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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 1 octobre 2014

Les charismes au sein de la communauté chrétienne


Cité du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre en présence de 35.000 personnes, le Pape François a abordé la question des charismes qui font et fécondent l'Eglise: Dès ses origines, a-t-il dit, "le Seigneur a comblé l'Eglise des dons de son Esprit, la rendant toujours vive et féconde... Cependant, dans la perspective chrétienne, le charisme est bien plus qu'une qualité personnelle ou une prédisposition, mais une grâce venue du Père par l'action de l'Esprit... Sa gratuité et l'amour qu'il représente mettent chaque charisme au service de la communauté... C'est au sein de la communauté que les charismes se manifestent et fleurissent...et c'est dans la communauté qu'on apprend à reconnaître ces signes de l'amour de Dieu pour tous ses enfants. Donc, chacun de nous doit se demander quel est le charisme que le Seigneur a placé en moi... Mes frères et soeurs l'ont-ils reconnu et encouragé? Comme me comporter vis à vis de ce don, comment le vivre et le mettre au service des autres, au risque de le négliger et de le perdre finalement, ou pire qu'il devienne un source de vantardise...et me pousse à prétendre que la communauté se conforme à mon voeu. Qu'il est beau de découvrir combien de charismes le Père a doté l'Eglise. Cette richesse ne doit cependant porter à la confusion et au malaise. Elle est faite pour faire grandir la communauté dans la foi et dans l'amour comme corps du Christ. Octroyant une diversité de charisme, l'Esprit bâtit l'unité de l'Eglise... Donc, malheur si ces dons deviennent une source d'envie, de division et de jalousie, comme avertissait Paul dans son épître aux corinthiens... Si chaque charisme est important aux yeux de Dieu, mais personne n'est indispensable. Cela montre que dans la communauté nous avons besoin l'un de l'autre et que tout don reçu s'épanouit lorsqu'il est partagé. Telle est l'Eglise qui, lorsqu'elle s'exprime en communion dans la variété de ses charismes ne peut se tromper. C'est la beauté de ce surnaturel Sensus Fidei...donné par l'Esprit qui permet à chacun d'entrer au coeur de l'Evangile et de suivre Jésus chaque jour de notre vie". Evoquant pour finir la fête de Ste.Thérèse de l'Enfant Jésus, morte à l'âge de vingt-quatre ans, le Pape François a rappelé qu'elle désirait posséder tous les charismes. Voulant devenir missionnaire, elle découvrit dans la prière que son charisme dans l'Eglise serait l'amour. Ce charisme, a-t-il conclu, "nous l'avons tous. Demandons donc à la Petite Thérèse d'avoir sa capacité d'aimer fortement l'Eglise...et d'accepter chaque charisme avec l'amour dont sont capables ses enfants. Aimons notre sainte Mère".

Saluts particuliers


Cité du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Avant de se rendre Place St.Pierre, le Pape a salué Salle Paul VI le pèlerinage des Soeurs apostoliques de la charité, qui se consacrent aux handicapés, saluant le charisme qui les place au service des plus vulnérables. Rappelant que l'oeuvre de leur fondateur, le bienheureux Luigi Monza, avait été soutenu par le futur Paul VI alors Archevêque de Milan, il a recommandé aux religieuses d'être un exemple pour les familles et pour les responsables publics. Après sa catéchèse, le Saint-Père a invité les pèlerins allemands et polonais de méditer en octobre les mystères du Rosaire tout en accompagnant les travaux synodaux. S'adressant ensuite à l'association portugaise des entrepreneurs chrétiens, il a encouragé ses membres à continuer d'agir dans la société sous la conduite de l'Esprit. Et aux pèlerins croates de rester fidèles à leur baptême en suivant l'exemple des saints et des martyrs. Enfin, à l'attention des fidèles de la Prélature de l'Opus Dei venus rendre grâce pour la béatification d'Alvaro del Portillo. Puisse le nouveau bienheureux, a-t-il dit, intercéder et vous aider à "répondre généreusement à l'appel à la sainteté dans la vie de tous les jours, pour le service de l'Eglise et du monde".



Audiences


Cité du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Lévon Boghos Zékiyan, Administrateur Sede Plena du diocèse arménien catholique d'Istanbul (Turquie).

Hier après-midi, 30 septembre, il avait reçu l'Abbé Mariano Fassio (Opus Dei).


Intentions de prière pour octobre


Cité du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour octobre est: "Pour que le Seigneur accorde la paix aux régions du monde les plus atteintes par la guerre et la violence".

Son intention missionnaire est: "Pour que la Journée missionnaire mondiale réveille en chaque chrétien la passion et le zèle nécessaire pour porter au monde l'Evangile".


