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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 23 septembre 2014

Migrations et indifférence


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Ce matin a été présenté en Salle de Presse le message papal pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (18 janvier 2015: Une Eglise sans frontière, mère de tous), portant la date du 3 septembre. Le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations, était assisté du Secrétaire Mgr.Joseph Kalathiparamil. Le Cardinal a d'abord expliqué que le Saint-Père a tenu à dater le document le jour du centenaire de l'élection de Benoît XV, qui le premier attira l'attention de l'opinion sur la question des migrations et appela à une journée annuelle de sensibilisation. Au long de son histoire, l'Eglise a fait face à de multiples situations du genre. Aujourd'hui toutefois, le phénomène migratoire "pose de nouveaux défis à cause de sa dimension mais aussi de ses effets socio-économiques, politiques culturels et religieux. Le commandement biblique de l'accueil de l'étranger, "de lui ouvrir les portes comme s'il s'agissait de Dieu, se heurte à des réactions, surtout lorsque certains sujets commentent des irrégularités voire des délits... Ainsi se sont ouverts des débats sur la justification et les modalités de réponse au phénomène, à tous les niveaux mais surtout dans les communautés supportant un flux croissant d'arrivées". Le rejet et le repli font parfois place à la générosité, ce qui interpelle l'Eglise. Comment peut-elle répondre? Le Pape conseille d'abord de renoncer à soi-même, d'écarter nos peurs et de dépasser nos réflexes de défense. "Etre accueillants signifie simplement donner de notre temps, partager avec des personnes moins fortunées les ressources reçues de Dieu". Ensuite il faut solliciter la responsabilité des institutions, locales, nationales et internationales en vue d'une plus large collaboration, et enfin "humaniser la condition de vie des migrants en intensifiant" la lutte contre "les raisons qui poussent des populations entières à quitter leur pays". Puis Mgr.Kalathiparamil a évoqué le nombre croissant des demandeurs d'asile, qui implique pour les pays d'accueil une réalité de plus en plus multi-ethnique et multi-culturelle. Ceci rend nécessaire une nouvelle approche face à la migration forcée. "La fuite vers le salut...incluant un voyage dangereux voire mortel...reste souvent la seule solution pour gagner un pays où l'on recherche la sécurité et les conditions d'une vie digne". Ceux qui sont privés de documents sont malheureusement dans l'impossibilité de répondre aux sévères critères requis. Vulnérables et sans défense, ils deviennent la proie facile de trafiquants d'êtres humains. "Les états sont appelés à collaborer dans un esprit international de solidarité, afin de répondre au besoin de protection" des migrants, auxquels il faut garantir la dignité. Le respect du caractère central de la personne doit aller de pair avec le dialogue entre les peuples. "Aujourd'hui l'enjeu est de ne pas s'habituer aux drames que vivent les personnes contraintes à l'exil, de ne pas laisser l'indifférence prévaloir au profit de la faiblesse de la nature humaine. Les chrétiens ne doivent pas être tentés de maintenir une prudente distance des plaies du Seigneur" que portent de nos jours les migrants et les réfugiés.   

Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2015


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Voici le message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (18 janvier 2015), intitulée L'Eglise sans frontières, mère de tous:

"Jésus est l’évangélisateur par excellence, l’Evangile en personne. Sa sollicitude, particulièrement envers les plus vulnérables et marginalisés, nous invite tous à prendre soin des personnes plus fragiles et à reconnaître son visage souffrant, surtout dans les victimes des nouvelles formes de pauvreté et d’esclavage. Le Seigneur dit: J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. La mission de l’Eglise, pèlerine sur la terre et mère de tous, est donc d’aimer Jésus-Christ, de l’adorer et de l’aimer, particulièrement dans les plus pauvres et abandonnés. Au nombre de ceux-ci figurent certainement les migrants et les réfugiés, qui cherchent à tourner le dos aux dures conditions de vie et aux dangers de toute sorte... L’Eglise ouvre ses bras pour accueillir tous les peuples, sans distinctions et sans frontières et pour annoncer à tous que Dieu est amour. Après sa mort et sa résurrection, Jésus a confié aux disciples la mission d’être ses témoins et de proclamer l’Evangile de la joie et de la miséricorde. Le jour de la Pentecôte, avec courage et enthousiasme, ils sont sortis du Cénacle. La force du Saint-Esprit a prévalu sur les doutes et les incertitudes et a fait que chacun comprenait leur annonce dans sa propre langue. Ainsi, dès ses débuts, l’Eglise est une mère au cœur ouvert sur le monde entier, sans frontières. Ce mandat couvre désormais deux mille ans d’histoire, mais depuis les premiers siècles, l’annonce missionnaire a mis en lumière la maternité universelle de l’Eglise, développée ensuite dans les écrits des pères de l’Eglise et reprise par le concile Vatican II. Les pères conciliaires ont parlé d’Ecclesia Mater pour en expliquer la nature. Elle génère, en effet, des fils et des filles qu’elle incorpore et qu’elle enveloppe déjà de son amour en prenant soin d’eux".
"L’Eglise sans frontières, mère de tous, diffuse dans le monde la culture de l’accueil et de la solidarité, selon laquelle personne ne doit être considéré inutile, encombrant ou être écarté. En vivant effectivement sa maternité, la communauté chrétienne nourrit, oriente et indique le chemin, accompagne avec patience et se fait proche dans la prière et dans les œuvres de miséricorde. Aujourd’hui, tout cela prend une signification particulière. En effet, à une époque de si vastes migrations, un grand nombre de personnes laissent leur lieu d’origine et entreprennent le voyage risqué de l’espérance avec un bagage plein de désirs et de peurs, à la recherche de conditions de vie plus humaines. Souvent, cependant, ces mouvements migratoires suscitent méfiances et hostilités, même dans les communautés ecclésiales, avant même qu’on ne connaisse les parcours de vie, de persécution ou de misère des personnes impliquées. Dans ce cas, suspicions et préjugés entrent en conflit avec le commandement biblique d’accueillir avec respect et solidarité l’étranger dans le besoin. D’une part, résonne dans le sanctuaire de la conscience l’appel à toucher la misère humaine et à mettre en pratique le commandement de l’amour que Jésus nous a laissé quand il s’est identifié avec l’étranger, avec celui qui souffre, avec toutes les victimes innocentes de la violence et de l’exploitation. D’autre part, à cause de la faiblesse de notre nature, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Le courage de la foi, de l’espérance et de la charité permet de réduire les distances qui séparent des drames humains. Jésus-Christ est toujours en attente d’être reconnu dans les migrants et dans les réfugiés, dans les personnes déplacées et les exilés, et aussi de cette manière il nous appelle à partager nos ressources, parfois à renoncer à quelque chose de notre bien-être acquis. Paul VI le rappelait, en disant que les plus favorisés doivent renoncer à certains de leurs droits, pour mettre avec plus de libéralité leurs biens au service des autres D’ailleurs, le caractère multiculturel des sociétés contemporaines encourage l’Eglise à assumer de nouveaux engagements de solidarité, de communion et d’évangélisation. Les mouvements migratoires, en effet, demandent qu’on approfondisse et qu’on renforce les valeurs nécessaires pour garantir la cohabitation harmonieuse entre les personnes et entre les cultures. A cet effet, ne peut suffire la simple tolérance, qui ouvre la voie au respect des diversités et qui met en route des parcours de partage entre des personnes d’origines et de cultures différentes. Ici, se greffe la vocation de l’Eglise à dépasser les frontières et à favoriser le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation à une attitude qui ait comme base la culture de la rencontre, seule capable de construire un monde plus juste et fraternel".

