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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 21 novembre 2014

L’émigration, une aspiration à l’espérance


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). ''L’émigration reste une aspiration à l’espérance malgré les évènements dramatique enregistrés ces dernières années". Recevant les participants au VII Congrès mondial de la pastorale des migrants, le Pape a évoqué les raisons qui poussent de nombreux habitants des zones sous développées de la planète à chercher ailleurs un avenir meilleur pour leurs familles, au risque de désillusions et d’échecs provoqués en grande partie par la crise économique qui touche, à des degrés divers, tous les pays du monde. Pendant trois jours, le congrès a étudié les dynamiques de la coopération et du développement dans la pastorale des migrations, en particulier, les inégalités, la pauvreté, l’accroissement démographique, le manque croissant d’emploi dans certains secteurs du marché du travail, les catastrophes liées aux changements climatiques, les guerres et les persécutions, le désir des jeunes générations de se déplacer à la recherche de nouvelles opportunités. Le congrès a aussi examiné comment la connexion entre coopération et développement met en avant les différents intérêts des états et des migrants, d’une part, et les opportunités dont ils pourraient bénéficier, d’autre part. En fait, a-t-il poursuivi, "les pays d’accueil tirent des avantages à employer des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, remédiant aussi souvent au vide créé par la crise démographique. Les pays desquels partent les migrants, quant à eux, enregistrent une certaine atténuation du problème de la pénurie d’emploi, et tirent surtout des bénéfices des versements d’argent faits au profit des familles restées dans la patrie". Mais ces bénéfices s’accompagnent de problèmes comme l’appauvrissement des pays d’origine dû à la fuite des cerveaux, la fragilité des enfants qui grandissent sans l’un ou l’autre de leurs parents, et le risque de rupture des mariages à cause des absences prolongées. En revanche, dans les pays d’accueil, les émigrés ont des difficultés d’insertion dans les tissus urbains déjà problématiques, et des difficultés d’intégration et de respect des conventions culturelles et sociales. "C’est pourquoi les agents pastoraux jouent un rôle précieux d’invitation au dialogue, à l’accueil et à la légalité, de médiation avec les personnes du pays d’accueil. Dans les pays d’origine, en revanche, la proximité avec les familles et les jeunes ayant des parents qui ont migré peut atténuer les retombées négatives liées à leur absence". Mais les implications de la sollicitude pastorale de l’Eglise en matière de coopération, de développement et de migrations, comme l’a réaffirmé le congrès, vont au-delà.

C’est là que l’Eglise a son mot à dire pour que "la communauté chrétienne s’efforce d’accueillir continuellement les immigrés et partager avec eux les dons de Dieu, en particulier le don de la foi. Celle-ci soutient des projets d’évangélisation et d’accompagnement des migrants au long de leur voyage, du pays d’origine à travers les pays de transit, jusqu’au pays d’accueil, avec une attention particulière pour répondre à leurs exigences spirituelles par la catéchèse, la liturgie et la célébration des sacrements. Malheureusement les migrants vivent souvent des situations de désillusion, de découragement et de solitude, parfois même de marginalisation...partagés entre déracinement et intégration. C’est ici aussi que l’Eglise cherche à être un espace d’espérance. Elle élabore des programmes de formation et de sensibilisation, hausse la voix pour défendre les droits des migrants, offre son assistance même matérielle, sans exclusion, afin que chacun soit traité comme enfant de Dieu. Dans la rencontre avec les migrants, il est important d’adopter une perspective intégrale, de manière à mettre en valeur leurs capacités au lieu d’y voir seulement un problème à résoudre... Cela requiert à tous les niveaux un minimum de participation à la vie de la communauté humaine. Cela est d’autant plus nécessaire dans la communauté chrétienne où personne n’est étranger, et où chacun mérite d’être accueilli et soutenu. L’Eglise, en plus d’être une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus Christ dans le prochain, est une mère sans limite et sans frontière. Elle est mère de tous et s’efforce de nourrir la culture de l’accueil et de la solidarité, où personne n’est inutile, pas à sa place ou à rejeter... C’est pourquoi, les migrants, avec leur humanité avant même leurs valeurs culturelles, élargissent le sens de la fraternité humaine. En même temps, leur présence est un rappel aux besoins d’éradiquer les inégalités, les injustices et les oppressions. Ainsi, les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d’une identité plus riche pour les communautés qui les accueillent, ainsi que pour les personnes qui les accueillent, en participant au développement de sociétés inclusives, créatives et respectueuses de la dignité de tous". Le Saint-Père a conclu son intervention en invoquant sur les participants au congrès la protection de Marie et de Joseph, "qui ont fait l’expérience de la difficulté de l’exil d'Egypte".


Message vidéo au IV Festival de la doctrine sociale


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est adressé par vidéo au participants au IV Festival de la doctrine sociale de l'Eglise en cours à Vérone (Italie). Il y offre quelques réflexions: "La crise socio-économique inquiète et désoriente, au point que certains pense qu'on ne peut rien y faire. Il y a une grande tentation de replis du soi qui risque d'être un prétexte pour ne pas entendre le cri des pauvres ni voir la souffrance de qui a perdu sa dignité en perdant son emploi. Les personnes qui ne pensent qu'à soigner leurs propres blessures finissent par se travestir. Là est le piège, le risque d'une indifférence qui rend aveugle, sourd et muet, auto-référentiel au point de ne voir que ce qui se reflète dans notre miroir de Narcisse. Or nous sommes appelés à nous dépasser et à répondre aux problèmes réels...en prenant des initiatives... Dans le domaine économique il est urgent d'agir pour éviter que l'argent domine tout. C'est alors une globalisation dangereuse qui contrôle tout, dans laquelle l'argent devient patron. En l'occurrence, prendre l'initiative signifie avoir le courage de ne sa se laisser prendre au jeu de l'argent. Le profit à tout prix rend esclave. On a besoin d'un nouveau mode de voir les choses... Le problème réel n'est pas tant l'argent que les hommes. On ne peut réclamer à l'argent ce que seules les personnes peuvent faire. En lui même il ne créé pas le progrès. Ce sont les hommes qui doivent agir", relancer l'entreprise, innover technologiquement mais aussi par le biais de la participation et de la responsabilisation, par le dépassement de la passivité et de l'assistanat. "Prendre l'initiative signifie également considérer l'amour comme une réelle force de changement... Libérer les talents, c'est le début du changement, qui permet de dépasser les jalousies et les rivalités, les incompréhensions et les préjugés". Et puis, pour aller de l'avant il faut investir sans hésiter sur les jeunes, en ayant toute confiance en eux. Aller de l'avant ne peut se contenter d'initiatives individuelles et éparpillées. "Il y a besoin d'un projet partagé, qui ait une finalité, un parcours vers un but à atteindre. Il faut agir en peuple, avancer tous ensemble et trouver en cela un sens de plénitude".  