mardi 30 septembre 2014

Elaborer des réponses communes au sein des Nations-Unies


Cité du Vatican, 30 septembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat est intervenu hier devant la 69 assemblée générale des Nations-Unies, qui débat notamment de la réforme de l'institution qui sera engagée l'an prochain. Il a d'emblée salué l'action de l'ONU en faveur de la paix mondiale et de la dignité humaine, de la protection des droits et des personnes les plus vulnérables, du développement socio-économique de l'humanité. Reprenant les paroles du Saint-Père relatives au danger d'une indifférence générale, politique mais aussi socio-économique, le Cardinal Pietro Parolin a rappelé qu'une partie importante du monde est exclue des bienfaits du progrès, et que beaucoup d'êtres humains sont ainsi relégués au rang de citoyens de seconde catégorie: "Dans certains cas, cette apathie est synonyme d'irresponsabilité". C'est le cas d'une union inter-étatique "créée dans le but de préserver les nouvelles générations de la guerre et de ses horreurs, qui demeure passive devant les souffrances de populations sans défense". Répétant l'appel que le Pape a lancé en août à la communauté internationale à propos de la tragédie humanitaire du nord Irak, le Cardinal a évoqué la situation irakienne et syrienne, qui "présentent un phénomène nouveau puisqu'une organisation terroriste menaçant l'ensemble des états entend dissoudre ces pays au profit d'un pouvoir mondial soi-disant religieux". Dans les zones qu'ils contrôlent, "ces gens prétendent soumettre les consciences, persécutant et tuant au nom de Dieu. Ces violences, qui frappent des groupes ethniques, des populations et des cultures anciennes, découlent d'un mépris de Dieu et d'une fausse interprétation religieuse... Dans un monde de la communication globale ce phénomène trouve des adeptes un peu partout, généralement des jeunes révoltés contre l'indifférence et le défait de valeurs des sociétés les plus développées. Cet enjeu doit engager la communauté internationale à élaborer des réponses communes sur la base de critères juridiques clairs et d'une volonté commune de collaborer". C'est pourquoi le Saint-Siège "considère nécessaire d'être attentifs aux origines culturelles et politiques des phénomènes, dans la perspective de stratégies nouvelles capables" d'aborder efficacement les problèmes du monde. "Il convient également de revoir l'efficacité du droit international actuel et d'envisager un accroissement des mécanismes onusiens pour éviter les conflits, arrêter les agresseurs, protéger les populations impliquées et assister les victimes. Le contexte mondial exige une meilleure compréhension du droit et du devoir de protection". Une des caractéristiques de l'actuel terrorisme est qu'il ne tient pas compte des états, ce qui a un effet global sur l'ordre international. Non seulement il dépasse et rejette les systèmes juridiques en place, mais il entend soumettre les consciences et contrôler les personnes... La nature d'un phénomène qui ne connaît pas de frontières prouve que le droit international est sa seule solution fiable au terrorisme".

"Pour sauver la paix les Nations-Unies doivent être modernisées. La gravité de la situation constitue donc pour ses membres une occasion pour dresser l'esprit de la Charte de l'ONU face aux terribles conflits qui désagrègent pays et états. Malheureusement, la communauté internationale pèche par des positions contradictoires mais aussi par des silences notamment devant les drames de la Syrie, du Moyen Orient ou de l'Ukraine. Il est de la plus grande importance de trouver une unité d'action qui évite le blocage des veto. La promotion d'une culture de la paix exige de redoubler d'efforts en faveur du dialogue de la coopération, du respect des cultures et des diversités. En dernier lieu, il compte d'avoir une solide volonté de mettre en oeuvre complètement les mécanismes actuels tous en les adaptant aux enjeux actuels. Ceci implique un effort multilatéral au service de la dignité de l'homme et du progrès de l'humanité". Abordant ensuite l'approbation du programme de réforme de l'ONU, le Cardinal Parolin a confirmé l'appui du Saint-Siège au dix-sept objectifs de développement soutenable proposés par le groupe de travail en charge du projet de résolution des causes structurelles de la pauvreté: "Malgré les efforts des Nations-Unies...le nombre de pauvres et de personnes exclues ne cesse de s'accroître, dans les pays riches également". D'où, "la responsabilité de les protéger des atteintes aux droits humains, des carences du droit humanitaire, des catastrophes naturelles". Cette protection doit s'étendre à d'autres types d'agressions, "comme celle d'un système financier gouverné par la spéculation et la recherche effrénée du profit, ou d'une culture du déchet qui offense la dignité humaine. Les Nations-Unies et ses membres ont l'urgent devoir de protéger ces populations à l'aune de la justice sociale et économique, qui constitue une des conditions de la paix mondiale".


Audiences


Cité du Vatican, 30 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevêque d'Aparecida et Président de la Conférence épiscopale brésilienne, accompagné de Mgr.José Belisário da Silva, Archevêque de Sao Luís do Maranhao et Vice Président, ainsi que de Mgr.Leonardo Ulrich Steiner, Auxiliaire de Brasilia et Secrétaire Général.

Hier, il avait reçu:

Le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques.

Mgr.Carlos María Nannei, Opus Dei (Argentine).


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 30 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.John Kenneth Arnold, Evêque de Salford (superficie 1.800, population 2.603.000, catholiques 267.938, prêtres 284, religieux 280), en Angleterre (GB). Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Wetminster (Angleterre GB), il succède à Mgr.Terence John Brain, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


lundi 29 septembre 2014

Visite de la Présidente maltaise


Cité du Vatican, 29 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin la Présidente maltaise Mme.Marie-Louise Coleiro Preca, qui s'est ensuite entretenue avec Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états: Les parties se sont d'abord félicitées de la qualité de leurs relations comme de l'importante contribution que l'Eglise catholique offre à la communauté nationale en matière éducative et sociale, et notamment aux plus défavorisés. Elles ont ensuite abordé certains aspects de la vie du pays, notamment la place des valeurs chrétiennes dans l'évolution de la société et le renforcement de l'institution familiale. Il a également été question du rôle de Malte au sein de l'Union Européenne et de la situation dans le bassin méditerranéen. Malte et le Saint-Siège appellent de leurs voeux la fin des conflits et leur solution au moyen du dialogue, comme ils espèrent le règlement du phénomène migratoire dirigé vers l'Europe, auquel travaillent à Malte l'Eglise comme l'Etat.