"Les mouvements migratoires ont cependant pris de telles dimensions que seule une collaboration systématique et effective, impliquant les états et les organisations internationales, peut être en mesure de les réguler efficacement et de les gérer. En effet, les migrations interpellent chacun, non seulement à cause de l’ampleur du phénomène, mais encore des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, et à cause des défis dramatiques qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale. Dans l’agenda international, trouvent place de fréquents débats sur l’opportunité, sur les méthodes et sur les réglementations pour affronter le phénomène des migrations. Il y a des organismes et des institutions, aux niveaux international, national et local, qui mettent leur travail et leur énergie au service de ceux qui cherchent par l’émigration une vie meilleure. Malgré leurs généreux et louables efforts, une action plus incisive et efficace est nécessaire, qui s’appuie sur un réseau universel de collaboration, fondé sur la défense de la dignité et de la centralité de chaque personne humaine. De cette manière, la lutte contre le honteux et criminel trafic d’êtres humains, contre la violation des droits fondamentaux, contre toutes les formes de violence, d’oppression et d’esclavage sera plus incisive. Travailler ensemble, cependant, exige réciprocité et synergie, avec disponibilité et confiance, étant entendu qu’aucun pays ne peut affronter seul les difficultés liées à ce phénomène, qui est si vaste qu’il concerne désormais tous les continents dans le double mouvement d’immigration et d’émigration. A la mondialisation du phénomène migratoire, il faut répondre par la mondialisation de la charité et de la coopération, de manière à humaniser les conditions des migrants. En même temps, il faut intensifier les efforts pour créer les conditions aptes à garantir une diminution progressive des causes qui poussent des peuples entiers à laisser leur terre natale, en raison de guerres et de famines, l’une provoquant souvent l’autre".


"A la solidarité envers les migrants et les réfugiés, il faut joindre le courage et la créativité nécessaires pour développer au niveau mondial un ordre économico-financier plus juste et équitable uni à un engagement croissant en faveur de la paix, condition indispensable de tout progrès authentique. Les migrants et les réfugiés ont une place spéciale dans le cœur de l’Eglise, qu'ils aident à...manifester sa maternité envers la famille humaine tout entière. Ne perdez pas votre confiance ni votre espérance!", recommande le Pape: "Pensons à la sainte Famille exilée en Egypte. Dans le cœur maternel de Marie et dans le cœur prévenant de Joseph s’est maintenue la certitude de ce que Dieu. N’abandonnez donc jamais cette même confiance dans le Seigneur".

Visite du Supérieur de la Fraternité d'Ecône


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s'est entretenu pendant deux heures avec Mgr.Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale St.Pie X, accompagné par ses Assistants l'Abbé Nikolaus Pfluger et l'Abbé Alain-Marc Nély. Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller était accompagné du Secrétaire et du Secrétaire adjoint du dicastère Mgr.Luis Ladaria Ferrer, SJ, et Mgr.Joseph Augustine Di Noia, OP, ainsi que de Mgr.Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Les parties, qui ont examiné certaines questions d'ordre doctrinal et canonique, ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation.

Commission théologique internationale


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Par la nomination de nouveaux Membres et la confirmation d'autres, se clôt le huitième quinquennat (2009 - 2014) de la Commission théologique internationale. Instituée par Paul VI en 1969, cette commission aide le Saint-Siège et en premier lieu la Congrégation pour la doctrine de la foi dans l'examen des principales questions doctrinales. Elle se compose d'une trentaine de théologiens de diverses écoles et nationalités, reconnus pour leur science et leur fidélité au Magistère. Ils sont nommés par le Pape pour un quinquennat sur proposition du Préfet de la Congrégation et après consultation des Conférences épiscopales. Depuis son institution, la Commission a publié vingt-sept documents, approuvés par son président. Cette année s'achève donc la session ouverte le 19 juin 2009 de ses actuels membres. Avant tout, le Saint-Siège tient à exprimer sa gratitude aux membres de la Commission qui s'apprêtent à conclure leur quinquennat pour la qualité de leur service. Les documents rédigés entre 2009 et 2014 sont: "La théologie aujourd'hui. Perspectives, principes et critères" (2012), "Dieu trine, unité des hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence" (2014), "Le Sensus Fidei dans la vie de l'Eglise (2014).

Le 26 juillet dernier, avec la nomination (rendue publique ce 23 septembre) par le Saint-Père de trente nouveaux Membres, la Commission théologique internationale a entamé un nouveau quinquennat (2014 - 2019) dont la fin correspondra, le 11 avril 2019, a la célébration de son cinquantenaire. Après la consultation des Conférences épiscopales et des Synodes orientaux le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a présenté au Pape un éventail de noms. C'est sur la base des propositions qui lui ont été présentées qu'il a choisi les théologiens et théologiennes appelé à siéger dans la Commission. Parallèlement a été renouvelé le mandat du P.Serge-Thomas Bonino, OP, comme Secrétaire général. Le nouvel organigramme montre un accroissement des composantes extra-européennes: 14 Membres européens (contre 18 précédemment), 5 sud-américans (contre 3), 4 asiatiques (inchangé), 3 africains (contre 2), 4 nord-américains (contre 2) et 1 australien (inchangé). Dans les deux derniers quinquennats on comptait deux présences féminines: Soeur Sara Butler, MSBT (USA), et Mme.Barbara Hallensleben (Allemagne - Suisse). Pour le nouveau quinquennat ont été nommées cinq théologiennes: Soeur Prudence Allen, RSM (USA), Soeur Alenka Arko, Com.Loyola (Slovénie - Russie), Mme.Moira Mary McQuenn (GB - Canada), Mme.Tracey Rowland (Australie), Mme.Marianne Schlosser (Allemagne - Autriche). Les femmes constituent désormais 16% de la Commission, ce qui est un signe d'un engagement féminin croissant dans la recherche théologique. En 2014 il a également été décidé de mieux diversifier les provenances ecclésiales des Membres, en fonction de leur statut religieux et des charismes particuliers qu'ils représentent. Leur première réunion, qui se tiendra du 1 au 5 décembre prochain en session plénière, devra décider des trois thèmes à traiter ces prochaines années.


La Commission théologique internationale a rénové et enrichi sa page du site web vatican (www.vatican.va), qui propose dans le cadre des activités liées à la Congrégation pour la doctrine de la foi tous ses documents (en diverses langues). Pour faciliter la consultation, elle ouvre un nouvel accès (www.cti.va), qui propose des rubriques linguistiques identiques (anglais, espagnol, français, italien, portugais...). L'avantage réside également dans la possibilité d'entrée selon une langue sans retourner au site vatican. Cette nouvelle page veut encourager et stimuler le dialogue grâce à une diffusion commode du patrimoine théologique de l'Eglise catholique toute entière.

Dire non à la prolifération des armes nucléaires


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Lundi dernier à Vienne (Autriche), le Sous Secrétaire pour les relations avec les états a pris part à la 58 Conférence générale de l'OIEA. Dans son intervention, Mgr.Antoine Camilleri a d'abord souligné que le Saint-Siège soutient pleinement les actions de l'institution, comme celles de l'OMS ou de la FAO. Elles contribuent, a-t-il estimé, au véritable développement de l'homme et favorisent la paix et la prospérité mondiale. Il considère en outre qu'une meilleure utilisation des nouveaux media et qu'une majeure collaboration entre les autorités politiques accroissent la conscience publique et la connaissance des actions de l'OIEA. Celles-ci recoupent l'appel du Pape à la fraternité, contenu dans son dernier message pour la Journée mondiale de la paix. Le représentant du Saint-Siège a ensuite rappelé que "la prévention de la prolifération des armes nucléaires est capitale pour l'humanité... Il faut que le désarmement nucléaire devienne l'objectif de tous les pays, des détenteurs au premier chef mais aussi des états qui sont en passe de l'acquérir. Il ne s'agit pas d'un objectif irréaliste. La paix exige un changement de route au moyen de décisions claires et précises dans la recherche du désarmement". Le Saint-Siège a donc renouvelé son appel aux gouvernants et aux experts de la défense à oeuvrer à l'objectif du désarmement nucléaire en ce premier centenaire de la grande guerre qui, avec la suivante, fait encore sentir ses graves conséquences. En conclusion, Mgr.Camilleri a souligné l'impact mondial de la catastrophe de Fukushima, qui a poussé à accroître la sécurité nucléaire. "Il faut tout faire pour éviter de tels accidents ou en minimiser les effets nocifs. Sa délégation soutient également les innovations tendant à la gestion ou à l'élimination des déchets nucléaires.   

Audiences


Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin vingt-un prélats de la Conférence épiscopale ghanéenne en visite Ad Limina:

Mgr.Gabriel Charles Palmer-Buckle, Archevêque d'Accra.

Mgr.Francis Anani Kofi Lodonu, Evêque de Ho.

Mgr.Gabriel Akwasi Ababio Mante, Evêque de Jasikan.

Mgr.Anthony Kwami Adanuty, Evêque de Keta - Akatsi.

Mgr.Joseph Kwaku Afrifah-Agyekum, Evêque de Koforidua.

Mgr.Matthias Kobena Nketsiah, Archevêque de Cape Coast.

Mgr.John Bonaventure Kwofie, CSSP, Evêque de Sekondi - Takoradi.

