreuses frontières et a offert de nouvelles opportunités de développement, parmi lesquelles, de meilleurs services éducatifs et de santé. Cela a conduit à une prise de conscience d'un besoin accru de démocratie et de justice sociale dans le monde, et notre planète est devenue un village mondial, notamment grâce aux moyens modernes de communication et de transport. On peut aussi dire, toutefois, que la globalisation n'a pas atteint son objectif principal d'intégrer les populations locales dans la communauté mondiale. En outre, la globalisation a contribué largement à la perte, pour de nombreuses personnes, de leur identité socioculturelle, économique et politique".

"Les effets négatifs de la globalisation ont aussi eu un impact sur les communautés religieuses à travers le monde, qui sont intimement liées aux cultures qui les entourent. En fait, la globalisation a contribué à la fragmentation de la société et à l'augmentation du relativisme et du syncrétisme dans le domaine religieux, de même qu'il a conduit à une privatisation de la religion. Le fondamentalisme religieux, la violence ethnique, tribale et sectaire dans les différentes parties du monde sont bien les manifestations du mécontentement, de l'incertitude et de l'insécurité des personnes, en particulier parmi les pauvres et les marginaux exclus du bénéfice de la globalisation. Les conséquences négatives de la globalisation comme la diffusion du matérialisme et du consumérisme, ont donc rendu les individus encore plus égocentriques, assoiffés de pouvoir et indifférents aux droits, aux besoins et aux souffrances des autres. Cela a conduit, comme le dit le Pape François, à la globalisation de l'indifférence qui nous fait nous habituer à la souffrance des autres, en nous refermant sur nous-mêmes. Cette indifférence génère la culture de l'exclusion qui nie tout droit aux pauvres, aux marginaux et aux personnes sans défense, de même que toute opportunité et ressource qui sont à la disposition des autres membres de la société. Ils sont considérés comme insignifiants, sans importance, comme un poids, superflus, que l'on peut utiliser puis jeter comme des objets. Sous différentes formes, l'exploitation des enfants et des femmes, l'abandon des personnes âgées, des malades, des handicapés, des migrants et des réfugiés, la persécution des minorités, sont des indicateurs évidents de cette culture de l'exclusion".


"Construire une culture de l'inclusion devient donc un appel commun et une responsabilité partagée que nous devons prendre de toute urgence. C'est un projet qui implique tous ceux qui ont à cœur la santé et la survie de la famille humaine ici sur terre et que l'on doit mener au milieu des forces qui perpétuent la culture de l'exclusion et malgré celles-ci. En tant que personnes enracinées dans nos traditions religieuses respectives et avec des convictions communes, puissions-nous, hindous et chrétiens, nous unir à la suite d'autres religions et de personnes de bonne volonté pour promouvoir la culture de l'inclusion en vue d'une société juste et pacifique".

Audiences


Cité du Vatican 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu dans l'après-midi Mme.Park Geun-hye, Présidente de la Corée.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 20 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Chanoine György Snell, Auxiliaire de l'Archevêque d'Esztergom - Budapest (Hongrie). L'Evêque élu, né en 1949 à Kiskirályság (Hongrie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Curé de la cathédrale et Directeur de l'enseignement catholique de ce même diocèse.

Hier, il avait accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Mati (Philippines), présentée par Mgr.Patricio H.Alo en conformité au canon 401,2 du CIC.
Samedi dernier, 18 octobre, il avait:

Accepté la renonciation à la charge d'Archevêque métropolitain de Malte (Malte) , présentée par Mgr.Paul Cremona, OP, en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Norbert Turini, Evêque de Perpignan - Elne (superficie 4.116, population 454.737, catholiques 302.600, prêtres 85, diacres 20, religieux 79), en France. Il était jusqu'ici Evêque de Cahors (France).

Nommé ou reconduit pour cinq ans Membres de la Commission biblique pontificale: L'Abbé Knut Backhaus (Allemagne), le P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Soeur Nuria Calduch Benages, MN (Espagne), l'Abbé Eduardo Córdova González (Mexique), Mme.Bruna Costacurta (Italie), Mgr.Pierre Debergé (France), l'Abbé Juan Miguel Díaz Rodelas (Espagne), l'Abbé Luís Henrique Eloy e Silva (Brésil), le P.Francolino Gonçalves, OP (Portugal), l'Abbé Adrian Graffy (GB), Mme.Mary E.Healy (USA), l'Abbé John ChijiokeIwe (Nigeria), l'Abbé Thomas Manjaly (Inde), l'Abbé Hugo Orlando Martínez Aldana (Colombie), l'Abbé Levente Balázs Martos (Hongrie), l'Abbé Jean-Bosco Matand Bulembat (RD Congo), l'Abbé Fearghus O'Fearghail (Irlande), l'Abbé Johan Yeong-SikPahk (Corée), l'Abbé Eleuterio Ramón Ruiz (Argentine), l'Abbé Henryk Jozef Witczyk (Pologne).