Audience à l'Alliance biblique mondiale


Cité du Vatican, 29 septembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu l'Alliance biblique mondiale, venue lui présenter la Bible inter-confessionnelle en italien, approuvée par la Conférence épiscopale italienne et la Fédération des Eglises évangéliques d'Italie. Soulignant qu'il s'agit d'un travail à la fois précis et fraternel, il a recommandé à tous les chrétiens de langue italienne de méditer et vivre, témoigner et célébrer la Parole, dans l'Ancien Testament comme dans l'Evangile: L'Ecriture, et "la sublime science de Jésus-Christ" tout particulièrement, est "une nourriture pour l'âme et une source pure et pérenne qui alimente la vie spirituelle de tous. Il faut donc faire en sorte que chaque fidèle lise la Parole car ignorer l'Ecriture c'est ignorer le Christ, ainsi que l'a dit saint Jérôme". En conclusion, il a encouragé ses hôtes à poursuivre leur action au service de la diffusion en profondeur de la Parole.



Favoriser l'équilibre inter-générationnel


Cité du Vatican, 28 septembre 2014 (VIS). Ce matin s'est déroulée Place St.Pierre un rassemblement du troisième âge sous les auspices du Conseil pontifical pour la famille (La vie longue est une bénédiction). Une heure plus tard, le Saint-Père s'est joint à l'assemblée pour dialoguer avec ces personnes du troisième âge venues du monde entier. Et à 10 h 30' il a célébré la messe et prononcé l'homélie dont voici les passages saillants: La première lecture, a-t-il dit, "évoque le quatrième commandement: Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Il n’y a pas d’avenir pour le peuple sans cette rencontre entre les générations, sans que les enfants reçoivent avec reconnaissance le témoignage de la vie des parents. Et dans cette reconnaissance envers qui a transmis la vie, il y a aussi la reconnaissance pour le Père céleste. Il y a parfois des jeunes qui, pour des raisons historiques et culturelles complexes, ont plus fortement besoin de se rendre autonomes de leurs parents... Mais, si la rencontre n’est pas ensuite rétablie, si un équilibre entre les générations, nouveau et fécond, n’est pas retrouvé il s’en suit un grave appauvrissement pour le peuple, et la liberté qui prédomine dans la société est une fausse liberté qui, presque toujours, se transforme en autoritarisme... Si Jésus n’a pas aboli la loi de la famille et du passage entre générations, il l’a portée à son accomplissement. Le Seigneur a formé une famille nouvelle, dans laquelle la relation avec lui et l’accomplissement de la volonté du Père prévalent sur les liens du sang. Mais l’amour pour Jésus et pour le Père mène à son accomplissement l’amour pour les parents, pour les frères, pour les grand-parents, il renouvelle les relations familiales avec la sève de l’Evangile". La jeune Marie a écouté la sagesse d’Elisabeth et de Zacharie qui, s'ils n’étaient pas experts en maternité et paternité, "étaient experts de la foi, experts de Dieu, experts de l'espérance qui vient de lui. C’est de cela dont le monde a besoin, de tout temps. Marie a su écouter ces parents âgés et pleins d’étonnements, elle a mis à profit leur sagesse, et celle-ci a été précieuse pour elle, sur son chemin de femme, d’épouse et de mère... Marie nous montre la voie de la rencontre entre les jeunes et les anciens. L’avenir d’un peuple a nécessairement besoin de cette rencontre. Les jeunes apportent la force nécessaire pour faire fonctionner la société, et les anciens la renforcent par la mémoire et la sagesse".

Prier pour le prochain Synode


Ci du Vatican, 28 septembre 2014 (VIS). A l'issue de la messe, le Pape a récité l'angélus. Après avoir de nouveau salué les personnes âges venues des diverses parties du monde pour cet événement, il s'est adressé aux participants au congrès organisé pour le trentième anniversaire du choeur diocésain de Rome. Il a ensuite rappelé que s'est déroulée hier à Madrid (Espagne) la béatification de Mgr.Alvaro del Portillo, qui "a offert un témoignage chrétien et sacerdotal exemplaire en mesure de susciter de nombreuses adhésions à Jésus et à l'Evangile". Rappelant pour conclure l'ouverture prochaine de l'assemblée synodale sur la famille, il a recommandé aux fidèles de prier pour cet événement ecclésial d'importance en le confiant à l'intercession de Marie, Salus Populi Romani.