Mgr.Joseph Francis Kweku Essien, Evêque de Wiawso.

Mgr.Gabriel Justice Yaw Anokye, Archevêque de Kumasi et Administrateur apostolique d'Obuasi, accompagné de ses prédécesseurs Mgr.Peter Kwasi Sarpong et Mgr.Thomas Kwaku Mensah.

Mgr.Peter Kwaku Atuahene, Evêque de Goaso.

Mgr.Joseph Osei-Bonsu, Evêque de Konongo - Mampong.

Mgr.Matthew Kwasi Gyamfi, Evêque de Sunyani.

Mgr.Dominic Yeboah Nyarko, Evêque de Techiman.

Mgr.Philip Naameh, Archevêque de Tamale.

Mgr.Peter Paul Angkyier, Evêque de Damongo.

Mgr.Alfred Agyenta, Evêque de Navrongo - Bolgatanga.

Mgr.Paul Bemile, Evêque de Wa.

Mgr.Vincent Sowah Boi-Nai, SVD, Evêque de Yendi.

Mgr.Gabriel Edoe Kumordji, SVD, Vicaire apostolique de Donkorkrom.

Hier après-midi, 22 septembre, il avait reçu:

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.


Le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Archevêque de Valence (Espagne).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 23 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé ou renouvelé pour un quinquennat les Membres de la Commission théologique internationale:

Le P.Serge-Thomas Bonino, OP (France), Secrétaire général.
L'Abbé Terwase Henry Akaabiam (Nigeria).
Soeur Prudence Allen, RSM (USA).
Soeur Alenka Arko, Com.Loyola (Slovénie - Russie).
Mgr.Antonio Luiz Catelan Ferreira (Brésil).
Mgr.Piero Coda (Italie).
L'Abbé Lajos Dolhai (Hongrie).
Le P.Peter Dubovsky, SJ (Slovaquie).
L'Abbé Mario Angel Flores Ramos (Mexique).
L'Abbé Carlos María Galli (Argentine).
L'Abbé Krzysztof Gózdz (Pologne).
L'Abbé Gaby Alfred Hachem (Liban).
Le P.Thomas Kollamparampil, CMI (Inde).
L'Abbé Oswaldo Martínez Mendoza (Colombie).
Mme.Moira Mary McQuenn (GB - Canada).
L'Abbé Karl-Heinz Menke (Allemagne).
L'Abbé John Junyang Park (Corée).
Le P.Bernard Pottier, SJ (Belgique).
L'Abbé Javier Prades López (Espagne).
Mme.Tracey Rowland (Australie).
M.Héctor Gustavo Sánchez Rojas, SCV (Pérou).
Mme.Marianne Schlosser (Allemagne - Autriche).
L'Abbé Nicholaus Segeja M'Hela (Tanzanie).
L'Abbé Pierangelo Sequeri (Italie).
L'Abbé Zeljko Tanjic (Croatie).
Le P.Francisco P.Timoner III, OP (Philippines).
Le P.Gabino Uribarri Bilbao, SJ (Espagne).
L'Abbé Philippe Vallin (France).

Le P.Thomas G.Weinandy, OFM.Cap (USA).

lundi 22 septembre 2014

Le Pape remercie la Vierge de son voyage en Albanie


Ci du Vatican, 22 septembre 2014 (VIS). Vers midi, le Saint-Père s'est rendu à Ste.Marie Majeure pour remercier la Vierge au terme de son voyage en Albanie. Il a prié en silence dans la chapelle de la Salus Populi Romani et a déposé un bouquet de fleurs reçu hier lors de sa visite au centre Béthanie. Après le Salve Regina, le Pape est regagné le Vatican.

Aucune violence ne peut être commise au nom de Dieu


Cité du Vatican, 22 septembre 2014 (VIS). Hier à 16 h, après avoir déjeuné à la nonciature avec les évêques albanais, le Pape s'est rendu à l'Université catholique Notre-Dame du Bon Conseil, instituée en 2004 et administrée par une fondation des Fils de l'Immaculée de Tirana, pour rencontrer les chefs des autres confessions et religions du pays: judaïsme, protestantisme, islman et soufisme. Le Pape s'est dit heureux de les rencontrer parce que leur présence constitue "un signe de dialogue et de collaboration pour le bien de toute la société". Il a d'abord rappelé que l'Albanie avait été le "témoin des violences et des drames que peuvent provoquer l’exclusion forcée de Dieu de la vie personnelle et communautaire: "Quand, au nom d’une idéologie, on veut expulser Dieu de la société, on finit par adorer des idoles, et bien vite aussi l’homme s’égare lui-même, sa dignité est piétinée, ses droits violés. Vous savez bien à quelles brutalités peut conduire la privation de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, et comment à partir de ces blessures se forme une humanité radicalement appauvrie, parce que privée d’espérance et de référence à des idéaux. Les changements survenus à la fin du siècle dernier ont eu pour effet positif aussi de créer les conditions pour une réelle liberté de religion. Cela a donné à chaque communauté la possibilité de raviver des traditions qui ne s’étaient jamais éteintes, malgré les persécutions féroces, et a permis à tous d’offrir, à partir de sa propre conviction religieuse, une contribution positive à la reconstruction morale, avant la reconstruction économique du pays". Cependant, a ajouté le Pape citant Jean-Paul II, "la vraie liberté religieuse a horreur des tentations de l’intolérance et du sectarisme et promeut des attitudes de dialogue respectueux et constructif. Nous ne pouvons pas ne pas reconnaître combien l’intolérance envers celui qui a des convictions religieuses différentes des siennes propres est un ennemi particulièrement insidieux, qui malheureusement se manifeste aujourd’hui en différentes régions du monde. En tant que croyants, nous devons être particulièrement vigilants pour que la religiosité et l’éthique que nous vivons avec conviction et dont nous témoignons avec passion s’exprime toujours par des attitudes dignes du mystère que l’on entend honorer, en refusant avec résolution comme non vraies, parce que non dignes de Dieu ni de l’homme, toutes ces formes qui représentent un usage déformé de la religion. La religion authentique est source de paix et non de violence! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège! Discriminer au nom de Dieu est inhumain".

De ce point de vue, a souligné le Saint-Père, "la liberté religieuse n’est pas un droit qui puisse être garanti uniquement par le système législatif en vigueur, qui est aussi nécessaire: c’est un espace commun, une atmosphère de respect et de collaboration qui est construit avec la participation de tous, même de ceux qui n’ont aucune conviction religieuse". Le Pape a ainsi indiqué deux attitudes qui pourraient être particulièrement utiles pour promouvoir cette liberté religieuse: "La première, c’est celle de voir en tout homme et en toute femme, même en ceux qui n’appartiennent pas à sa propre tradition religieuse, non des rivaux, encore moins des ennemis, mais bien des frères et des sœurs. Celui qui est assuré de ses convictions propres n’a pas besoin de s’imposer, d’exercer des pressions sur l’autre, il sait que la vérité a sa force de rayonnement propre... Chaque tradition religieuse, à l’intérieur d’elle-même, doit réussir à rendre compte de l’existence de l’autre. La seconde "est l’engagement en faveur du bien commun. Chaque fois que l’adhésion à sa propre tradition religieuse fait germer un service plus convaincu, plus généreux, plus désintéressé pour la société tout entière, il y a un exercice authentique et un développement de la liberté religieuse. Celle-ci apparaît alors non seulement comme un espace d’autonomie légitimement revendiquée, mais comme une potentialité qui enrichit la famille humaine par son exercice progressif. Regardons autour de nous : combien sont nombreux les besoins des pauvres, combien nos sociétés doivent encore trouver des chemins vers une justice sociale plus répandue, vers un développement économique inclusif! Combien l’âme humaine a besoin de ne pas perdre de vue le sens profond des expériences de la vie et de récupérer l’espérance! Dans ces domaines d’action, les hommes et des femmes inspirés par les valeurs de leur propre tradition religieuse peuvent offrir une contribution importante, même irremplaçable. C’est là aussi un terrain particulièrement fécond pour le dialogue interreligieux".