Les chrétiens veulent avancer ensemble


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu hier après-midi le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, en clôture de son assemblée plénière consacrée aux perspectives oecuméniques à cinquante ans des documents conciliaires Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum et Lumen Gentium. Ces textes, "bien reçus ont permis, sur la base de donnés tirées de l'Ecriture comme de la Tradition, de modifier le comportement des catholiques envers les autres Eglises et communautés ecclésiales. L'hostilité et l'indifférence qui avaient creusé des fossés apparemment infranchissables et provoqué de profondes blessures appartiennent au passé. Nous sommes dans un processus de guérison qui permet d'accueillir nos frères et soeurs dans l'unité profonde qui vient de notre baptême... Cet anniversaire nous invite également à rendre grâce pour les fruits récoltés durant ce demi-siècle, et notamment comment apprécier le bon et le vrai dans la vie des autres chrétiens...ou approfondir les contacts entre communautés en développant de nouvelles formes de collaboration. Les traductions oecuméniques de l'Ecriture, les actions communes en défense de la vie et de la dignité de la personne, la protection de la nature ou la lutte contre les injustices" en sont le résultat. Ceci dit, "on ne saurait céder au doute ou à la résignation. Continuons d'avoir confiance en Dieu...dans notre approche des enjeux oecuméniques. Cultivons un oecuménisme spirituel...pour avancer ensemble dans la voie de l'Evangile. L'oecuménisme spirituel qui trouve son point d'orgue dans la Semaine de prière pour l'unité, vit et se développe à travers de multiples canaux: Un réseau mondial de prière et de méditation partagées qui, de la paroisse à la rencontre mondiale oxygène le corps ecclésial, mais aussi de gestes communs de charité, et de textes échangés fait croire la connaissance, le respect et l'estime réciproques... Unitatis Redintegratio invite à...témoigner du Christ jusqu'au sacrifice de la vie. Ces témoignages de sang n'ont jamais manqué durant ces cinquante années, jusqu'à nos jours... Les persécuteurs du Christ et de ses disciples ne font pas de différence confessionnelle car il les persécutent tous parce qu'ils sont chrétiens". Puis le Pape a souligné l'existence" d'un fort désir d'aller de l'avant ensemble, de prier et...de rendre service aux plus faibles. L'Esprit nous conduit dans ce cheminement commun qui nous apprend à se connaître afin que nous vivions pleinement dans la communion... La recherche de la pleine unité des chrétiens reste une priorité pour l'Eglise catholique et une préoccupation quotidienne du Pape. Cette unité est avant tout un don de Dieu, un action de l'Esprit à laquelle nous sommes tous appelés à collaborer".   

Session publique des Académies pontificales


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme au Cardinal Ravasi, Président du Conseil de coordination des Académies pontificales à l'occasion de leur IX Session publique. Le thème de la manifestation, préparé par l'Académie internationale mariale est: Marie, icône de la beauté infinie de Dieu. L'exhortation apostolique Marialis Cultus et le magistère marial de Paul VI. Evoquant le grand amour de son prédécesseur pour la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Saint-Père y rappelle ses encycliques Mense Maio et Christi Matri, et ses exhortations Signum Magnum, Recurens Mensis October et Marialis Cultus, publiée il y a quarante ans: A la veille du cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican II, volontairement fixée au 8 décembre par Paul VI, les Académies ont désiré voir et entendre l'homélie historique de 1965 dans laquelle ce Pape a voulu indiquer Marie comme Mère de Dieu et Mère spirituelle de l'Eglise toute entière. "Dans les moments délicats et déterminants pour l'Eglise et l'humanité, Paul VI s'est toujours tourné vers Marie, encourageant le peuple de Dieu à solliciter son intercession et sa protection, à lui demander la paix... Dans on exhortation Evangelii Gaudium, j'ai moi aussi confié le cheminement de l'Eglise à la maternelle protection de Marie, rappelant à tous qu'il y a une manière mariale de conduire l'évangélisation. Chaque fois que nous admirons Marie, nous retrouvons la force révolutionnaire de la tendresse. En elle on comprend que, comme l'humilité, il ne s'agit pas de faiblesse car en réalité ce sont les vertus des forts. Ceux-ci n'ont pas besoin de malmener les autres pour se sentir importants... Donc, nous ne devons cesser d'apprendre de Marie, d'admirer sa beauté et de nous laisser conduire à la source...de la beauté de Dieu, révélée à l'humanité par le Christ, fils du Père et fils de Marie". Le Pape a conclu son message en formant des voeux de succès pour le travail des académies pontificales, remettant leur prix 2014 à l'association mariale interdisciplinaire italienne qui publie la revue Theotokos. "Puisse-t-il être un encouragement pour une oeuvre pastorale". La médaille du pontificat a été attribuée au Centre marial de diffusion culturel des Serviteurs de Marie au Mexique.   

Audiences


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Enrico Dal Covolo, Recteur de l'Université pontificale du Latran.


Mgr.Anthony Sablan Apuron, Evêque d'Agaña (USA - Guam).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Ariel Lascarro Tapia, Evêque de Magangué (superficie 20.165, population 838.000, catholiques 677.000, prêtres 70, religieux 30), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1967 à Carmen de Bolivar (Colombie) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Bon Secours de Bocagrande (Colombie). Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, responsable diocésain des vocations, délégué à l'Enfance missionnaire et à l'animation biblique, Vicaire diocésain pour la pastorale.

Nommé l'Abbé Moisés Carlos Atisha Contreras, Scolope, Evêque de San Marcos de Arica (superficie 16.512, population 198.400, catholiques 140.000, prêtres 37, diacres 29, religieux 30), au Chili. L'Evêque élu, né en 1969 à Santiago de Cile (Chili), a émis ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1994. Jusqu'ici Curé de l'Ascension à Santiago de Cile. Il a été directeur spirituel dans un collège et Secrétaire de la Commission pour la pastorale des jeunes de la Conférence épiscopale chilienne.
Nommé l'Abbé Jorge Martín Torres Carbonell, Auxiliaire de l'Evêque de Lomas de Zamora (Argentine). L'Evêque élu, né en 1954 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Curé du sanctuaire de San Cayetan de Buenos Aires. Il a été responsable diocésain de la pastorale des jeunes, Doyen du Presbyterium et Vicaire épiscopal.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Luis Carlos Gleisner Wobbe à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de La Serena (Chili).

Nommé les Cardinaux André Vingt-Trois (France), Luis Antonio G.Tagle (Philippines), Raymundo Damasceno Assis (Brésil) et Wilfrid Fox Napier, OFM (Afrique du Sud), Présidents Délégués de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nommé le Cardinal Péter Erdö (Hongrie), Rapporteur général de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.