Bicentenaire du rétablissement de la Compagnie de Jésus


Ci du Vatican, 27 septembre 2014 (VIS). Cet après-midi en l'église du Gesù, le Pape François a présidé la liturgie de remerciement à l'occasion du 200 anniversaire du rétablissement de la Compagnie de Jésus par Pie VII en 1814. Au cours de la liturgie composée des vêpres et du Te Deum, après l'Evangile et avant le renouvellement des promesses des jésuites présents, le Saint-Père a prononcé une homélie dont voici de larges extraits:

"La Compagnie portant le nom de Jésus a vécu des temps difficiles, de persécution. Au cours du généralat du P.Lorenzo Ricci, les ennemis de l'Eglise réussirent à obtenir la suppression de la Compagnie par mon prédécesseur Clément XIV. Aujourd'hui, en souvenir de son rétablissement, nous sommes appelés à faire un effort de mémoire, nous souvenant des bénéfices reçus et des dons particuliers... Aux époques de tribulation et de troubles apparaissent toujours des nuages de doutes et de souffrances, et il n'est pas facile d'aller de l'avant, de poursuivre son chemin. C'est surtout dans les moments difficiles et de crises que les tentations arrivent: se contenter de débats d'idées, se laisser transporter par la désolation, s'arrêter sur notre sort de persécutés et ne rien voir d'autre... Le P.Ricci qui écrivait aux jésuites d'alors...à une époque de confusion et de trouble a fait preuve de discernement. Il n'a pas perdu son temps dans des discussions d'idées et autres lamentations, mais il a pris en charge la vocation de la compagnie". La Compagnie "a pleinement vécu le conflit...en vivant l'humiliation avec le Christ humilié. Elle a obéi. Nul ne se sauve du conflit par la ruse et par des stratagèmes pour résister. Dans la confusion et face à l'humiliation, la Compagnie a préféré vivre le discernement de la volonté de Dieu, sans chercher à sortir du conflit de façon apparemment tranquille. Ce n'est jamais la tranquillité apparente qui assouvit nos cœurs mais la véritable paix qui est don de Dieu. On ne doit jamais chercher le compromis facile... Seul le discernement nous sauve du vrai déracinement, de la vraie suppression du cœur qu'est l'égoïsme, la mondanité, la perte de nos repères, de notre espérance qui est Jésus, qui est seulement Jésus. Ainsi, le P.Ricci et la Compagnie en phase de suppression a privilégié l'histoire à une probable historiette grise, sachant que c'est l'amour qui juge l'histoire et que l'espérance, même dans l'obscurité, est la plus grande de nos attentes... C'est pourquoi, le P.Ricci profita de cette période de confusion et d'égarement pour parler des péchés des jésuites... Se regarder en face en se reconnaissant pécheurs évite de se mettre en condition de victimes devant un bourreau. Se reconnaître pécheurs, se reconnaître vraiment pécheurs, signifie se mettre dans l'attitude juste pour recevoir du réconfort".


"Nous pouvons parcourir brièvement ce chemin de discernement et de service que le père général indiqua à la Compagnie. Lorsqu'en 1759, les décrets de Pombal détruisirent les provinces portugaises de la Compagnie, le P.Ricci vécut le conflit sans se lamenter et se laisser aller à la désolation, mais en invitant à la prière pour demander l'esprit bon, l'esprit vrai surnaturel de la vocation, la parfaite docilité à la grâce de Dieu. Lorsqu'en 1761, la tempête arrivait sur la France, il demanda d'avoir toute confiance en Dieu... En 1760, après l'expulsion des jésuites espagnoles, il invitait encore à la prière. Et enfin, le 21 février 1773, six mois à peine avant la signature du Bref Dominus Ac Redemptor, face au manque total de soutiens humains, il vit la main de la miséricorde de Dieu qui invite ceux qu'il met à l'épreuve à ne pas s'en remettre à d'autres que Lui... Pour le père Ricci, l'important est que la Compagnie jusqu'à la fin soit fidèle à l'esprit de sa vocation qui est la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes... La Compagnie, même devant sa propre fin, est restée fidèle à l'objectif pour lequel elle a été fondée. C'est pourquoi le P.Ricci conclut par une exhortation à maintenir vivant l'esprit de charité, d'union, d'obéissance, de patience, de simplicité évangélique, d'amitié vraie avec Dieu. Tout le reste est mondanité... Rappelons nous de notre histoire. A la Compagnie a été donnée la grâce non seulement de croire dans le Seigneur, mais aussi de souffrir pour lui. Cela nous fait du bien de le rappeler. La barque de la Compagnie a été ballottée par les vagues et il n'y a pas de quoi se réjouir. La barque de Pierre aussi peut l'être aujourd'hui. La nuit et le pouvoir des ténèbres sont toujours proches. Ramer est fatiguant. Les jésuites devront être des rameurs experts et vaillants... Ramez, soyez forts, même avec un vent contraire! Ramons au service de l'Eglise. Ramons ensemble! Mais alors que nous ramons, tous, même le Pape rame dans la barque de Pierre, nous devons beaucoup prier... Même si nous sommes des hommes de peu de foi, le Seigneur nous sauvera". Restaurée par Pie VII, la Compagnie "était constituée d'hommes courageux et humbles dans leur témoignage d'espérance, d'amour et de créativité apostolique, celle de l'Esprit... C'est pourquoi il demanda l'autorisation aux jésuite qui existaient encore ici et là, grâce à un souverain luthérien et une souveraine orthodoxe, à rester unis en un seul corps... La Compagnie reprit son activité apostolique de prédication et d'enseignement, les ministères spirituels, la recherche scientifique et l'action sociale, les missions et le soin des pauvres, des personnes souffrantes et des marginaux. Aujourd'hui, la Compagnie affronte avec intelligence et activité le problème tragique des réfugiés et des migrants, et s'efforce avec discernement d'intégrer le service de la foi et la promotion de la justice conformément à l'Evangile. Je confirme aujourd'hui ce que Paul VI nous disait lors de notre 32 congrégation générale et que j'ai moi-même entendu: Partout dans l'Eglise, même dans les domaines les plus difficiles et à la pointe, aux croisées des idéologies, dans les tranchées sociales, vous avez dû et vous devez confronter les exigences brûlantes de l'homme et le message pérenne de l'Evangile, c'est là qu'ont été et que sont les jésuites. En 1814, au moment du rétablissement, les jésuites étaient un petit troupeau, une compagnie minime, qui se sentait toutefois investie, après l'épreuve de la croix, de la grande mission de porter la lumière de l'Evangile jusqu'aux confins de la terre. C'est donc ainsi que nous devons nous sentir aujourd'hui, en sortie, en mission. L'identité du jésuite est celle d'un homme qui adore Dieu seul et aime et sert ses frères, montrant par l'exemple non seulement ce en quoi il croit, mais aussi en quoi il espère et qui est celui en qui il a mis sa confiance".