Nommé Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences, M.Yves Coppens (France) et Mme.Ada E.Yonath (Israël).

samedi 18 octobre 2014

Message final de l'assemblée synodale


Cité du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse a été présenté le message final de la III assemblée extraordinaire du Synode des évêques consacrée aux problématiques de la famille. Ont pris la parole le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevèque d'Aparecida (Brésil) et Président délégué, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture et Président de la Commission pour le message, et le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde). Voici le texte des pères:

Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l'Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous aussi, pasteurs de l'Eglise, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés. La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Eglises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.

A vous, nous proposons cette parole du Christ: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. Je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L'obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au cœur même de la famille. Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l'amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d'une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même. Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le fétichisme de l'argent et par la dictature d'une l’économie sans visage et sans un but véritablement humain, qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s'agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être nous anesthésie et toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun. Le Christ a voulu que son Eglise soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements. Celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, cette lumière s'allume grâce à une rencontre. Il s'agit d'un don, d'une grâce qui s'exprime, comme le dit la Genèse, lorsque deux visages se retrouvent face à face, comme une aide qui correspond à l'autre, c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques: Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi. Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l'attente et de la préparation. Il s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la personne qu'on aime. A cette lumière, l'amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines, c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun. Cet amour se déploie au travers de la fécondité qui n'est pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s'agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s'avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune, petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Eglise domestique, qui s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes couples. Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Il s'agit d'un don de biens partagés, de présence, d'amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie. Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l'Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Eglise, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le Christ sera tout en tous. Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre:

Père, donne à toutes les familles la présence d'époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie.
Père, donne aux parents d'avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.
Père, donne aux enfants d'être signes de confiance et d'espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.
Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d'obscurité.
Père, donne-nous de voir fleurir une Eglise toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde".



vendredi 17 octobre 2014

Journée mondiale de l'alimentation


Cité du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). A l'occasion hier de la Journée mondiale de l'alimentation, le Pape a fait parvenir un message à la FAO. Destinée à sensibiliser l'opinion publique à la question alimentaire et à la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté, cette journée donne voix de qui, dans le monde, ne mange pas à sa faim. "Malgré les progrès enregistrés dans plusieurs régions du monde, la situation est inquiétante car on enregistre une diminution globale des aides au développement... Le thème proposé cette année par la FAO (Agriculture familiale, nourrir le monde et avoir soin de la planète) souligne la nécessité de repartir des individus et des groupes de personnes afin de proposer une nouvelle gestion de tout ce qui touche à l'alimentation. En cela, il faut reconnaître le rôle fondamental de la famille rurale et envisager ses potentialités... Favorisant le dialogue inter-générations, la famille garantie une véritable intégration sociale, la synergie entre agriculture et caractère soutenable. La question est si on se préoccupe vraiment de la famille rurale comme facteur de sauvegarde de la nature pour les générations à venir? Et de sa fonction de cohésion entre les individus et les groupes sociaux? Défendre les communautés rurales de la menace anthropique et naturelle doit être une politique mais aussi un appui à la prise de décisions facilitées par les nouvelles technologies, à leur usage dans le respect de l'environnement. Ainsi pourra-t-on modifier la gestion de la coopération et des aides internationales aux victimes de la faim et de la malnutrition... Le monde a plus que jamais besoin de dépasser ses divisions et les conflits afin de trouver les solutions à une crise globale qui affecte majoritairement les pauvres... Pensons à tous ceux qui sont victimes des guerres, de la destruction et de la misère qu'elles entraînent, la perte des domiciles, la perte des soins médicaux et des moyens d'éducation, la perte de l'espoir d'une vie digne. Nous devons avant tout leur être solidaires... Pour éradiquer la faim il ne suffit pas de palier aux carences chroniques ou d'apporter des secours d'urgence. Il faut repenser les politiques d'aide au développement. Jusqu'à quand un système de production consommation qui exclut grand part de la population mondiale, jusqu'à quant les miettes tombant des mains des riches? Il est temps de revenir à la personne, à la communauté réelle, et de ne plus simplement raisonner en terme de marché. Il faut changer l'approche du travail, la signification de l'activité économique, de la production, et penser à la défense de la nature. C'est le seul moyen de bâtir une paix véritable, menacée aussi par l'insécurité alimentaire. L'Eglise catholique poursuivra partout sa mission caritative, disposée à accompagner des politiques concrètes, consciente que la foi se manifeste dans la mise en oeuvre du projet de Dieu pour l'humanité. Elle continuera à prêcher la fraternité qui, au-delà des chrétiens, intéresse tous les peuples".