"Je voudrais dire quelque chose quelque chose d'un fantôme, le relativisme. Face au phénomène, nous devons adopter un principe clair: On ne peut dialoguer si l'on ne part pas de son identité propre. Sans identité le dialogue ne peut exister. Ce serait un dialogue fantôme, un dialogue en l'air, sans intérêt. Chacun de nous a sa propre identité religieuse et est fidèle à celle-ci. Mais le Seigneur sait comment faire avancer l'histoire. Nous partons chacun de notre identité, en ne faisant pas semblant d'en avoir une autre, parce que cela ne sert à rien...c'est du relativisme. Ce qui nous unit est notre chemin de vie, c'est la bonne volonté de partir de son identité pour faire le bien à nos frères et sœurs... Chacun de nous offre le témoignage de son identité à l'autre et dialogue avec l'autre. Ensuite le dialogue peut aller plus avant sur des questions théologiques, mais le plus important, le plus beau, c'est de marcher ensemble sans trahir notre identité, sans la cacher, sans hypocrisie". Le Pape a conclu en encourageant les chefs religieux "à maintenir et développer la tradition de bonnes relations entre les communautés religieuses existantes en Albanie, et à vous sentir unis dans le service de votre chère patrie. Avec un trait d'humour, on pourrait dire que cela ressemble à une équipe de foot: les catholiques contre tous les autres, mais tous ensemble pour le bien de la patrie et de l'humanité! Continuez d'être le signe pour votre pays et pour les autres que les relations cordiales et la féconde collaboration entre hommes de religions différentes sont possibles".



Mise en garde contre les nouvelles formes de dictature


Cité du Vatican, 22 septembre 2014 (VIS). Hier après-midi à Tirana, le Pape François s'est rendu à la cathédrale pour célébrer les vêpres et s'adresser au clergé, séminaristes, religieux et mouvements de laïcs. Consacré en 2002, l'édifice qui peut accueillir 700 personnes, est orné d'une verrière représentant Jean-Paul II et Mère Teresa. Après les témoignages bouleversants d'un prêtre de 83 ans et d'une religieuse de 85 ayant subi la persécution du régime athée, le Pape a fondu en larmes. Après avoir embrassé ces deux témoins vivants, il a renoncé au discours écrit et a improvisé: "Nous avons entendu dans la lecture: Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort... Durant les deux derniers mois, je me suis préparé à cette visite en lisant l’histoire de la persécution en Albanie. Cela a été une surprise, car je ne savais pas que votre peuple avait tant souffert. Aujourd’hui, sur mon trajet depuis l’aéroport, j'ai vu tant de portraits de ces martyrs qui montrent que le peuple n'a pas oublié ceux qui ont tant souffert. Un peuple de martyrs! Et je viens d'en serrer deux dans mes bras. Je ne peux vous dire que ce qu'ils ont dit, par leur vie, par leurs paroles simples. Ils racontent ces faits douloureux avec simplicité. Comment ont-ils fait pour survivre à tant de tribulations? Ils nous disent ce que nous avons entendu dans le passage de la seconde épître aux Corinthiens: Dieu est le Père miséricordieux et le Dieu de toute consolation. C’est lui qui nous a consolés... Ils ont souffert physiquement et psychiquement, dans l'angoisse de l’incertitude d'être ou non fusillés. Ils vivaient avec cette angoisse et le Seigneur les consolait. Je pense à Pierre enchaîné pendant que l’église priait pour lui. Le Seigneur a consolé Pierre, comme il a consolé nos deux martyrs survivants". La communauté chrétienne priait pour eux. "C'est cela le mystère de l’Eglise, que le Seigneur console humblement, secrètement aussi. Il console dans l’intimité du cœur et il console avec sa force. Eux, j’en suis sûr, ceux qui sont réconfortés ne se vantent pas de ce qu’ils ont vécu... Ils nous disent que pour nous, qui avons été appelés par le Seigneur pour le suivre de près, l’unique consolation vient du Christ. Malheur à nous si nous cherchons une autre consolation! Malheur aux prêtres, aux religieux, aux sœurs, aux novices, aux personnes consacrées quand ils cherchent des consolations loin du Seigneur. Je ne veux pas vous bastonner”, ni devenir votre bourreau. Mais sachez bien que si vous cherchez de la consolation ailleurs, vous ne serez pas heureux: Tu ne pourras consoler personne, parce que ton cœur n’a pas été ouvert à la consolation du Seigneur. Et tu finiras, comme dit Elie au peuple d’Israël, en clochant des deux jambes. Soit donc béni le Père de notre Seigneur, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort". C’est ce qu’ont fait les deux témoins que nous venons d'entendre: "Humblement, sans prétention, sans se vanter, ils nous ont rendu un service, celui de nous consoler: Ils nous ont dit que, pécheurs, le Seigneur a été avec eux. Voilà le chemin. Ne vous découragez donc pas. Et excusez-moi je me sers de vous comme exemple, mais nous devons tous être des exemples les uns pour les autres. Rentrons chez nous en pensant que nous avons touché des martyrs".

Voici maintenant le texte que le Saint-Père avait préparé, et qu'il a remis à l'Archevêque de Tirana: "C’est pour moi une grande joie de vous rencontrer et je vous remercie pour votre accueil. Parmi vous, je puis mieux exprimer ma proximité à votre engagement d’évangélisation. Depuis que votre pays est sorti de la dictature, les communautés ecclésiales ont recommencé à cheminer et à s’organiser pour l’action pastorale, et elles regardent avec espérance vers l’avenir. Ma pensée reconnaissante va en particulier à ces pasteurs qui ont payé d’un prix élevé leur fidélité au Christ et leur décision de rester unis au Successeur de Pierre. Ils ont été courageux dans la difficulté et dans l’épreuve. Il y a encore parmi nous des prêtres et des religieux qui ont fait l’expérience de la prison et de la persécution, comme la sœur et le frère qui nous ont raconté leur histoire. Je vous embrasse avec émotion et je rends grâce à Dieu pour votre témoignage fidèle, qui stimule toute l’Eglise à poursuivre avec joie l’annonce de l’Evangile".

"Mettant à profit cette expérience, l’Eglise en Albanie peut grandir dans le zèle missionnaire et dans le courage apostolique. Je connais et j’apprécie l’engagement avec lequel vous vous opposez à de nouvelles formes de dictature qui risquent de rendre esclaves les personnes et les communautés. Si le régime athée cherchait à étouffer la foi, ces dictatures, plus sournoises, peuvent étouffer la charité. Je pense à l’individualisme, aux rivalités et aux confrontations exaspérées: C’est une mentalité mondaine qui peut contaminer aussi la communauté chrétienne. Il ne sert à rien de se décourager devant ces difficultés, n’ayez pas peur d’avancer sur la route du Seigneur. Il est toujours à vos côtés, il vous donne sa grâce et vous aide à vous soutenir les uns les autres, à vous accepter comme vous êtes, avec compréhension et miséricorde, à cultiver la communion fraternelle. L’évangélisation est plus efficace quand elle est mise en œuvre avec unité d’intention et avec une collaboration sincère entre les différentes réalités ecclésiales et entre les missionnaires et le clergé local. Cela comporte le courage de poursuivre dans la recherche des formes de travail commun et d’aide réciproque dans les domaines de la catéchèse, de l’éducation catholique, comme aussi de la promotion humaine et de la charité. Dans ces domaines aussi, l’apport des mouvements ecclésiaux, qui savent faire des projets et agir en communion avec les Pasteurs et entre eux est précieux. C’est ce que je vois ici: Des évêques, des prêtres, des religieux et des laïcs, toute une Eglise qui veut cheminer dans la fraternité et dans l’unité. Quand l’amour du Christ est placé au-dessus de tout, même d’exigences particulières légitimes, on devient alors capable de sortir de nous-mêmes, de nos petitesses personnelles ou de groupe, et d’aller vers Jésus qui s’approche de nous dans les frères. Ses plaies sont encore visibles aujourd’hui sur le corps de beaucoup d’hommes et de femmes qui ont faim et soif, qui sont humiliés, qui se trouvent en prison ou à l’hôpital. Et vraiment en touchant et en soignant avec tendresse ces plaies, il est possible de vivre l’Evangile jusqu’au bout et d’adorer Dieu vivant au milieu de nous".