Béatification d'Alvaro del Portillo


Cité du Vatican, 27 septembre 2014 (VIS). A l'occasion de la béatification d'Alvaro del Portillo (1914 - 1994), successeur de saint Josemaría à la tête de la Prélature de l'Opus Dei, le Pape a rédigé un message (26 juin), lu au cours de la messe présidée par le Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints. Reprenant les trois paroles favorites du nouveau bienheureux qui, a-t-il dit, traduisent sa vie intérieure, le Saint-Père a affirmé qu'Alvaro del Portillo "était bien conscient des nombreux dons que Dieu lui avait concédés. Et s'il remerciait Dieu pour cette manifestation d'amour paternel, il ne s'arrêta pas là. La reconnaissance de l'amour du Seigneur réveilla dans son cœur le désir de le suivre avec une plus grande dévotion et générosité, et à vivre une vie d'humble service aux autres. Son amour pour l'Eglise, épouse du Christ, était particulièrement remarquable, et il la servit avec un cœur dépouillé d'intérêt mondain, loin de la discorde, accueillant pour tous et cherchant toujours le bon chez les autres, ce qui unit, ce qui construit. Il confessait qu'il se retrouvait souvent devant Dieu les mains vides, incapable de répondre à tant de générosité. Mais la confession de la pauvreté humaine n'est pas le fruit du désespoir... C'est s'ouvrir à sa miséricorde, à son amour... qui n'humilie pas, ni ne jette dans l'abîme de la faute, mais qui...nous fait sortir de notre prostration et nous fait marcher plus décidés et joyeux. Le Serviteur de Dieu Alvaro connaissait bien notre besoin de miséricorde divine et il dépensa beaucoup d'énergie pour encourager les personnes avec lesquelles il entrait en contact, à s'approcher du sacrement de la confession, sacrement de la joie. Aide-moi davantage, demandait-il auissi. Le Seigneur ne nous abandonne jamais... Sa grâce ne nous fait jamais défaut, et avec son aide, nous pouvons apporter son nom au monde entier. Dans le cœur du nouveau bienheureux battait le désir de porter la Bonne nouvelle à tous les cœurs. Il parcourut ainsi de nombreux pays, donnant naissance à des projets d'évangélisation, sans crainte des difficultés, mû par son amour de Dieu et de ses frères... La première condition pour leur annoncer le Christ est de les aimer, parce que le Christ les aimait déjà avant. Il faut sortir de nos égoïsmes et de notre confort et aller à la rencontre de nos frères. C'est là que le Seigneur nous attend. Nous ne pouvons pas garder la foi pour nous-mêmes, c'est un don que nous avons reçu pour le donner et le partager avec les autres. Le bienheureux Alvaro del Portillo nous envoie un message très clair. Il nous dit de nous en remettre au Seigneur, qu'il est notre frère, notre ami, qui jamais ne nous abandonne et qui est toujours à notre côté. Il nous encourage à ne pas avoir peur d'aller à contre-courant et de souffrir pour annoncer l'Evangile. Il nous enseigne enfin que dans la simplicité et le quotidien de notre vie nous pouvons trouver un chemin sûr de sainteté".

Eucharistie, source d'espérance pour transformer le monde


Cité du Vatican, 29 septembre 2014 (VIS). "L'eucharistie occupe une place centrale dans l'Eglise parce que c'est ce qui la construit. Comme l'affirme le Concile Vatican II...elle est sacrement de piété, signe d'unité et lien de charité", a dit ce matin le Pape François aux participants à l'assemblée plénière du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux. "Le sujet retenu pour le prochain congrès: Christ en vous, espérance de la gloire,...met en lumière le lien entre l'Eucharistie, la mission et l'espérance chrétienne. Aujourd'hui, il y a une carence d'espérance dans le monde et c'est pourquoi l'humanité a besoin d'écouter le message de notre espérance en Jésus-Christ. L'Eglise proclame ce message avec une ardeur toujours renouvelée, en utilisant de nouvelles méthodes et de nouvelles expressions. Avec l'esprit de la nouvelle évangélisation, l'Eglise porte ce message à tous et, en particulier, à ceux qui bien que baptisés, se sont éloignés d'elle et vivent sans aucune référence à la vie chrétienne... La rencontre avec Jésus dans l'Eucharistie sera source d'espérance pour le monde si, transformés par la puissance de l'Esprit à l'image de celui que nous rencontrons, nous accueillons la mission de transformer le monde. Pour ce il nous faut offrir la plénitude de vie que nous avons reçue et expérimentée, en apportant l'espérance, le pardon, la guérison et l'amour à ceux qui en ont besoin, en particulier les pauvres, les déshérités et les opprimés, en partageant leur vie et leurs aspirations et en marchant avec eux à la recherche d'une authentique vie humaine en Jésus-Christ". Le Saint-Père a conclu en invoquant la protection de la Vierge Marie pour le LI congrès eucharistique international qui se dñeroulera à Cebu (Phillipines) en janvier 2016.