Nommé Mgr.Bruno Forte (Italie), Secrétaire spécial de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nouveau Vice Directeur de L'Osservatore Romano


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a nommé M.Giuseppe Fiorentino (Italie), Vice Directeur de L'Osservatore Romano, dont il était jusqu'ici un des Rédacteurs.

jeudi 20 novembre 2014

Les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône


Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est rendu ce matin au siège de la FAO, où se tient depuis hier la seconde Conférence internationale sur l'alimentation. Il a été accueilli par le Directeur général et son Adjoint, M.José Graziano da Silva et M.Oleg Chestnov, ainsi que par l'Observateur permanent du Saint-Siège près cette organisation, Mgr.Luigi Travaglino. Après avoir également salué Mme.Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS, il a prononcé le discours suivant devant l'assemblée:

"Je me félicite de ce que des représentants d'états et d'organisations internationales, de la société civile, du monde agricole et de l'entreprise se rencontrent pour réfléchir aux moyens d'assurer à tous l'alimentation nécessaire, mais aussi aux changements à apporter aux politiques alimentaires. Une unité de principes et d'actions, envisagée dans un esprit de fraternité, devrait être décisive pour trouver de justes solutions. Pour sa part, l'Eglise est toujours attentive à tout ce qui touche au bien-être spirituel et matériel des personnes, en particulier des marginaux et exclus, dont on doit garantir sécurité et dignité.

A l'instar d'une famille, l'avenir de chaque peuple est plus que jamais lié à celui des autres. Or les relations entre pays sont trop souvent marquées par des préjugés réciproques, qui dégénèrent parfois en une agression économique qui mine les rapports amicaux et marginalise qui est déjà marginalisé dans sa recherche du pain quotidien ou d'un travail décent. C'est cela le quart-monde dans lequel on atteint les limites de mesures basées sur une souveraineté nationale considérée comme absolue, où les intérêts nationaux sont fréquemment conditionnés par quelque groupe de pouvoir. La lecture du document de travail destiné à mettre au point des normes plus efficaces dans l'alimentation du monde en témoigne. J'espère donc que, dans la formulation des propositions négociées, les états prennent en compte que le seul droit à l'alimentation ne peut la garantir si on ne tient pas compte du sujet réel, de la personne souffrant de la faim ou de malnutrition. On parle beaucoup de droits tout en oubliant par trop les devoirs, sans se préoccuper vraiment de qui souffre de ces carences. Malheureusement, la lutte contre la faim et la malnutrition est souvent bloquée par la priorité du marché et la dictature du profit, qui réduisent les aliments à une marchandise sujette à la spéculation. Tandis qu'on parle de nouveaux droits, l'affamé est au coin de la rue à demander d'être inclus dans la société et d'avoir le pain quotidien. C'est la dignité qu'il demande, non l'aumône.

Ces principes ne peuvent rester théoriques. Les individus et les peuples attendent la mise en oeuvre d'une justice de partage et de distribution, d'une justice qui ne se limite pas à la loi. L'activité et les projets de développement des organisations internationales devraient tenir compte des attentes quotidiennes des gens, qui veulent le respect en toute circonstance des droits fondamentaux de la personne, et en l'occurrence de qui souffre de la faim. Cela permettrait aux interventions humanitaires d'urgence ou aux plans de développement -intégral et réel- de donner de bien meilleurs résultats.

Si l'attention à la production alimentaire, à la disponibilité des aliments et à leur accès, comme l'attention aux changements climatiques et au commerce agricole doivent certes répondre à des méthodes techniques, l'homme doit être prioritaire. La première préoccupation doit regarder les personnes qui manquent du pain quotidien, qui en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux. Inaugurant ici-même en 1992 la première Conférence sur l'alimentation, Jean-Paul II avait mis en garde la communauté internationale contre le "paradoxe de l'abondance": Il y a de quoi nourrir tout le monde mais tous ne parviennent pas à manger, alors même que le surplus et le rebut, la surconsommation et l'usage détourné d'aliments sont monnaie courante. Malheureusement, ce paradoxe est plus que jamais actuel. Il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistique en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise. Tel est le premier obstacle à franchir. Le second consiste à résoudre le manque de solidarité, un mot devenu presque suspect, qu'inconsciemment certains semblent vouloir gommer du dictionnaire. Nos sociétés souffrent d'un individualisme croissant mais aussi de division, ce qui conduit les plus faibles à perdre leur dignité de vie mais aussi à la manifestation de révoltes contre les institutions. Lorsque la solidarité fait défaut au sein d'une société, le monde entier s'en ressent. La solidarité rend les individus capables de rencontrer l'autre et de tisser des liens fraternels dépassant toutes les différences, et par conséquent de rechercher ensemble le bien commun. Dans la mesure où ils sont conscients de leur responsabilité envers le dessein de la création, les hommes sont capables du respect des autres, plutôt que de se combattre au dam de la planète. Conçus comme communautés de personnes et de peuples, les états doivent être prêts à s'entraider sur la base des principes et des lois internationales. Gravée dans le coeur de l'homme, la loi naturelle constitue une source infinie d'inspiration. Son langage est universel car elle parle d'amour, de justice et de paix, toutes choses inséparables. A l'instar des personnes, les états et les institutions internationales sont appelés à adopter et à diffuser l'amour, la justice et la paix. Et ce dans un esprit d'écoute et de dialogue, qui est également indispensable à la perspective de nourrir la famille humaine toute entière.

Toute femme et tout homme, tout enfant comme toute personne âgée doivent partout disposer d'une alimentation correcte. Il est du devoir de tout état attentif au bien-être des citoyens de souscrire sans réserve aux principes que nous avons évoqués, et de s'engager à leur application pratique avec persévérance. L'Eglise catholique s'engage à offrir sa contribution par une attention constante envers les pauvres où qu'ils soient. C'est dans ce but que le Saint-Siège agit auprès des organisations internationales, et qu'il s'implique par le biais de documents et de déclarations. Il entend ainsi aider à retenir et adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste. Au plan éthique, ces critères doivent être fondés sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité. Et au plan juridique, ils doivent lier entre eux droit à l'alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale qui n'est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l'obligation morale du partage des richesses. Si on croit dans le principe de l'unité de la famille humaine, fondée sur la paternité du Créateur, et dans la fraternité des êtres humains, on ne saurait admettre le moindre conditionnement politique ou économique en matière de disponibilité alimentaire. Et à propos de ce type de pressions, je pense à notre mère la terre: Si nous sommes libres de conditionnements politiques et économiques, nous éviterons sa destruction. Attention donc aux conférences qui se tiendront au Pérou et en France pour envisager une bonne gestion de la planète. Je me souviens d'un vieil homme que disait que Dieu pardonne toujours. Certes, il pardonne offenses et mauvaises actions, l'homme aussi pardonne parfois, mais la terre ne pardonne jamais. Nous devons choyer la terre afin d'éviter qu'elle anéantisse l'humanité. Plus encore, aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l'accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l'élimination de la faim dans le monde. Voulant partager avec vous ces réflexions, je demande au Tout Puissant, riche en miséricorde, de bénir, quelques soient les responsabilités, tous ceux qui se mettent au service de qui souffre de faim et de malnutrition, et qui savent leur manifester concrètement leur attention. Puisse aussi la communauté internationale entendre l'appel de cette conférence et y voir l'expression de la conscience commune de l'humanité. Il faut donner à manger aux affamés afin de sauver la vie sur cette planète".