"Nombreux sont les problèmes que vous affrontez chaque jour. Ils vous poussent à vous immerger avec passion dans une activité apostolique généreuse. Toutefois, nous savons que seuls nous ne pouvons rien faire. Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain. Cette conscience nous appelle à donner chaque jour la juste place au Seigneur, à lui consacrer du temps, à lui ouvrir notre cœur, afin qu’il agisse dans notre vie et dans notre mission. Ce que le Seigneur promet à la prière confiante et persévérante dépasse ce que nous imaginons: Au-delà de ce que nous demandons, il nous donne aussi l’Esprit. La dimension contemplative devient indispensable, au milieu des engagements les plus urgents et les plus pesants. Et plus la mission nous appelle à aller vers les périphéries existentielles, plus notre cœur sent le besoin intime d’être uni à celui du Christ, plein de miséricorde et d’amour. Sachant que les prêtres et les personnes consacrées ne sont pas encore en nombre suffisant, le Seigneur vous répète: La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux! Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Il ne faut pas oublier que cette prière part d’un regard, celui de Jésus, qui voit l’abondance de la moisson. Avons-nous, nous aussi ce regard? Savons-nous reconnaître l’abondance des fruits que la grâce de Dieu a fait croître, et du travail qu’il y a à faire dans le champ du Seigneur? C’est de ce regard de foi sur le champ de Dieu que naît la prière, l’invocation quotidienne et pressante au Seigneur pour les vocations sacerdotales et religieuses. Vous, chers séminaristes, et vous, chers postulants et novices, vous êtes le fruit de cette prière du peuple de Dieu, qui précède et accompagne toujours votre réponse personnelle. L’Eglise en Albanie a besoin de votre enthousiasme et de votre générosité. Le temps que vous consacrez à une solide formation spirituelle, théologique, communautaire et pastorale, est fécond en vue de servir de façon adéquate, demain, le peuple de Dieu. Les gens, plus que des maîtres, cherchent des témoins, des témoins humbles de la miséricorde et de la tendresse de Dieu, des prêtres et des religieux conformés au Bon Pasteur, capables de communiquer à tous la charité du Christ".


"Je rends grâce à Dieu, avec vous comme avec le peuple albanais tout entier, pour les nombreux missionnaires, hommes et femmes, dont l’action a été déterminante pour la renaissance de l’Eglise et reste encore aujourd’hui d’une grande importance. Ils ont contribué notablement à consolider le patrimoine spirituel qu’évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs albanais ont conservé, au milieu d’épreuves et de tribulations très dures. Pensons au grand travail accompli par les instituts religieux pour relancer l’éducation catholique, un travail qui mérite d’être reconnu et soutenu. Et puis, ne vous découragez pas devant les difficultés. Dans le sillage de vos pères, soyez tenaces dans le témoignage rendu au Christ, et marchez ensemble avec Dieu, vers l’espérance qui ne déçoit jamais. Que sur votre chemin, vous vous sentiez toujours accompagnés et soutenus par l’affection de l’Eglise toute entière".

Visite au Centre Béthanie: Ici la foi se fait charité concrète


Cité du Vatican, 22 septembre 2014 (VIS). La visite au Centre Béthanie, à une trentaine de km de Tirana, a constitué la dernière étape du voyage apostolique en Albanie. Fondée par l'italienne Antonietta Vitale en 1999, cette institution accueille de nombreux handicapés et enfants marginalisés ou pauvres qui sont pris en charge par un groupe de volontaires laïcs: Dans des lieux comme celui-ci, a dit le Pape François "nous sommes tous confirmés dans la foi, tous aidés à croire, parce que nous voyons la foi se faire charité concrète. Nous la voyons porter lumière et espérance dans des situations de grande détresse... Cette foi qui opère dans la charité déplace les montagnes de l’indifférence, de l’incrédulité et de l’apathie... A travers des gestes humbles et simples du service aux petits passe la Bonne Nouvelle que Jésus est ressuscité et vit au milieu de nous... Ce centre, en outre, témoigne qu’une cohabitation pacifique et fraternelle entre des personnes appartenant à différentes ethnies et à des confessions religieuses différentes est possible. Ici, les différences n’empêchent pas l’harmonie, la joie et la paix, elles deviennent même l’occasion d’une connaissance plus profonde et d’une compréhension réciproque... Chaque communauté religieuse s’exprime par l’amour et non par la violence, elle n’a pas honte de la bonté! A celui qui la fait grandir en lui, la bonté donne une conscience tranquille, une joie profonde même au milieu des difficultés et des incompréhensions. Jusque dans les offenses subies, la bonté n’est pas faiblesse, mais vraie force capable de renoncer à la vengeance. Le bien a du prix en lui-même et nous rapproche de Dieu, Souverain Bien... Le bien paie infiniment plus que l’argent, qui au contraire déçoit, parce que nous avons été créés pour accueillir l’amour de Dieu et le donner à notre tour, et non pour mesurer chaque chose sur la base de l’argent ou du pouvoir". Le Pape a alors cité une phrase d'un des enfants de Béthanie à propos des volontaires qui y œuvrent: "Depuis quinze ans, ils se sacrifient avec joie par amour de Jésus et par amour de nous". C’est une phrase, a dit le Saint-Père, "qui révèle combien le don de soi par amour de Jésus suscite joie et espérance, et combien le service des frères se transforme dans le fait de régner ensemble en Dieu. Ces paroles...peuvent sembler paradoxales à une grande partie de notre monde qui a de la difficulté à les comprendre et cherche fébrilement dans les richesses terrestres, dans la possession et dans le divertissement pris comme fin en soi, la clé de sa propre existence, trouvant au contraire aliénation et étourdissement. Le secret d’une existence réussie est au contraire d’aimer et de se donner par amour. Alors, on trouve la force de se sacrifier avec joie et l’engagement le plus prenant devient source d’une joie plus grande. Alors, les choix définitifs de vie ne font plus peur, mais ils apparaissent dans leur vraie lumière, comme une manière de réaliser pleinement sa liberté". Enfin, le Saint-Père a prié saint Antoine de Padoue, patron du centre, de les accompagner dans leur chemin. "Continuez avec confiance à servir dans les pauvres et dans les abandonnés le Seigneur Jésus et à le prier pour que les cœurs et les esprits de tous s’ouvrent au bien, à la charité agissante, source de joie vraie et authentique". A la sortie de la chapelle où s'était déroulé l'entretien, le Pape a dialogué avec les enfants du centre. Après les avoir salués, il a rejoint l'aéroport de la capitale albanaise pour regagner Rome, où son avion a atterri peu après 21 h 30'.

Le Pape s'adresse aux journaliste dans l'avion du retour


Ci du Vatican, 22 septembre 2014 (VIS). Dans le vol de retour sur Rome, le Saint-Père a répondu aux questions de trois journalistes albanais ayant couvert le voyage apostolique dans leur pays:

Etes-vous parti avec une idée en tête à propos des albanais, de l'Albanie. L'albanais a souffert, mais est aussi tolérant. Avez-vous trouvé quelque autre qualité...juste pour faire revenir l'aigle à son nid?: "L'albanais n'est pas seulement tolérant, c'est un frère. Il est capable de fraternité et plus encore. Cela se voit dans sa façon de vivre avec les autres, de collaborer entre musulmans, orthodoxes et catholiques. Ils collaborent, mais comme des frères. Une autre chose encore qui m'a touchée dès le début, c'est la jeunesse de ce pays...le plus jeune d'Europe. Mais on voit que l'Albanie a un développement supérieur dans la culture et aussi le gouvernement, grâce à cette fraternité".

Quelle émotion avez-vous ressentie en circulant sur le boulevard central de Tirana, sous les portraits des clercs martyrisés sous le régime communiste, dans un pays où l'athéisme d'état a été imposé jusqu'il y a 25 ans?: "Cela fait deux mois que j'étudie un peu cette période difficile de l'Albanie, pour la comprendre. J'ai étudié aussi ses origines. Vos racines culturelles sont très belles et fortes. Cette période de votre histoire a été cruelle. Son niveau de cruauté terrible. Quand j'ai vu ces photos, et pas seulement de catholiques ou d'orthodoxes aussi, de musulmans, et quand j'ai pensé à ce qu'on leur avait dit: Mais tu ne dois pas croire en Dieu. Mais moi je n'y crois! Et boum, ils l'éliminaient. C'est pourquoi je dis que les trois composantes religieuses ont donné un témoignage de Dieu et maintenant elles donnent un témoignage de fraternité".

Vous venez de visiter l'Albanie qui est à majorité musulmane. Cette visite a eu lieu à un moment délicat pour le monde, Vous avez vous-même déclaré que la troisième guerre mondiale avait commencé. Le message de votre visite s'adressait-il seulement aux albanais ou va-t-il au-delà?: "Non, il va au-delà. L'Albanie a tracé une route de paix, de coexistence et de collaboration qui va vers d'autres pays ayant des racines ethniques différentes... C'est un pays musulman dans sa majorité. Oui, mais ce n'est pas un pays musulman. C'est un pays européen... l'Albanie est un pays européen justement par sa culture, cette culture de coexistence, pour la culture historique qu'il a eu aussi".