Promouvoir la famille, lieu privilégié de la rencontre dans la gratuité de l'amour.


Cité du Vatican, 29 septembre 2014 (VIS). Une note du Conseil pontifical pour les communications sociales expose le thème choisi pour la Journée mondiale des communications sociales 2015, qui se place "dans la continuité de celui de l'an dernier tout en prenant en compte le thème central des deux assemblées synodales sur la famille: Si l'information quotidienne raconte les difficultés de la famille, le contexte culturel n'aide pas à comprendre combien la famille est un bienfait. Les relations au sein de la communauté familiale se développent à l'enseigne de la gratuité et de la dignité personnelle. Et cette source unique de valeur se traduit en accueil, en rencontre et dialogue, en disponibilité généreuse et service désintéressé, en solidarité profonde. Comment dire aujourd'hui, à une humanité, blessée et déçue, que l'amour entre un homme et une femme est une très bonne chose? Comment faire comprendre aux enfants qu’ils sont le don le plus précieux? Comment réchauffer le cœur d'une société éprouvée par tant de déceptions d'amour et l'encourager à repartir? Comment dire que la famille est l'espace premier où s’éprouve la beauté de la vie, la joie de l'amour, la gratuité du don, la consolation du pardon offert et reçu, et où l’on commence à rencontrer l’autre? L'église doit à nouveau expliquer comment la famille est un grand cadeau, bon et beau. Elle doit trouver le moyen de dire que la gratuité de l'amour entre les époux unit tous les hommes à Dieu et que c'est un devoir exaltant. Pourquoi? Parce que cela conduit à regarder la vraie réalité de l'homme et ouvre les portes à l'avenir, à la vie".

Audiences


Cité du Vatican, 29 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Marcelo Julio Martín (Argentine).

M.Stephan Weil, Ministre Président de Basse Saxe (Allemagne).

Samedi dernier, 27 septembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Christophe Pierre, Nonce apostolique au Mexique.

Mgr.Giuseppe Pinto, Nonce apostolique aux Philippines.

Mgr.Francisco Montecillo Padilla, Nonce apostolique en Tanzanie.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 27 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Salvatore Angerami, Auxiliaire de l'Archevêque de Naples (Italie). L'Evêque élu, né en 1956 à Naples (Italie) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain. Il a été curé de paroisse et doyen de secteur, confesseur et père spirituel de séminaire, Délégué épiscopal aux affaires immobilières, Membre du Conseil diocésain des affaires économiques, Membre de la Commission d'art sacré. 

vendredi 26 septembre 2014

Audience au mouvement Focolari


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Le Pape François a reçu le mouvement Focolari, qui tient ces jours-ci son assemblée générale à Rome. Rappelant que l'Oeuvre de Marie est devenu un arbre vigoureux au sein de l'Eglise, qui étend ses branches dans tous les milieux de la famille chrétienne, et au-delà du Catholicisme parmi les personnes éprises de justice, de solidarité et de vérité, il a évoqué avec gratitude la fondatrice Chiara Lubich. Comme le reste de l'Eglise, le mouvement doit maintenant offrir une contribution responsable et créative à la nouvelle évangélisation. Pour ce, il faut contempler, sortir et faire école: "Contempler signifie vivre entre frères et soeurs en partageant le pain de la communion, passer ensemble la porte qui conduit au Père... Le contraire du narcissisme. Une contemplation sans les autres est une illusion... Il faut donc élargir son soi intérieur à la mesure de Jésus et du don de son Esprit, faire de la contemplation une condition essentielle de la solidarité et de l'efficacité vraiment libre". Sortir veut dire imiter Jésus, "sorti du Père pour annoncer à tous l'amour, jusqu'à se donner tout entier. Il faut apprendre de Jésus cette dynamique de l'exode, ce chemin sur lequel on sème en avançant... On ne peut reculer, et avec l'aide de Dieu il faut regarder plus haut, élargir notre horizon, marcher vers lui...qui nous attend dans les épreuves de nos frères, dans les plaies de la société, dans les interrogations de la culture contemporaine... Quelle tristesse pour l'Eglise de voir une humanité blessée, des blessures morales et existentielles, des blessures de guerre. Et devant ce spectacle désolant, des chrétiens sans spiritualité élevée, imbibés de byzantinismes philosophique ou théologiques! Il faut sortir et s'élever afin que l'Eglise apparaisse comme un hôpital de campagne. Tout hôpital de campagne a pour devoir de soigner immédiatement les blessés et non de faire des analyses poussées. Ceci vient après... Nous devons donc former selon l'Evangile des personnes nouvelles. Et pour ce est nécessaire une école d'humanité, à la mesure de l'humanité de Jésus... Sans une correcte formation des nouvelles générations il est illusoire de penser servir sérieusement et à long terme une humanité nouvelle. L'expression de Chiara Lubich, Former des hommes-monde, ayant l'âme et le coeur de Jésus, est plus que jamais actuelle. Ainsi seulement pourra-t-on interpréter des attentes et les espérances de l'homme".



Programme du Pape en octobre


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en octobre:

Samedi 4: Place St.Pierre à 18 h, veillée de prière pour l'assemblée du Synode des évêques.