Après cette intervention, le Pape François est allé saluer le personnel de la FAO, qu'il a félicité pour son esprit solidaire et une efficacité qui, a-t-il dit, "va bien au-delà des documents, et voit les visages réels ainsi que les situations dramatiques dans lesquelles se trouvent les personnes souffrant de la faim, mais aussi de la soif. L'eau n'est pas gratuite, comme on le pense généralement. L'accès à l'eau constitue un énorme problème, qui pourrait déboucher sur une guerre!". Il a redit que les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône.

Activité du Conseil ordinaire du Synode des évêques


Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Conseil ordinaire du Synode des évêques s'est réuni les 18 et 19 novembre pour évaluer les résultats de la récente assemblée extraordinaire et préparer l'assemblée ordinaire d'octobre prochain. Afin de souligner que le Synode exprime la collégialité de l'Eglise, mais aussi l'importance du thème de la famille, le Pape a présidé la réunion d'ouverture. Outre le Cardinal Lorenzo Baldisseri et Mgr.Fabio Fabene, Secrétaire général et Sous Secrétaire du dicastère, y ont pris part les Cardinaux Schönborn, Napier, Turkson, Pell, Wuerl et Tagle, ainsi que Mgr.Bruno Forte et Mgr.Salvatore Fisichella, et à titre d'invité Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille. Le Cardinal Baldisseri a d'emblée souligné le climat de liberté, de sincérité et de communion fraternelle ayant caractérisé les travaux de la récente assemblée, ce qui a favorisé la réflexion générale. Puis il a dit que les nuances qui caractérisent le document final reflètent bien les résultats du débat synodal. Le présent conseil a ensuite envisagé le travail à effectuer d'une assemblée à l'autre. C'est d'autant plus important que ce cas de figure ne s'est jamais présenté. Les conférences épiscopales, qui en quelque sorte prennent le relais, vont approfondir les questions posées et solliciter les diverses instances ecclésiales locales à réfléchir. Seront aussi suggérées des améliorations de la communication afin de faciliter la perception de la thématique. Les Lineamenta vont être aussi mis au point et adressés début décembre aux conférences épiscopales, de manière a avoir le temps nécessaire à l'élaboration de l'Instrumentum Laboris avant l'été 2015.        

Nouvelle évangélisation et joie missionnaire


Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui s'est ouvert à Rome le troisième Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs (après ceux de1998 et 2006). Faisant écho à l'appel du Pape à la conversion missionnaire (Evangelii Gaudium), il rassemble 300 membres d'associations en provenance d'une quarantaine de pays qui vont réfléchir à la joie de l'Evangile au service de la mission. Les travaux ont été ouverts par le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical, qui a évoqué le magistère des trois derniers Papes consacré à ce que Jean-Paul II appelait la nouvelle saison de l'agrégation des laïcs, avant de revenir sur une floraison ecclésiale en laquelle le magistère a reconnu une réponse au défi de la nouvelle évangélisation. Jean-Paul II a suivi de près le rapide développement des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, et les a guidés d'une parole claire et lumineuse. Il a indiqué une nouvelle étape, celle de la maturité ecclésiale. Le caractère multiforme et l'unité des charismes et ministères sont inséparables de la vie de l'Eglise car l'Esprit veut la variété des courants laïcs au service du corps unique qu'est l'Eglise. Les charismes nouveaux qu'ils expriment ne sont pas un patrimoine replié sur lui au profit d'un groupe. Don de l'Esprit, ils doivent être intégrés dans le corps ecclésial comme attirés par le Christ qui représente le centre d'où part l'élan évangélisateur.       

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter Andrew Comensoli, Evêque de Broken Bay (superficie 2.763, population 930.000, catholiques 395.000, prêtres 109, diacres 6, religieux 155), en Australie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sydney (Australie).

mercredi 19 novembre 2014

Tous appelés à la sainteté


Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à la vocation universelle à la sainteté: Comment y parvenir, s'est-il demandé. "En quoi consiste cette vocation?... Avant tout, il ne s'agit pas de quelque chose qu'on obtiendrait soi-même, grâce à nos qualités et mérites. C'est un don que fait le Seigneur lorsqu'il nous revêt de lui-même et nous rend semblable à lui... La sainteté est ce qu'il y a de plus beau dans l'Eglise, se retrouver en communion avec Dieu dans la plénitude de sa vie et de son amour... Elle n'est donc pas la prérogative de quelques uns. Personne n'est exclu de ce don caractérisant tout chrétien... Pour être saints, pas besoin d'être évêque ou prêtre, car nous y sommes tous appelés... C'est en vivant au quotidien avec amour le témoignage chrétien qu'on est appelé à devenir saint, chacun dans sa condition et son âge", consacré ou laïc, marié ou célibataire, parent ou grand-parent, enfant ou éducateur, etc. "Tout porte à la sainteté si la vie est vécue en communion avec le Seigneur et dans le service des frères". Mais tous devons faire notre examen de conscience: Comment avons-nous jusqu'ici répondu à l'invitation à la sainteté que nous adresse le Seigneur? Partager chaque jour notre joie et l'offrir à ceux que nous côtoyons. "Si on comprend cela, tout change et prend un sens nouveau et beau, jusque dans les choses les plus simples de l'existence. Chaque petit pas vers la sainteté rend la personne meilleure, libérée de l'égoïsme et du replis sur soi. En s'ouvrant sur nos frères et leurs besoins...nous marchons vers la sainteté. Mais on n'avance pas seul, chacun pour soi. On marche vers elle en compagnie, au sein de l'Eglise, aimée et sanctifiée par le Seigneur".

Appel contre la violence et reconnaissance envers la vie contemplative


Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a lancé un vibrant appel afin que soit mis fin à la spirale de haine et de violence qui ensanglante la terre sainte, avec hier encore un attentat meurtrier dans une synagogue de Jérusalem. Assurant prier pour toutes les victimes de cette violence inacceptable, il en a appelé à des décisions courageuses de réconciliation: "Si bâtir la paix est difficile, vivre sans elle est un tourment!". Puis il a rappelé que c'est vendredi la Journée Pro Orantibus, consacrée aux communautés contemplatives, occasion de rendre grâce à Dieu pour tous ceux qui prient et oeuvrent dans le silence des monastères et des ermitages. Il a appelé les fidèles à les aider à accomplir leur importante mission.  