Après l'Albanie, quels sont les prochains voyages?: "Le 25 novembre à Strasbourg, pour parler devant le Conseil de l'Europe et le Parlement européen. Ensuite, le 28, peut-être, la Turquie pour être là pour la fête du 30, la saint André, avec le Patriarche oecuménique Barthélémy.

Nous avons compris que vous avez une vision de l'Albanie un peu différente de celle des européens, qui voient pratiquement l'Europe comme l'Union européenne. Vous avez choisi pour première visite dans un pays d'Europe, un pays de la périphérie qui ne fait pas partie de l'Union européenne. Que pouvez-vous dire à ceux qui regardent seulement l'Europe des puissants?: "Mon voyage a été un message. Il se veut un signal".


Nous vous avons tous vu pleurer, je crois, pour la première fois. Cette rencontre avec le clergé a-t-elle été le moment le plus émouvant de votre voyage?: "Entendre parler un martyr de son propre martyre c'est fort! Je crois que tous ceux qui étaient là étaient émus, tous. Et ces témoins parlaient comme s'il s'agissait d'un autre, avec un naturel, une humilité. Cela m'a fait un grand bien".

Visite du Président letton


Cité du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président letton M.Andris Berzins, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états: Se félicitant de la qualité de leurs relations, saluant aussi la notable contribution que l'Eglise catholique offre à la communauté nationale en matière éducative et sociale, les parties ont abordé certains aspects de la vie du pays comme du contexte international, notamment en prévision du semestre de présidence de Conseil de l'Union Européenne que la Lettonie assumera à compter de janvier prochain. Un attention particulière a été portée à l'Ukraine, dans l'espoir d'une solution politique de la crise, fondée sur le dialogue et sur le droit.


Des pasteurs proches des fidèles


Cité du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Le Pape François a reçu les évêques participant au séminaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Saluant des hôtes qui "ne se sont pas laissés décourager par les difficultés et les défis du monde qui accentuent la difficulté d'être évêque", il les a félicités d'avoir placé leur confiance dans le Seigneur, à la suite des premiers disciples. Puis il leur a rappelé "l'impérieuse nécessité d'une conversion missionnaire", une mission qui, si elle "touche tout baptisé et chaque communauté, regarde les pasteurs appelés à la vivre et à en témoigner au premier chef comme guides des Eglises particulières: Je vous recommande donc d'orienter votre vie et votre ministère en fonction de la mission qui interpelle le peuple de Dieu. Au coeur de la conversion missionnaire de l'Eglise se place le service à l'humanité... Un bel exemple de ce service pastoral est offert par les martyrs coréens... Solidement attachés au Bon Pasteur, ils n'ont pas hésité à verser leur sang pour l'Evangile, dont ils étaient les fidèles diffuseurs et les témoins héroïques. L'Eglise a besoin de tels pasteurs serviteurs, qui sachent s'incliner pour laver les pieds des gens, proches des fidèles, pères et frères à la fois, remplis de miséricorde et aimant la pauvreté, qui est liberté vis à vis du Seigneur et simplicité de vie... Efforcez vous donc d'imprimer une vraie dimension missionnaire à vos existences comme à celles de vos diocèses, afin que ces communautés s'accroissent de nouveaux membres. D'où l'importance de votre mode de vie, du témoignage de votre ministère épiscopal au service du peuple de Dieu. Soyez tout particulièrement proches de vos prêtres. Ayez soin de la vie religieuse et aimez les pauvres". Evoquant enfin l'imminent Synode sur la famille, le Pape a rappelé que "les familles sont à la base de l'action évangélisatrice, tant par leur mission éducatrice propre que par leur part à la vie des paroisses. Développez par conséquent la pastorale familiale afin que, accompagnées et bien formées, les familles puissent donner le meilleur d'elles à la vie de l'Eglise et de la société".  

L'Eglise doit être un signe de la miséricorde du Seigneur


Ci du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Hier soir, le Pape a reçu les participants à la rencontre internationale, intitulée Le projet pastoral d'Evangelii Gaudium, organisée par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Dans son discours, il a évoqué l'urgence de la mission évangélisatrice, prenant d'abord pour exemple le récit de Matthieu dans lequel Jésus a pitié de la multitude le suivant, voyant des gens las et prostrés comme des brebis sans berger: "Combien de personnes, dans les nombreuses périphéries existentielles sont aujourd'hui lasses et prostrées et attendent l'Eglise, nous attendent! "Comment les atteindre?... Si le Pape n'a pas pour rôle d'offrir une analyse détaillée et complète de la réalité, il doit inviter toute l'Eglise à cueillir les signes des temps que le Seigneur nous offre sans cesse... Ces signes...doivent être relus à la lumière de l'Evangile... c'est le moment de l'engagement concret, c'est le contexte dans lequel nous sommes appelés à travailler pour faire grandir le Royaume. Combien de pauvreté et de solitude voyons-nous malheureusement aujourd'hui dans le monde? Combien de personnes vivent en grande souffrance et demandent à l'Eglise d'être un signe de la proximité, de la bonté, de la solidarité et de la miséricorde du Seigneur. Voilà une tache qui revient tout particulièrement à ceux qui ont la responsabilité de la pastorale... Ils sont appelés à reconnaître et lire ces signes des temps pour donner une réponse sage et généreuse".

"Face à toutes ces exigences pastorales, face à toutes ces demandes d'hommes et de femmes, nous courons le risque de nous effrayer et de nous replier sur nous-mêmes dans une attitude de peur et de défense. De là, naît la tentation de la suffisance et du cléricalisme, de codifier la foi en règles et instructions, comme faisaient les scribes, les pharisiens et les docteurs de la loi au temps de Jésus. Tout sera clair, bien ordonné, mais le peuple croyant et en recherche continuera d'avoir faim et soif de Dieu. J'ai parfois dit aussi que l'Eglise me semblait un hôpital de campagne: tant de personnes blessées qui nous demande d'être proches, qui nous demandent ce que l'on demandait à Jésus, de la proximité. Avec cette attitude de scribes, de docteurs de la loi et de pharisiens, nous ne donnerons jamais de témoignage de proximité". Puis le Pape a cité la parabole dans laquelle Jésus parle du propriétaire d'une vigne qui, ayant besoin d'ouvriers, sort de chez lui à différentes heures de la journée pour les chercher: "Il n'est pas sorti qu'une seule fois... Tous ceux qui sont responsables de la pastorale peuvent trouver un bel exemple dans cette parabole. Sortir à différents moments de la journée pour aller à la rencontre de ceux qui sont à la recherche du Seigneur. Rejoindre les plus faibles et les plus nécessiteux pour leur apporter le soutien de se sentir utiles dans la vigne du Seigneur, ne serait-ce que pour une heure seulement... Ne suivons pas, s'il vous plaît, la voix des sirènes qui appellent à faire de la pastorale une série convulsive d'initiatives, sans réussir à trouver l'essentiel de l'engagement d'évangélisation. Il semble parfois que nous soyons plus préoccupés de multiplier les activités plutôt que d'être attentifs aux personnes et à leur rencontre avec Dieu. Une pastorale qui n'a pas cette attention devient peu à peu stérile". Le Pape François a alors conseillé aux participants patience et persévérance: "Le Verbe de Dieu est entré en patience au moment de l'Incarnation, et ainsi jusqu'à la mort sur la Croix. Patience et persévérance. Nous n'avons pas de baguette magique pour tout, mais nous avons la confiance du Seigneur qui nous accompagne et ne nous abandonne jamais...Faisons le bien, mais sans attendre de récompense. Semons et rendons témoignage. Le témoignage est le début d'une évangélisation qui touche le cœur et le transforme. Les mots sans le témoignage ne servent à rien! Le témoignage c'est ce qui porte et rend valide la parole. Merci de votre engagement! Je vous bénis et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi, parce que je dois beaucoup parler et donner moi aussi un peu de témoignage chrétien", a conclu le Saint-Père.



Réforme du procès matrimonial canonique


Ci du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a décidé le 27 août dernier l'institution d'une Commission spéciale d'étude pour la réforme du procès matrimonial canonique, qui entrera en fonction au plus tôt. Son but est de préparer une proposition de réforme du procès en la matière, destinée à simplifier la procédure tout en sauvegardant le principe d'indissolubilité.