Message au monde universitaire catholique italien


Cité du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a adressé un message à la Fédération universitaire catholique italienne, à la veille du congrès qu'elle organise sur Paul VI qui en fut de 1925 à 1933 l'Assistant ecclésiastique, et qui sera béatifié ce dimanche. Après avoir constaté que l'étude est le mot d'ordre du monde universitaire, laquelle "tend l'homme vers la vérité", il affirme qu'on ne saurait "se contenter de vérités partielles ou d'illusions rassurantes. L'étude doit impliquer une perception croissante de la réalité. Ceci n'est possible que dans l'humilité d'écoute et la largeur de vue". Puis il a évoqué l'importance de la recherche. L'étude, écrit le Pape, doit être recherche, dialogue et échange. Puisse la FUCI rester fidèle à l'humilité dans la recherche, dans l'acceptation de l'inconnu, dans l'ouverture à l'autre et la disponibilité à aller de l'avant avec quiconque cherche la vérité, qu'il s'agisse d'un croyant ou d'un non croyant, d'un étranger ou d'un exclu. La recherche doit sans cesse s'interroger et être ouverte au mystère de la foi. Elle permet cette rencontre entre foi, raison et science et les fait harmonieusement dialoguer... Cette méthode permet de tendre vers l'objectif ambitieux de résoudre la fracture entre Evangile et culture contemporaine, sans nier les différences mais en les valorisant". Le troisième concept avancé par le Saint-Père est celui de frontière. L'université est une frontière, un espace où l'on peut recevoir et soigner les pauvretés existentielles, comme la pauvreté de relation ou la pauvreté de formation, qui consistent à accumuler les connaissances sans créer de projet à usage social, utile à une fraternité réelle. Ayez soin de rencontrer l'homme d'aujourd'hui, d'en comprendre les joies et les attentes, les difficultés et les problèmes. Ne dressez pas de barrières sous prétexte de défendre votre frontière, car elles empêchent toute rencontre avec le Seigneur... On a besoin dans la culture de se retrouver tous ensemble, ce qui permet de dépasser les incompréhensions entre peuples. Vous y parviendrez en alimentant une culture du débat et de la fraternité".



Benoît XVI assistera à la béatification de Paul VI


Cité du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a confirmé que Pape émérite assisterait dimanche à la messe de béatification de Paul VI, comme les deux cardinaux ayant eux aussi été créés par ce Pape: Paulo Evaristo Arns (Brésil) et William Wakefield Baum (USA). Parallèlement, le Cardinal Giovanni Battista Re, accompagné de l'Abbé Pierantonio Lanzoni, Délégué épiscopal de Brescia (diocèse natal) pour la commémoration de Paul VI, du P.Antonio Marrazzo, CSSR, Postulateur de la cause, et de l'Abbé Davide Milani, Porte-paorle du diocèse de Milan (dont le futur Pape fut titulaire de 1954 à 1963), a tracé un portrait du nouveau saint et évoqué la place qu'il occupe dans l'histoire de l'Eglise contemporaine. Cet après-midi près Radio Vatican, le Cardinal Paul Poupard proposera son témoignage, ainsi que l'Abbé Angelo Maffeis, Président de l'Institut Paul VI, et Fausto Monti, neveu du défunt Pape. La première des manifestations organisées autour de la béatification seront, demain en la Basilique romaine des XII Apôtres, les vêpres que présidera le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan. Lundi 20 octobre, à 9 h 30' en la Basilique St.Paul Hors les Murs, le Cardinal Scola célébrera une messe d'action de grâce pour les fidèles venus de Milan et Brescia.

Audiences


Cité du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, Président du Département pour les relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

SB le Cardinal Louis-Raphaël I Sako, Patriarche chaldéen.


Le Cardinal José Saraiva Martins.
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