Coopération et développement dans la pastorale des migrants


Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Coopération et développement dans la pastorale des migrants, tel est le thème abordé au VII Congrès mondial (Rome 17 - 21 novembre) organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants (300 participants de 93 pays). Lors de l'inauguration, à laquelle ont pris part le Ministre italien de l'intérieur et le directeur général de l'OMI, le Cardinal Antonio Maria Veglio a dressé un état des enjeux migratoires et souligné les urgences qui sollicitent la communauté internationale. Le Président du Conseil pontifical a en particulier relevé le danger représenté par une hostilité croissante des populations face à l'arrivée de migrants, rappelant que l'approche pastorale devrait notamment combattre préjugés et favoriser la coopération, en mettant l'accent sur l'aspect positif du phénomène. Le Ministre Angelino Alfano a parlé de priorité politique nationale mais aussi de la nécessité que l'Europe agisse de concert dans la sauvegarde des vies humaines. Ensuite, M.Willian Lacy Swing a parlé de l'absolue priorité d'accueillir tous les migrants qui nécessite toutefois une meilleure coopération entre les pays de l'Union européenne. L'intervention de Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les relations avec les états, qui a été lue, a souligné l'engagement constant de l'Eglise auprès des populations contraintes à l'exil, rappelant l'urgence qu'il y a à enrayer la criminalité et à combattre la violence accompagnant certains formes de migration. Enfin, Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire du Conseil pontifical, a abordé la question de la diaspora, en particulier la migration des travailleurs qui caractérise de nombreux pays. Dans le contexte de la mondialisation, a-t-il souligné, nombre de personnes tendent à partir chercher de meilleures perspectives de vie dans un pays plus développé. "Principalement en quête de meilleures possibilités d'emploi et de meilleures conditions de vie, ces migrants laissent souvent leurs familles et leurs proches dans l'espoir de leur envoyer des fonds pour améliorer leur situation économique et sociale, et de trouver un jour un moyen de les faire émigrer eux aussi". Il a également évoqué la tutelle de la dignité de la personne migrante, notamment des femmes et des mineurs, du respect des cultures et des convictions religieuses, mais aussi du potentiel que représentent les jeunes comme ponts entre les différentes sociétés et communautés ecclésiales.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Hilario González García, Evêque de Linares (superficie 33.453, population 407.000, catholiques 360.000, prêtres 42, religieuses 58), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1965 à Monterrey (Mexique) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Recteur dui grand séminaire de Monterrey. Licencié en théologie, il a été préfet d'études, aumônier de communautés religieuses et Secrétaire de la Commission oecuménisme et dialogue de la Conférence épiscopale mexicaine. Il succède à Mgr.Ramón Calderón Batres, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


M.René Brülhart (Suisse), Président de l'Autorité de contrôle financier, jusqu'ici Directeur de la même AIF. 

mardi 18 novembre 2014

Visite du Président sénégalais


Cité du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président sénégalais, M.Macky Sall, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Après s'être félicitées de leurs bonnes relations, les parties ont évoqué la précieuse contribution que l'Eglise catholique apporte à la société sénégalaise en matière d'éducation et de santé, mais aussi son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. L'échange de points-de-vue a ensuite porté sur des questions internationales, et plus particulièrement sur les crises régionales en Afrique.


Conférence internationale sur l'autisme


Cité du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé organise à Rome du 20 au 22 novembre sa XXIX Conférence internationale, consacrée cette fois à l'autisme. Elle a été présentée ce matin en Salle de Presse par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical, accompagné de Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire, du P.Augusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, et de M.Stefano Vicari, Responsable du service de neuropsychiatrie de l'hôpital Bambino Gesù. Rappelant que l'autisme a été identifié en 1911 par le psychiatre suisse Eugen Bleuler, Mgr.Zimowski a expliqué l'intérêt de son dicastère pour ce syndrome, abordé dans la préparation de trois messages pour la Journée mondiale de l'autisme (2 avril chaque année). Les nombreux problèmes, pratiques, éthiques et spirituelles auxquels font face les patients, leurs familles et le personnel traitant méritent que des experts en débattent. L'intérêt pour la conférence 2014, qui s'est manifesté dès son annonce, est confirmé par 650 adhésions (57 pays). Les participants, qui échangeront leurs expériences et idées dans le domaine médical mais aussi social et pastoral, feront le point sur la recherche scientifique, sur les aspects juridiques et sociaux. Le but majeur est de trouver les meilleurs instruments de soin, y compris spirituels pour les personnes touchées directement ou indirectement par l'autisme. Au-delà des soins médicaux, il faut animer l'espérance des personnes et soutenir qui vit les cas les plus difficiles, corps médical compris. La conférence proprement dite sera suivie samedi matin par un temps de prière et de témoignages en la Salle Paul VI, qui précédera la venue du Pape. 

Les civils, premières victimes des armes conventionnelles


Cité du Vatican, 18 novembre (VIS). Le 13 novembre, l'Observateur permanent auprès des Nations-Unies à Genève est intervenu lors de la rencontre annuelle des états adhérant à la Convention sur l'interdiction ou limitation des armes conventionnelles pouvant être considérées comme excessivement nocives ou aux effets in-discriminés. Mgr.Silvano Tomasi a d'abord soulevé la question des systèmes d'armes mortelles autonomes, pour lesquelles est nécessaire une approches globale, scientifique, juridique, culturelle, économique, éthique et humanitaire. Le Saint-Siège ayant exprimé sa position lors de la rencontre informelle, Mgr.Tomasi n'y est pas revenu, mais a réaffirmé la volonté de voir renouvelé le mandat correspondant, étend donné l'importance de conserver trace des déclarations, documents, débats et discussions. Puis il est passé aux armes explosives en zones habitées: "Comment protéger les populations de la croissante urbanisation face à l'accroissement du risque de conflits urbains?... Il est clair que les premières victimes de ces conflits sont les civils, souvent sans protection, comme le montrent des millions de réfugiés...fuyant des centres urbains totalement ou partiellement détruits, la dissolution de toute vie sociale et économique organisée, le développement de la haine et de la vengeance. Tout ceci rend difficile voire impossible le rétablissement de l paix et la concorde nationale". La troisième observation regarde l'usage des drones armés. Le Saint-Siège est intervenu l'an dernier sur ce sujet car l'adoption d'un mandat relatif aux systèmes d'armes mortelles autonomes ne peut dispenser la convention de débattre de la complexe question des drones armés. On assiste en effet à une prolifération de cette technologie... Ne pas traiter au bon moment certains problèmes peut avoir de graves conséquences, désastreuses, au point de les rendre insolubles... Le conférence peut encore s'intéresser aux drones avant qu'ils ne deviennent une véritable source de déstabilisation, alors que la communauté internationale a plus que jamais besoin de stabilité, de coopération et de paix"