Présidée par Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine, les Membres de cette commission sont le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr.Dimitrios Salachas, Exarque apostolique pour les catholiques de rite byzantin, Mgr.Maurice Monier, Mgr.Leo Xavier Michael Arokiaraj et Mgr.Alejandro W.Bunge, Prélats auditeurs de la Rote, le P.Konstanc Miroslav Adam, OP, Recteur de l'Angelicum, le P.Jorge Horta Espinoza, OFM, Doyen de la Faculté de droit canonique de l'Antonianum, et M.Paolo Moneta, canoniste.


Envoyé spécial à Cologne


Cité du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 6 août par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), son Envoyé spécial au 850 anniversaire de la translation de Milan à Cologne des reliques des Rois Mages (Cologne, Allemagne, 28 septembre). Il sera accompagné par Mgr.Klaus Krämer, Président de Missio-Aachen et de l'Oeuvre missionnaire de la Ste.Enfance, et par l'Abbé Hubertus Bötticher, Doyen d'Arnsberg.

Audiences


Cité du Vatican, 20 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

M.Thorbjorn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l'Europe.

La Présidente argentine, Mme.Cristina Fernández de Kirchner.

Le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la Conférence épiscopale italienne.

Le Cardinal Lluís Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone (Espagne).

Mgr.Alcides Jorge Pedro Casaretto, Evêque émérite de San Isidro (Argentine).


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 20 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Blase J.Cupich, Archevêque métropolitain de Chicago (superficie 3.654, population 6.251.000, catholiques 2.438.000, prêtres 1.559, diacres 660, religieux 2.787), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Spokane (USA), il succède au Cardinal Francis E.George, OMI, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Dom Riccardo Luca Guariglia, OSB, Abbé ordinaire de l'abbaye territoriale de Montevergine (superficie 3, population 232, catholiques 232, prêtres 12, religieux 27), en Italie. Il était jusqu'ici Prieur et Maître des novices de ce même monastère.

Le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde), son Envoyé spécial au 500 anniversaire de l'évangélisation du Myanmar (Yangoun 21 - 23 novembre).


Mgr.Paolo Rudelli (Italie), Envoyé spécial et Observateur permanent près le Conseil de l'Europe.

dimanche 21 septembre 2014

L'Albanie est un exemple de convivialité inter-religieuse fructueuse


Ci du Vatican, 21 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père est arrivé à 9 h en Albanie, pour effectuer son quatrième voyage pastoral hors d'Italie. C'est la seconde fois qu'un Pape se rend au Pays des Aigles. En 1993, deux ans après la fin de la dictature et les relations diplomatiques ayant été rétablies, Jean-Paul II y avait fait une visite pastorale. Il avait célébré la messe en la cathédrale de Scutari, qui avait été transformée en palais des sports, et béni la première pierre du nouveau sanctuaire de Notre Dame du Bon Conseil rasé en 1967. Ces dernières années ont également été reconstruits à Tirana l'église du Sacré Coeur des Jésuites et la cathédrale orthodoxe de la Résurrection. Accueilli à l'aéroport de Tirana par le Nonce apostolique Mgr.Ramiro Moliner Inglès et le Premier Ministre M.Edi Rama, le Pape François a gagné par la route le palais présidentiel où l'attendait le chef de l'état le Président Bujar Nishani. Après un entretien privé, il s'est exprimé devant les corps constitués, le corps diplomatique et les autorités religieuses du pays, parcourant le cheminement suivi par l'Albanie pour retrouver la liberté. Voici son discours:

"Je suis très heureux d’être avec vous, sur la noble terre d’Albanie, terre des héros qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance du pays, et terre des martyrs qui ont témoigné de leur foi aux temps difficiles de la persécution. Merci de votre invitation à visiter le Pays des Aigles et de votre accueil festif. Près d’un quart de siècle s’est écoulé depuis que l’Albanie a retrouvé le chemin, rude mais passionnant, de la liberté. Celle-ci a permis à la société albanaise d’entreprendre un parcours de reconstruction matérielle et spirituelle, de susciter beaucoup d’énergies et d’initiatives, de s’ouvrir à la collaboration et aux échanges avec les pays voisins des Balkans et de la Méditerranée, de l’Europe et du monde entier. La liberté retrouvée vous a permis de regarder vers l’avenir avec confiance et espérance, de lancer des projets et de tisser à nouveau des relations d’amitié avec les nations voisines et lointaines. Le respect des droits humains, parmi lesquels se distingue la liberté religieuse et d’expression de la pensée, est, en effet, une condition préalable au développement même du pays qu’il soit social ou économique. Quand la dignité de l’homme est respectée et que ses droits sont reconnus et garantis, fleurissent aussi la créativité et l’esprit d’initiative, et la personnalité humaine peut déployer ses multiples initiatives en faveur du bien commun. Je me réjouis particulièrement d’une heureuse caractéristique de l’Albanie, qui est préservée avec beaucoup de soin et d’attention. Je fais référence à la cohabitation pacifique et à la collaboration entre ceux qui appartiennent à différentes religions. Le climat de respect et de confiance réciproque entre catholiques, orthodoxes et musulmans est un bien précieux pour le pays, et acquiert une importance spéciale à notre époque où le sens religieux authentique est travesti par des groupes extrémistes, et où les différences entre les diverses confessions sont déformées et manipulées au point d'en faire un dangereux facteur d’affrontement et de violence. Au contraire, il faut en faire un instrument de dialogue ouvert et respectueux, et de réflexion commune sur ce que signifie croire en Dieu et suivre sa loi. Que personne ne pense pouvoir se faire de Dieu un bouclier lorsqu’il projette et accomplit des actes de violence et de mépris! Que personne ne prenne prétexte de la religion pour accomplir ses propres actions contraires à la dignité de l’homme et à ses droits fondamentaux, en premier lieu celui à la vie et à la liberté religieuse de tous".

"Ce qui se passe en Albanie démontre, au contraire, que la cohabitation pacifique et fructueuse entre personnes et communautés appartenant à des religions différentes est, non seulement souhaitable, mais concrètement possible et réalisable. En effet, la cohabitation pacifique entre les différentes communautés religieuses est un bien inestimable pour la paix et pour le développement harmonieux d’un peuple. C’est une valeur qui est gardée et qui s’accroît chaque jour par l’éducation au respect des différences et des identités spécifiques, ouvertes au dialogue et à la collaboration pour le bien de tous, et par l’exercice de la connaissance et de l’estime les uns des autres. C’est un don qui est toujours demandé au Seigneur dans la prière. Puisse l’Albanie continuer toujours sur cette route, devenant pour beaucoup de pays un exemple dont on s’inspire. Après l’hiver de l’isolement et des persécutions, est venu enfin le printemps de la liberté. Au moyen d'élections libres et de nouvelles formes institutionnelles. Le pluralisme démocratique s’est consolidé, favorisant la reprise des activités économiques. Beaucoup de personnes, surtout au début, poussées par la recherche d’un travail et de meilleures conditions de vie, ont pris le chemin de l’émigration et participent à leur manière au progrès de la société albanaise. Beaucoup d’autres ont redécouvert les raisons de rester dans le pays et de le construire de l’intérieur. Les peines et les sacrifices de tous ont contribué à l’amélioration des conditions générales. Pour sa part, l’Eglise catholique a pu reprendre une existence normale, reconstituant sa hiérarchie et renouant le fil d’une longue tradition. Des lieux de culte ont été construits ou reconstruits, parmi lesquels se distingue le sanctuaire de Notre Dame du Bon Conseil. Des écoles ont été fondées ainsi que d’importants centres éducatifs et d’assistance, à la disposition de tous les citoyens. La présence de l’Eglise et son action sont dès lors perçues à juste titre non seulement comme un service à la communauté catholique, mais aussi à la nation tout entière. La bienheureuse Mère Teresa, avec les martyrs qui ont héroïquement témoigné de leur foi, auxquels va toute notre reconnaissance et notre prière, se réjouissent certainement au ciel de l’engagement des hommes et des femmes de bonne volonté pour faire refleurir la société et l’Église en Albanie.