Dimanche 5: Basilique vaticane à 10 h, messe pour l'ouverture du Synode.

Dimanche 12: Basilique vaticane à 10 h, messe d'action de grâce pour la canonisation de François de Montmorency-Laval, évêque, et de Marie de l'Incarnation (Marie Guyart) (France - Canada).


Dimanche 19: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de clôture du Synode et béatification de Paul VI. 

Observations finales du Comité ONU sur les droits de l'enfant


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Siège a remis au département compétent des Nations-Unies un document intitulé Comments of the Holy See on the Concluding Observations of the Committee on the Rights of Child. Ces observations finales, qui ont été publiées le 5 février à Genève par le Comité sur les Droits de l'enfant, contenaient notamment la réponse du Saint-Siège et l'affirmation de sa disponibilité au dialogue dans le cadre de son adhésion à la Convention sur les droits de l'enfant.

La réponse du Saint-Siège, en anglais, est accessible sur le site vatican:



http://www.vatican.va/roman_curia/secretariat_state/2014/documents/rc-seg-st-20140205_concluding-observations-rights-child_en.html

Intervention du Cardinal Parolin aux Nations-Unies


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a pris la parole mercredi dernier devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Après avoir remercié la présidence américaine pour avoir invité le Saint-Siège à s'exprimer devant le Conseil sur les menaces que le terrorisme fait peser sur la paix et la sécurité internationale, le Cardinal Parolin a souligné la justesse de réagir à l'impact inhumain du terrorisme: Le phénomène du "terrorisme n'afflige pas seulement quelques pays, certaines régions du monde ou certains groupes religieux. C'est un crime qui frappe la communauté internationale. L'usage croissant du terrorisme dans certains pays constitue un défis qui implique un engagement collectif des états et des personnes de bonne volonté... La coopération internationale doit également traiter les causes fondamentales du terrorisme et ce qui le nourrit et le fait grandir. Le défis qu'il pose est en grande partie culturel. Des jeunes gens qui partent s'unir à des groupes terroristes proviennent souvent de familles émigrées et pauvres, déçus par l'exclusion sociale et l'absence de valeurs des sociétés de l'opulence. Outre la rigueur de la loi, il faut trouver des ressources pour éviter que ces citoyens deviennent des terroristes à l'étranger. Quant aux gouvernements, ils doivent agir aux côtés de la société civile en vue de régler les problèmes des communautés à risque de recrutement mais aussi de radicalisation, afin de rendre sereine et fructueuse leur intégration. Sujet international représentant une communauté religieuse mondiale, le Saint-Siège réaffirme que le croyant a la responsabilité de condamner qui cherche à séparer foi et raison, et qui manipule la religion pour justifier la voie violente... Mais, pour mettre fin au phénomène terroriste, il faut atteindre une compréhension culturelle entre les pays, les peuples et les cultures, ainsi que la justice sociale pour tous".     

Contre le terrorisme et toute violence


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Le Centre international pour le dialogue inter-religieux et inter-culturel Roi Abdallah (Jordanie, siège à New York) a diffusé une déclaration solennelle, approuvée par l'ensemble du Conseil d'administration du KAICIID (composé de représentants des principales religions), par l'Autriche, l'Arabie Saoudite et l'Espagne, et signée pour le Saint-Siège par le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Cette déclaration entend réagir à la violence et à la crise humanitaire qui frappe tout particulièrement l'Irak et la Syrie:


"Nous croyons dans la sacralité de la vie et la dignité de la personne. Nous croyons que la religion favorise le respect et la réconciliation. Que le dialogue inter-religieux et inter-culturel est une voie vers la paix et la cohésion sociale. Nous réaffirmons les principes de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et tout particulièrement le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ces droits universels et inaliénables sont à la base de la liberté, de la justice et de la paix du monde. Si nous condamnons toutes les formes violentes de conflit, à commencer par la violence exercée au nom de la religion. Il faut que ce phénomène cesse. Nous déplorons la perte de tant de vies et saluons tous ceux qui s'efforcent d'alléger les souffrances et de favoriser le bien-être, l'harmonie et la paix. Nous nous opposons à la manipulation de la religions à fin de guerre et condamnons énergiquement toutes les formes du terrorisme, qui qu'en soit l'auteur et quelle qu'en soit l'intention. Nous rejetons toue les discours de haine et d'extrémisme qui incitent à la violence et alimentent les préjugés. Quels qu'ils soient, préjugés et intolérances doivent être combattus. Nous dénonçons l'usage abusif de la religion destiné à justifier tout type d'oppression et entendons faciliter la résolution pacifique des conflits en amenant au dialogue les parties. Pour ce nous voulons développer et améliorer le dialogue entre les religions et les cultures qui seul peut favoriser le respect, la compréhension et la coopération. Nous voulons aussi accroître ces principes entre les religions en faisant en sorte que l'on voit un frère dans l'autre, qu'on apprécie la différence comme un enrichissement plutôt que de percevoir l'altérité comme une menace".  

Possessions cardinalices


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Jeudi 2 octobre à 18 h, le Cardinal Vincent Gerard Nichols, Archevêque de Westminster (GB), prendra possession du titre du Rédempteur et St.Alphonse de Via Merulana.

Samedi 4 octobre à 18 h, le Cardinal Andrew Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul (Corée), prendra possession du titre de St.Chrysogone.