Le cinquantenaire de Unitatis Redintegratio


Cité du Vatican 18 novembre 2014 (VIS). Le 21 novembre 1964, les pères conciliaires adoptèrent par 2.137 voix contre 11, le Décret Unitatis Redintegratio sur l'oecuménisme, base de départ du dialogue entre l'Eglise catholique et les autres confessions chrétiennes. Pour l'occasion, le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens organise une commémoration qui débutera jeudi par des vêpres en la Basilique St.Paul hors les Murs, auxquelles prendront part des représentants des diverses confessions présentes à Rome. Tous rendront grâce pour les fruits obtenus sur le chemin de l'oecuménisme et demanderont à Dieu de continuer à favoriser le processus. Le lendemain, près l'Université Grégorienne, des théologiens de toutes confessions échangeront leurs appréciations de Unitatis Redintegratio et débattront des enjeux et des perspectives du dialogue. Sous la houlette de M.Giovanni Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano, interviendront le Cardinal Kurt Koch, Président du conseil pontifical, l'Evêque Irenej Backa, du Patriarcat orthodoxe de Serbie, M.Timothy George, de l'Alliance baptiste mondiale, M.William Henn, catholique, M.Teny Pirry Simonian, du Patriarcat arménien de Cilice, et Mme.Friederike Nussel, luthérienne. La commémoration clôturera la session plénière du Conseil pontifical consacrée aux principes et attentes du dialogue oecuménique, car il est nécessaire de s'interroger sur ce que le décret conciliaire peut encore produire pour inspirer l'engagement de l'Eglise catholique dans un monde oecuménique en changement.     

lundi 17 novembre 2014

La complémentarité, base du mariage et de la famille


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). "La complémentarité est un mot aux multiples sens. Il peut indiquer différentes situations où un élément complète l'autre ou supplée à une carence. Cependant, la complémentarité est beaucoup plus que cela", a dit le Pape ce matin au colloque international inter-religieux sur la complémentarité entre l'homme et la femme, organisé par la Congrégation pour la doctrine de la foi et en collaboration avec les Conseils pontificaux pour la famille, pour le dialogue inter-religieux et pour l'unité des chrétiens: "Cette complémentarité est la base du mariage et de la famille, qui est la première école où nous apprenons à apprécier nos dons et ceux des autres et où nous commençons à apprendre l'art de vivre ensemble. Pour la majorité d'entre nous, la famille est le lieu principal où nous commençons à respirer valeurs et idéaux, ainsi qu'à réaliser notre potentiel de vertu et de charité. En même temps, comme nous le savons, les familles sont des lieux de tensions, entre égoïsme et altruisme, entre raison et passion, entre désirs immédiats et objectifs à long terme. Mais les familles fournissent aussi l'environnement pour résoudre ces tensions".

Evoquant la crise qui secoue actuellement le mariage et la famille, il a rappelé que dans la culture du provisoire dans laquelle nous vivons, de plus en plus de personnes renoncent au mariage comme engagement public. "Cette révolution dans les coutumes et dans la morale a souvent agité le drapeau de la liberté, mais en réalité, elle a apporté dévastation spirituelle et matérielle à d'innombrables êtres humains, en particulier aux plus vulnérables. Il est toujours plus évident que le déclin de la culture du mariage est associé à une augmentation de la pauvreté et à une série de nombreux autres problèmes sociaux qui touchent de façon disproportionnée les femmes, les enfants et les personnes âgées". Il a aussi ajouté que la crise de la famille est à l'origine d'une crise écologique humaine, "puisque les milieux sociaux, comme les milieux naturels, ont besoin d'être protégés", avant d'ajouter qu'"il est indispensable de promouvoir une nouvelle écologie humaine".


"Il faut renforcer les piliers fondamentaux qui soutiennent une nation, ses biens immatériels. La famille reste le fondement de la coexistence et une garantie contre la désagrégation sociale. Les enfants ont le droit de grandir dans une famille avec un papa et une maman capables de créer un environnement apte à leur développement et à leur maturation affective". Quant aux jeunes, a-t-il ajouté, qui "représentent l'avenir, il est important qu'ils ne se laissent pas influencer par la mentalité nocive du provisoire et qu'ils soient des révolutionnaires par leur courage de chercher un amour fort et durable". Avant de conclure, le Pape a fait part de son souhait que ce colloque "soit une source d'inspiration pour tous ceux qui cherchent à soutenir et renforcer l'union de l'homme et de la femme dans le mariage comme un bien unique, naturel, fondamental et beau pour les personnes, les familles, les conmmunautés et les sociétés", avant de rappeler sa participation à la VIII rencontre mondiale des familles à Philadelphie (USA) en septembre 2015.

Evangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile


Cité du Vatican, 17 novembre 2014 (VIS). Les fruits du travail des missionnaires, l'attention à la famille, l'orientation des jeunes, la proximité envers les malades du sida et la nécessité de collaborer avec les leaders politiques pour le bien commun, étaient au cœur du discours du Pape remis aux évêques de Zambie reçus ce matin au terme de leur visite Ad Limina: Il y rappelle d'abord le riche héritage de la foi laissé par les missionnaires qui, en dépit de la rencontre, souvent douloureuse, des anciens usages avec "la nouvelle espérance que le Christ apporte à toutes les cultures", s'est traduit en une "abondante récolte spirituelle" visible aussi dans les nombreux hôpitaux, cliniques, écoles et paroisses catholiques de Zambie, et dans la grande diversité des ministères laïcs, et de vocations au sacerdoce dans une société qui s'est vu transformée par les valeurs chrétiennes. Les grands défis auxquels les pasteurs sont confrontés actuellement touchent, en premier lieu, à la famille, car comme l'ont affirmé les prélats dans leur rencontre avec le Pape, nombreux sont les pauvres dans leur lutte pour leur survie, ceux qui tombent, victimes des vaines promesses de faux enseignements qui "semblent offrir un rapide soulagement dans un moment de désespoir". C'est pourquoi, le Pape demande aux évêques qu'avec leurs prêtres, ils forment par la catéchèse des familles chrétiennes solides, qui "connaissent, comprennent et aiment les vérités de la foi avec plus de profondeur", qui soient fortes dans la fidélité et dans leur aspiration à donner un foyer stable à leurs enfants. Il les a aussi incités à être proches des jeunes "qui veulent définir et articuler leur identité dans une époque de désorientation. Aidez-les à trouver leur objectif dans le défi et la joie de la co-création avec Dieu qu'est la vocation à la vie matrimoniale...ou à la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse qui a été donnée à l'Eglise pour le salut des âmes. Invitez, tout particulièrement, ceux dont la foi a tiédi et qui se sentent perdus à revenir à une pratique complète de la foi. En tant que pasteurs du troupeau, n'oubliez pas de chercher les membres les plus faibles de la société zambienne, parmi lesquels les pauvres et les personnes atteintes du sida, pour que "l'immense majorité des pauvres bénéficie d'une ouverture spéciale à la foi. Ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas manquer de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, les sacrements et la proposition d'un chemin de croissance et de maturation dans la foi... Ne vous lassez pas d'être des pères aimants et solides pour vos prêtres, en les aidant à résister au matérialisme et aux règles du monde, reconnaissant en même temps leurs justes besoins . Montrez aussi dans vos diocèses que la vie religieuse est un trésor... En cette période difficile après la mort du président Sata, je vous invite à poursuivre votre travail avec les leaders politiques pour le bien commun, en approfondissant votre témoignage prophétique dans la défense des pauvres afin d'élever la vie des faibles", a conclu le Pape François, qui a encore rappelé aux prélats que "la mission évangélisatrice de l'Eglise est sans fin. Il est donc impératif d'évangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile... Chaque culture et chaque groupe social a besoin de purification et de maturation".