Mais maintenant de nouveaux défis se présentent auxquels il faut répondre. Dans un monde qui tend à la mondialisation économique et culturelle, il convient de faire tous les efforts pour que la croissance et le développement soient mis à la disposition de tous, et pas seulement d’une partie de la population. De plus, un tel développement ne sera pas authentique s’il n’est aussi durable et équitable, c’est à dire s’il ne se souvient pas des droits des pauvres et ne respecte pas l’environnement. A la mondialisation des marchés, il est nécessaire que corresponde une mondialisation de la solidarité. La croissance économique doit s’accompagner d’un plus grand respect de l'environnement, mais aussi des droits individuels, ceux des réalités intermédiaires entre l’individu et l’Etat doivent être protégés, et la première de toutes ces réalités c’est la famille. L’Albanie aujourd’hui peut affronter ces défis dans un cadre de liberté et de stabilité, qui sont consolidées et qui font bien espérer pour l’avenir. Je remercie cordialement chacun de vous pour l’accueil délicat qui m'est fait et, comme le fit saint Jean-Paul II en avril 1993, j’invoque sur l’Albanie la protection de Marie, Mère du Bon Conseil, lui confiant les espérances de tout le peuple albanais. Que Dieu répande sur l’Albanie sa grâce et sa bénédiction".

Le Pape salue la fidélité de l'Eglise albanaise


Cité du Vatican, 21 septembre 2014 (VIS). A l'homélie de la messe célébrée sur la Place Mère Teresa, le Saint-Père a tracé l'histoire du pays et de son Eglise. Faisant écho aux lectures du livre de l'Exode et de l'épître aux romains, dans laquelle Paul raconte sa prédication en Illyrie et la paix qui viendra (région antique à laquelle appartient l'actuelle Albanie), le Saint-Père a tracé l'histoire du pays et de son Eglise en reprenant le passage évangélique où Luc rapporte le choix des 72 choisis par Jésus pour annoncer au loin le Royaume: Le Christ, a dit le Pape François, "est venu porter dans le monde l’amour de Dieu et il veut le répandre par la communion et la fraternité. Pour cela il forme tout de suite une communauté de disciples, une communauté missionnaire, qu'il prépara à la mission, à aller partout. La méthode missionnaire est claire et simple. Les disciples vont dans les maisons et leur annonce commence par une salutation pleine de sens: Que la paix soit dans cette maison! Ce n’est pas seulement une salutation, c’est aussi un don, l'offrande de la paix. Venant aujourd’hui parmi vous...sur cette place dédiée à une humble et grande fille de cette terre, la bienheureuse Teresa de Calcutta, je vous dit: La paix dans vos maisons, paix dans vos cœurs, paix dans votre pays!". Dans la mission des disciples "se reflète l’expérience missionnaire de la communauté chrétienne de tous les temps. C'est l'Eglise toute entière, chaque baptisé, que le Ressuscité vivant envoie annoncer l’Evangile à tous les peuples. Au cours des siècles, l’annonce de paix portée par les messagers de Jésus n’a pas toujours été bien accueillie. Parfois les portes se sont fermées. Dans un passé récent, la porte de votre pays a également été fermée, bloquée par le verrou des interdictions et des prescriptions d’un système qui niait Dieu et interdisait la liberté religieuse. Ceux qui avaient peur de la vérité et de la liberté faisaient tout pour bannir Dieu du cœur de l’homme et exclure le Christ et l’Eglise de l’histoire de votre pays, même si celui-ci a été parmi les premiers à recevoir l’Evangile".

"En pensant à ces décennies d’atroces souffrances et de très dures persécutions contre les catholiques, les orthodoxes et les musulmans, nous pouvons dire que l’Albanie a été une terre de martyrs: Beaucoup d’évêques, de prêtres, de religieux et de fidèles laïques, mais aussi de ministres d'autres religions, ont payé de leur vie leur fidélité. Les preuves de grand courage et de cohérence dans la profession de la foi ne manquent pas. Combien de chrétiens ne se sont pas pliés devant les menaces, mais ont continué sans vaciller sur la route entreprise. Je me rends spirituellement à ce mur du cimetière de Scutari, symbole du martyre des catholiques, où on exécutait les fusillades, et avec émotion je dépose ma prière et mon souvenir reconnaissant et impérissable. Le Seigneur a été à vos côtés pour vous soutenir. Il vous a guidés et consolés et enfin vous a enlevés sur les ailes de l’aigle comme il fit un jour avec l’ancien Israël. L’aigle du drapeau albanais, vous rappelle au sens de l’espérance, à remettre toujours votre confiance en Dieu, qui ne déçoit pas mais qui est toujours à nos côtés, surtout dans les moments difficiles. Aujourd’hui les portes de l’Albanie se sont ouvertes et le temps d’un nouvel engagement missionnaire pour tous les membres du peuple de Dieu est en train de mûrir. Tout baptisé a une place et une tâche à développer dans l’Eglise et dans la société. Que chacun se sente appelé à s’engager généreusement dans l’annonce de l’Evangile et dans le témoignage de la charité. Que chacun se sente appelé à renforcer les liens de la solidarité pour promouvoir des conditions de vie plus justes et plus fraternelles pour tous".


"Aujourd’hui je suis venu vous féliciter de ce dont vous avez témoigné, mais aussi vous encourager à faire croître l’espérance en vous et autour de vous. N'oubliez pas l'image de l'aigle qui, sans oublier son aire, vole haut. Je suis venu vous engager à impliquer les nouvelles générations, à vous nourrir assidûment de la Parole en ouvrant vos cœurs au Christ, à son Evangile, à la rencontre des autres. Ainsi serez vous des exemples pour l'Europe toute entière. Que votre foi soit joyeuse et radieuse, qu’elle montre que la rencontre avec le Christ donne sens à la vie des hommes, de tout homme... Eglise qui vit en cette terre d’Albanie, merci pour ton exemple de fidélité. Beaucoup de tes fils et de tes filles ont souffert pour le Christ, y compris jusqu’au sacrifice de leur vie. Sans oublier les blessures de tant de ses fils et filles... Que leur témoignage soutienne tes pas, aujourd’hui et demain, sur la voie de l’amour, de la liberté, de la justice et surtout de la paix".

Les jeunes doivent être ouverts et solidaires


Ci du Vatican, 21 septembre 2014 (VIS). A l'issue de la messe, le Pape a récité l'angélus et s'est adressé à l'assemblée: "Je désire vous saluer tous, qui êtes venus d’Albanie et des pays voisins. Je vous remercie de votre présence et du témoignage de votre foi. Je m’adresse en particulier aux jeunes, que j'invite à construire leur existence sur Jésus-Christ. O dit que l'Albanie est le pays le plus jeune d'Europe! Celui qui construit sur le Christ construit sur le roc, parce que lui est toujours fidèle, même si nous manquons de fidélité. Jésus nous connaît mieux que quiconque. Lorsque nous nous trompons, il ne nous condamne pas mais nous dit: Va et désormais ne pèche plus. Chers jeunes, vous êtes la nouvelle génération de l’Albanie, l'avenir de votre pays. Avec la force de l’Evangile et l’exemple des martyrs du passé, sachez dire non à l’idolâtrie de l’argent, non à la fausse liberté individualiste, non aux dépendances et à la violence. Au contraire. dites oui à la culture de la rencontre et de la solidarité, oui à la beauté inséparable du bien et de la vérité, oui à la vie dépensée avec grandeur d’âme et fidélité dans les plus petites choses. Ainsi vous construirez une Albanie meilleure et un monde meilleur. Tournons-nous maintenant vers la Vierge Marie, que vous vénérez surtout sous le titre de Notre Dame du Bon Conseil. Je me rends spirituellement au sanctuaire de Scutari, qui vous est si cher, et je lui confie l’Eglise de l'Albanie et le peuple albanais tout entier, en particulier les familles, les enfants et les personnes âgées, qui sont la mémoire vivante du peuple. Que la Vierge vous guide pour marcher ensemble avec Dieu, vers l’espérance qui ne déçoit pas".


vendredi 19 septembre 2014

Visite du Président arménien


Cité du Vatican, 19 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président arménien M.Serzh Sargsyan, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états: Ces entretiens ont été l'occasion pour les parties de se féliciter du renforcement de leurs relations, tout en évoquant la place du christianisme dans l'histoire comme dans la vie du peuple arménien. Elles ont ensuite appelé de leurs voeux un règlement négocié des complexes questions régionales non résolues. Il a également été question des conflits du moyen Orient, dans l'espoir que les pays et les communautés religieuses impliquées s'accordent pour obtenir la paix entre les peuples. Les parties se sont tout particulièrement penchées sur la situation des communautés chrétiennes et des autres minorités religieuses de la région, tout comme à la crise humanitaire frappant les réfugiés en provenance des zones de conflit.



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