Dimanche 5 octobre à 18 h, le Cardinal Leopoldo José Brenes Solórzano, Archevêque de Managua (Nicaragua), prendra possession du titre de St.Joachim aux Prati di Castello.


Audiences


Cité du Vatican, 26 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Klaus Schwab (Allemagne), Président fondateur du Forum Economique Mondial.

M.Abdou Diouf (Sénégal), Secrétaire Général de la Francophonie.

Mgr.Joseph Chennoth, Nonce apostolique au Japon.


M.Diego Bossio, Directeur Général de la sécurité sociale (Argentine).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 26 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.José Antonio Fernández Hurtado, Archevêque métropolitain de Durango (superficie 82.017, population 1.385.000, catholiques 1.170.000, prêtres 178, diacres 8, religieux 275), au Mexique. Jusqu'ici Evêque de Tuxtepec (Mexique), il succède à Mgr.Héctor González Martínez, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


jeudi 25 septembre 2014

Fin de la réunion orthodoxes catholiques à Amman


Cité du Vatican, 25 septembre 2014 (VIS). La XIII session plénière de la Commission internationale pour le dialogue entre les Eglises orthodoxe et catholique s'est achevée mardi à Amman (Jordanie). A l'invitation du Patriarche gréco-orthodoxe de Jérusalem SB Théophile III, y ont pris part des délégués de treize des quatorze Eglises autocéphales orthodoxes (absent le Patriarcat de Bulgarie) et vingt-trois représentants catholiques. Les travaux ont été présidés par le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pour l'unité, et par le Métropolite Jean de Pergame. Le Prince jordanien Ghazi bin Muhammad, grand expert du dialogue inter-religieux, a été invité à assister à la session du 22. Comme d'habitude, les membres catholiques et orthodoxes se sont d'abord réunis séparément, la délégation orthodoxe discutant notamment le projet de texte préparé par le comité de coordination à la suite des réunions de Rome en 2011 et de Paris en 2012. Le plan de travail porte sur synodalité et primat La part catholique a amélioré le texte pour mieux répondre à l'aspect méthodologique. Face au grand nombre de questions soulevées, la Commission a décidé de revoir le texte provisoire en vue de la prochaine réunion du Comité de coordination, qui préparera la session plénière successive. Les participants, qui se sont rendus sur les lieux attachés au baptême de Jésus, ont exprimé leur grande préoccupation et leur solidarité envers les chrétiens et les autres minorités religieuses persécutées en Irak. Ils ont réaffirmé qu'aucun crime se saurait trouver sa justification dans l'invocation de Dieu ou sous prétexte de la religion, félicitant tous ceux qui assistent ces millions de réfugiés et tout particulièrement l'action du Roi Abdallah II . Suppliant les chefs religieux de la région de soutenir leurs fidèles dans la résolution de retourner dès que possibles dans leurs pays. Avec le soutien de la communauté internationale, c'est le seul moyen de protéger les persécutés et de garantir le maintien de la présence chrétienne dans la région. Relançant leur appel à la libération du Métropolitain d'Alep et de l'Evêque Boulos Yazi, et des autres personnes enlevées, prêtres, religieux et laïcs, les participants ont tenu à remercier l'Eglise locale pour son accueil, y compris la possibilité de travailler sereinement et de prier ensemble avec les fidèles locaux.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 25 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a substitué à Mgr.Rogelio Ricardo Livieres Plano, Mgr.Ricardo Jorge Valenzuela Ríos, Evêque de Villarrica del Espíritu Santo (Paraguay), qu'il a nommé Administrateur apostolique Sede Vacante du diocèse de Ciudad del Este (Paraguay).


La substitution d'un Evêque paraguayen


Cité du Vatican, 25 septembre 2014 (VIS). La Salle de Presse a diffusé le communiqué suivant: Après avoir pris connaissance du résultat des visites canoniques ordonnées par la Congrégation pour les évêques et par celle pour le clergé, le Saint-Père a décidé d'écarter Mgr.Rogelio Ricardo Livieres Plano et de le remplacer à la tête du diocèse de Ciudad del Este (Paraguy) par un Administrateur apostolique Sede Vacante en la personne de Mgr.Ricardo Jorge Valenzuela Ríos, Evêque de Villarrica del Espiritu Santo (Paraguay). La délicate mesure adoptée par le Saint-Siège, qui se fonde sur une série de graves questions pastorales, est dictée par la sauvegarde de l'unité du diocèse et de la communion épiscopale nationale. Dans l'exercice de son ministère d'unité du corps épiscopal et du peuple des fidèles, le Pape demande au clergé et à la communauté diocésaine de Ciudad del Este de recevoir les mesures prises dans un esprit d'obéissance et de docilité éclairé par la foi. Il invite l'Eglise qui est au Paraguay et ses pasteurs à engager un processus de réconciliation qui écarte tout esprit partisan ou polémique, de manière à ce que soit sauvegardée la réputation de l'Eglise.  

Audiences


Cité du Vatican, 25 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mme Miroslava Rosas Vargas, nouvel Ambassadeur du Panamá venue lui présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie).

Le Cardinal Andrew Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul (Corée).

Mgr.Giacinto Berloco, Nonce apostolique en Belgique et au Luxembourg.

Mgr.Claudio Gugerotti, Nonce apostolique en Biélorussie.

Mgr.Ettore Balestrero, Nonce apostolique en Colombie.


M.Marcos Aguinis (Argentine).
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