Faire fructifier les talents reçus


Ci du Vatican, 16 novembre 2014 (VIS). A l'angélus, le Pape a commenté l'Evangile du jour, la parabole des talents. Rappelant que le maître n'est autre que Jésus, et que les trois serviteurs sont ses disciples, il a affirmé que les monnaies du récits sont les dons que chacun de nous reçoit de Dieu. Ce patrimoine, qui nous a été confié, "c'est la Parole, l'Eucharistie, la foi dans le Père et dans son pardon... Ce sont des biens précieux qu'il faut conserver mais aussi faire fructifier". Le trou dans lequel le mauvais serviteur a caché le talent remis par le maître "symbolise la peur du risque qui bloque la fécondité et la créativité de l'amour". Jésus ne veut pas "que nous conservions sa grâce dans un coffre fort, mais que nous en usions au profit des autres. Les biens reçus doivent être destinés aux autres pour qu'ils grandissent... Alors, que faisons nous de nos dons? ...qui avons nous touché par notre foi? Combien de personnes avons nous encouragées?... Tout espace, y compris le plus hostile, peut devenir une occasion de faire fructifier nos talents. Il n'y a pas de situation pouvant être exclue du témoignage chrétien. Jésus nous demande un témoignage ouvert et volontaire... Ceci nous encourage à ne pas cacher notre foi et notre appartenance au Christ, à ne pas enterrer la Parole, mais à faire circuler dans nos vies le message évangélique... Il en va de même pour le pardon que le Seigneur accorde dans le sacrement de la réconciliation. Il ne faut pas le tenir enfermer mais libérer sa force afin de faire tomber les murs de notre égoïsme...en rengageant le dialogue là où il n'y a plus de communication... Certes, le Seigneur ne donne pas à tous le même don, ni de la même manière. Nous connaissant personnellement il nous attribue ce qui est bon pour nous, mais en tous il existe quelque chose de commun, une immense confiance. Dieu a confiance en nous, ne le décevons pas, ne nous laissons pas détourner par la peur, rendons confiance pour confiance".  

Ne pas céder à la tentation de l'affrontement


Ci du Vatican, 16 novembre 2014 (VIS). Après l'angélus, le Pape a évoqué les tensions de ces derniers jours dans certaines banlieues de Rome, entre habitants et émigrés. Ce phénomène, a-t-il dit, qui "se manifeste dans plusieurs villes européennes, dans des zones défavorisées, doit pousser les institutions nationales et locales à agir en urgence et de manière adéquate. Il s'agit d'une priorité sociale qui sinon risque de dégénérer. Il faut que la communauté chrétienne s'implique concrètement pour substituer la rencontre à l'affrontement. Avec les autorités, les habitants et les émigrés de ces banlieues doivent se rencontrer, en particulier dans les paroisses, et parler de la situation sans céder à la tentation de l'affrontement. Toute violence doit être bannie au profit du dialogue, de l'écoute, du projet commun et de l'abandon des préjugés qui seuls reconstitueront la paix sociale et la sécurité". C'est aujourd'hui la Journée mondiale des victimes de la route, qui nous rappelle dans la prière la nécessité d'un engagement constant de prévention des accidents, et celle d'une conduite prudente et respectueuse des règles de la part de automobilistes". 

Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre


Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu 6.500 médecins membres de l'association des médecins catholiques italiens à l'occasion du 70 anniversaire de sa fondation, auxquels il a dit que "les conquêtes de la science et de la médecine peuvent contribuer à l'amélioration de la vie humaine dans la mesure où elles ne s'éloignent pas de la racine éthique de ces disciplines... L'attention à la vie humaine, en particulier celle en plus grande difficulté, c'est-à-dire au malade, à la personne âgée, à l'enfant, touche profondément la mission de l'Eglise. Celle-ci se sent aussi appelée à participer au débat sur la vie humaine, pour présenter son point de vue fondé sur l'Evangile. Souvent, la qualité de la vie est avant tout liée aux moyens économiques, au bien-être, à la beauté et à la jouissance de la vie physique, oubliant d'autres dimensions plus profondes, relationnelles, spirituelles et religieuses, de l'existence. En fait, à la lumière de la foi et de la raison, la vie humaine est toujours sacrée et toujours de qualité. Il n'y a pas de vie humaine plus sacrée qu'une autre...comme il n'y a pas de vie humaine qualitativement plus importante qu'une autre, en raison des seuls moyens, droits ou opportunités économiques et sociales". C'est pourquoi, par leur travail, les médecins doivent témoigner "par la parole et l'exemple, que la vie humaine est toujours sacrée, valable et inviolable, et comme telle, elle doit être aimée, défendue et soignée". Le professionalisme des médecins "enrichi par l'esprit de foi, est une raison de plus pour collaborer aussi avec ceux qui, partant de perspectives religieuses ou de pensées différentes, reconnaissent la dignité de la personne humaine comme critère de leur activité. En effet, si le serment d'Hippocrate vous engage à être toujours des serviteurs de la vie, l'Evangile vous pousse au-delà, à l'aimer toujours et de toutes façons, surtout quand elle a besoin d'attentions et de soins particuliers... La pensée dominante propose parfois une fausse compassion: celle qui prétend aider la femme en favorisant l'avortement, faire un acte de dignité en procurant l'euthanasie, faire une conquête scientifique en produisant un enfant considéré comme un droit au lieu de l'accueillir comme un don, ou utiliser des vies humaines comme cobays de laboratoire pour en sauver prétendument d'autres. La compassion évangélique en revanche est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c'est-à-dire celle du Bon Samaritain qui voit, prend pitié, s'approche et offre une aide concrète. Votre mission comme médecins vous met quotidiennement au contact avec de nombreuses formes de souffrance. Je vous encourage à devenir des bons samaritains, en prenant soin en particulier des personnes âgées, des malades et des handicapés. La fidélité à l'Evangile de la vie et à son respect comme don de Dieu, demande souvent de faire des choix courageux et à contre-courant qui, dans des circonstances particulières, touchent à l'objection de conscience. Et à tant de conséquences sociales que cette fidélité comporte. Nous vivons une époque d'expérimentations touchant la vie". Mais attention, "jouer avec la vie...est un péché contre le Créateur, contre Dieu qui a créé les choses telles qu'elles sont".

Protéger les populations des restes explosifs de guerre


Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Le 10 novembre à Genève, Mgr.Silvano M. Tomasi, Observateur permanent auprès des Nations-Unies et des institutions européennes, est intervenu à la VIII conférence des Etats adhérents au V protocole sur les restes explosifs de guerre de la convention sur l'interdiction et la limitation de l'usage de certaines armes conventionnelles qui peuvent être considérées comme excessivement nocives et aux effets indiscriminés. Le protocole V établit les obligations et les meilleures pratiques pour défendre la population civile des dangers liés à la présence sur le terrain d'engins explosifs, restes de guerres.


"Pour leur crédibilité et pour maintenir les portes ouvertes aux négociations et à l'adoption d'autres instruments à l'avenir, il est important que tous les Etats parties prennent au sérieux l'application de cet instrument dans ses dimensions préventives ou curatives. Les récents conflits au proche et moyen Orient, en Afrique, en Afrique septentrionale et en Europe, nous rappellent nos responsabilités quant aux restes d'engins explosifs abandonnés. Au-delà de la sécurité des civils, nous assistons à une déstabilisation nationale et régionale en raison du manque de sécurité et de contrôle des stocks, que la communauté internationale n'est pas en mesure de prévenir, ni suffisamment préparée à cela... Il est vrai que la principale responsabilité revient à l'état touché. Cependant, la coopération internationale est aussi un devoir. Presque tous les conflits actuels impliquent des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, étatiques ou non. Il convient aussi de rappeler que la majorité des pays en conflit est constituée de pays en développement qui n'ont pas toujours les moyens suffisants pour dépasser les conséquences du conflit armé sur leur sol... La collaboration entre les états, organisations internationales et ONG dans les différentes zones de désarmement est bien consolidée. La CCW, comprise dans le protocole V, a toujours permis la participation de la société civile et de ses organisations. Nous tirons tous profit du professionnalisme et de la compétence de ces organisations. Nous pensons qu'elles doivent continuer à avoir une place et une voix ici, ainsi qu'un rôle à jouer dans la coopération internationale et dans la prévention et pour remédier aux dommages causés par les restes explosifs de guerre. Les guerres et les conflits armés sont toujours un échec de la politique et de l'humanité. Le droit humanitaire internationale doit maintenir cette dimension humaine fondamentale pour rendre possible la coexistence au niveau national et international. Quand la communauté internationale ne réussit pas à maintenir la paix, elle ne devrait pas accepter un second échec. Le V protocole est une modeste tentative pour empêcher que, le conflit une fois terminé, des personnes innocentes deviennent victimes. L'exécution de celui-ci n'est pas seulement une obligation juridique, mais avant tout un devoir moral envers les personnes et un devoir politique pour rétablir la paix".

Envoyé spécial au Myanmar


Cité du Vatican, 15 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 16 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde), son Envoyé spécial au 500 anniversaire de l'évangélisation du Myanmar (Rangoun, 21 - 23 novembre). Il sera accompagné par l'abbé Marian Soe Naing, SDB, et par le P.Peter Sein Hlaing, OO, Professeurs au grand séminaire de Rangoun.

Audiences


Cité du Vatican, 17 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Ivan Jurkovic, Nonce apostolique en Russie et en Ouzbékistan.

M.Mehmet Pagaci, nouvel Ambassadeur de Turquie, venu lui présenter ses lettres de créance.

Mgr.Lazzaro You Heung-sik, Evêque de Daejeon (Corée).

M.Daniel Baremboim.

Onze prélats de la Conférence épiscopale zambienne en visite Ad Limina:

Mgr.Ignatius Chama, Arcievêque de Kasama et Administrateur apostolique de Mpika.

Mgr.Patrick Chisanga, OFM.Conv, Evêque de Mansa.

Mgr.Telesphore George Mpundu, Archevêque de Lusaka.

Mgr.George Cosmas Zumaire Lungu, Evêque de Chipata, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Benjamin Phiri.

Mgr.Clement Mulenga, SDB, Evêque de Kabwe.

Mgr.Raymond Mpezele, Evêque de Livingstone.

Mgr.Evans Chinyama Chinyemba, OMI, Evêque de Mongu.

Mgr.Moses Hamungole, Evêque de Monse.

Mgr.Alick Banda, Evêque de Ndola.

Mgr.Charles Joseph Sampa Kasonde, Evêque de Solwezi.

Samedi dernier, 15 novembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Paul-André Durocher, Archevêque de Gatineau et Président de la Conférence épiscopale canadienne, accompagné de Mgr.David Douglas Crosby, Evêque de Hamilton et Vice Président, et de M.Bede Hubbard, Sous Secrétaire.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 17 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Cristóbal Ascencio García, Evêque d'Apatzingán (superficie 13.102, population 404.000, catholiques 373.000, prêtres 59, religieuses 126), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1955 à El Josefino de Allende (Mexique) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.François de Tepatitlán di Morelos (Mexique). Licencié en droit canonique, il a été recteur de grand séminaire et juge ecclésiastique. Il succède à Mgr.Miguel Patiño Velásquez, MSF, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé Juan Carlos Ares, Auxiliaire de l'Archevêque de Buenos Aires (Argentine). L'Evêque élu, né en 1963 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Curé de la paroisse Notre Dame de Balvanera à Buenos Aires. Il a été aumônier de scouts, membre du Presbyterium et Vice Directeur du département de l'enseignement catholique diocésain.

Nommé l'Abbé Martín Fassi, Auxiliaire de l'Evêque de San Isidro (Argentine). L'Evêque élu, né en 1960 à San Isidro (Argentine) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Missionnaire à Cuba, il a été enseignant de séminaire et curé de paroisse.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Guadalajara (Mexique), présentée par Mgr.Miguel Romano Gómez, en conformité au canon 401,2.

Samedi dernier, 15 novembre, il avait:

Nommé le P.Francisco Javier Pistilli Scorzara, Schön., Evêque d'Encarnación (superficie 16.525, population 611.000, catholiques 502.000, prêtres 52, diacres 1, religieux 110), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1965 à Asunción (Paraguay) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Supérieur régional de son institut pour l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et le Nigeria. Il a exercé plusieurs responsabilités au sein de l'Institut des Pères de Schönstatt, et succède à Mgr.Ignacio Gogorza Izaguirre, SCI.Béth, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque d'Encarnación (Paraguay), présentée pour limite d'âge par Mgr.Claudio Silvero Acosta, SCI.Béth.

Nommé le P.Heinz Wilhelm Steckling, OMI, Evêque de Ciudad del Este (superficie 29.562, population 795.000, catholiques 783.200, prêtres 111, diacres 1, religieux 198), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1947 à Werl (Allemagne), a prononcé ses vœux religieux et a été ordonné prêtre en 1974, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de son ordre à Asunción. Diplômé en théologie, il a exercé diverses fonctions au sein de son ordre. Consulteur de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples et du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, il a été Membre des Synodes de 1999 et 2008.

Nommé Mgr.Stephen Tjephe, Evêque de Loikaw (superficie 11.670, population 346.000, catholiques 74.868, prêtres 93, religieux 235), au Myanmar. Auxiliaire de ce même diocèse, il en était jusqu'ici Administrateur apostolique.

Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Gliwice (Pologne), présentée pour limite d'âge par Mgr.Gerard Kusz.

Nommé le P.Lorenzo Lorusso, OP (Italie), Sous Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales.




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